Beauté sauvage

  • Buveurs de vent

    Franck Bouysse

    Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et soeur, soudés par un indéfectible lien.
    Marc d'abord, qui ne cesse de lire en cachette.
    Matthieu, qui entend penser les arbres.
    Puis Mabel, à la beauté sauvage.
    Et Luc, l'enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d'être un jour l'un des leurs.
    Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l'animal à sang froid...

    Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l'auteur de Né d'aucune femme, nous emporte au coeur de la légende du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de l'insoumission.

  • " La nature, tu la domines ou elle te tue. " C'est ce que pense Virgil, ingénieur du pétrole, à peine revenu d'Afrique et débarquant dans le Grand Nord pour une nouvelle exploration. Des circonstances aussi brutales qu'effrayantes vont faire de lui un naufragé des glaces, isolé sur une banquise atteinte par ce réchauffement qu'il a contribué à créer... La rencontre avec une femme inuite, elle-même en rupture avec son propre monde, va tout changer.

    En ces temps incertains, le voyage de Virgil résonne comme la quête éperdue d'un équilibre.

  • Le jeune Wendell n'est qu'un simple employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. L'arrivée soudaine du petit Rowdy, fils de sa cousine incarcérée, illumine son modeste quotidien tourmenté par la disparition déjà lointaine de son père, devenu une légende pour les milices séparatistes du Montana. Un lien puissant se noue entre Wendell et le garçon de sept ans mutique et traumatisé. Wendell est prêt à tout pour épargner à Rowdy la violence qui se transmet de génération en génération, et qui ne tarde pas à embraser une fois de plus le coeur des Bull Mountains.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Croire aux fauves

    Nastassja Martin

    « Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Les limites physiques entre un humain et une bête, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. » Croire aux fauves est le récit d'un corps-à-corps entre un ours et une anthropologue au Kamtchatka. Et comme Nastassja Martin le souligne immédiatement, c'est une blessure et une renaissance, dont elle sortira en partie défigurée, mais surtout transfigurée. La singularité de son point de vue a toujours tenu à son engagement avec les peuples étudiés - les Gwich'in de l'Alaska puis les Évènes d Kamtchatka -, engagement si total qu'il a parfois aboli les distances soi-disant objectives et soulevé en elle des interrogations vertigineuses.
    Ainsi, avec cet ours, s'est-elle confrontée à une figure essentielle des mythologies locales, « l'âme sauvage », comme si cette bête fauve était le point de collision entre savoirs scientifiques et implication animiste.
    Outre ce motif initial, elle relate les nombreuses opérations subies en Russie à l'hôpital de Petropavlosk, puis en France à La Salpêtrière ou au CHU de Grenoble. Au cours d'une énième hospitalisation, de nouvelles menaces surviennent, une maladie nosocomiale puis un risque de tuberculose. Face à ces sombres perspectives, la rescapée décide de retourner sur les lieux du « baiser de l'ours ». Et c'est dans ce refuge d'une inquiétante familiarité qu'elle approfondit les questionnements qui l'ont assaillie depuis des mois, les met au diapason d'une pleine Nature habitée par des croyances ancestrales et des solidarités élémentaires, mais aussi à l'épreuve des préjugés de certains habitants envers la « miedka » qu'elle est devenue, mi-femme mifauve.
    Ultime stigmatisation qui va nourrir son désir de pousser plus loin encore sa méditation anthropologique.

  • Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

    Ajouter au panier
    En stock
  • David a soixante ans et vit dans une ferme isolée, sur les hauteurs. Pour la première fois en vingt-six ans, il a décidé de ne pas déneiger la commune. Mais ce 23 décembre glacial, quand son vieil ami berger, puis celui qu'il nomme son « fils de rechange », l'appellent à l'aide, il n'y tient plus. Son tracteur est en panne, il part à pied.
    Commence alors une nuit hallucinée. Pour résister au froid et à l'ivresse de la neige omniprésente, David se grise de ses souvenirs, chante et danse. Dans cette veille au pays des ombres, là où la frontière entre ciel et terre a disparu, la nature déchaîne ses sentiments comme les éléments, convoquant les fantômes du passé et les ombres du présent. L'image de sa femme, tuée par un chauffard, celle de sa fille, venue lui annoncer son divorce, Muriel encore, qu'il voudrait savoir aimer, ou une mystérieuse disparue que charrie la rivière. mènent autour de lui un bal étrange.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Dans un luxueux chalet à l'écart d'une station de ski chic, une riche famille est bloquée par des chutes de neiges anormales, dues au dérèglement climatique. L'insouciance fait long feu. Aux premiers rationnements - d'eau, de nourriture, d'électricité - succède la faim, la vraie. Sans compter la promiscuité, les problèmes d'hygiène, le froid.
    Ce qu'il reste de civilisation est touché à l'os. Le vernis craque, les masques tombent, révélant la véritable nature de chacun. L'instinct de survie fait place à la sauvagerie.
    Quand le huis clos prendra fin, le feu aura retrouvé sa vocation originelle, et les fourrures d'apparat leur simple rôle de peaux de bêtes.

  • La Géante

    Laurence Vilaine

    • Zulma
    • 20 Août 2020

    Noële a toujours vécu au pied de la Géante, la montagne immuable qui impose son rythme, fournit les fagots pour l'hiver, bleuet, bourrache, gentiane pour les tisanes et les onguents. Elle est un peu sorcière, a appris les plantes et la nature sauvage grâce à la Tante qui les a recueillis, elle et son frère Rimbaud qui ne parle pas mais chante avec le petit-duc. Elle sait qu'on ne peut rien attendre du ciel, et n'a plus levé les yeux vers le soleil depuis longtemps. Repliée dans cet endroit loin de tout, elle mène une existence rugueuse comme un pierrier.
    Soudain surgit dans sa vie l'histoire de deux inconnus. Elle découvre par effraction ce que peut être le désir, le manque, l'amour qui porte ou qui encombre. Elle s'ouvre au pouvoir des mots.

    Au coeur d'une nature grandiose, La Géante est un roman sensible et habité sur l'amour et les vies rêvées, sur le mensonge et les sentiers qui mènent à la clarté.

  • Thor, le grand grizzly, arpente les montagnes du Grand Nord, un vaste et magnifique territoire, son royaume. Un royaume que deux êtres mystérieux, des créatures agressives à l'odeur étrange et accompagnées de pisteurs enragés à quatre pattes, s'apprêtent à lui disputer. Blessé comme s'il avait été foudroyé par le ciel, Thor parvient à s'enfuir dans la forêt. Là, il rencontre Muskwa, un ourson orphelin incapable de survivre par lui-même, qu'il adopte et auquel il s'attache chaque jour davantage. Mais leurs deux ennemis n'ont pas dit leur dernier mot, et la confrontation est inévitable. D'autant plus inévitable qu'ils parviennent à capturer Muskwa.

  • Après des années de totale galère, Dan et Jon, deux vieux potes, ont décidé de s'associer. Depuis trois ans, leur camp installé en haute altitude dans les Rocheuses propose aux touristes un lieu exceptionnel et sauvage. Là, trek, randonnée, pêche, safari photos sont au programme.
    Un client riche et inconscient a décidé, malgré une tempête de neige qui se prépare, de prendre des photos d'un énorme grizzly qui rôde dans le coin. À reculons, Dan part avec lui à la recherche de l'ours. Le client, malgré les injonctions de Dan, s'approche trop près de l'animal et se fait tuer.
    La tempête se déchaîne et Dan se retrouve avec un cadavre sur les bras. Un mécanisme étrange s'enclenche dans son cerveau : il faut absolument se débarrasser du corps pour avoir la paix. Alors que le scénario qu'il échafaude est parfait, Dan, à la dernière minute, ne résiste pas à voler la montre du mort. Un objet de luxe qui le fascine. À partir de là, les emmerdes vont s'accumuler...
    Nan Aurousseau a un sens certain du suspense. Ses personnages, complètement frappés, emmènent progressivement le lecteur dans leur délire. C'est noir, drôle et très efficace. Un plaisir de lecture.

  • Jeremiah Johnson (ou John Garrisson, en fait peu importe) arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe sie`cle pour s'y faire trappeur.
    Mais l'assassinat de son e´pouse indienne le conduisit a` mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Me´chant, il mangeait cru le foie de ses ennemis.
    Ce livre rapporte sa le´gende.
    Bourre´ d'outrances, horrifiant, traverse´ par un humour sardonique et servi par un style alerte, Jeremiah Johnson le Mangeur de Foie, petit chef-d'oeuvre de la litte´rature folklorique ame´ricaine, adapte´ au cine´ma par Sydney Pollack avec Robert Redford dans le ro^le-titre, est aux antipodes du Nature Writing classique : c'est une ode a` la sauvagerie brute.

  • Le vieux Germain vit seul dans une ferme au coeur des Vosges. Sa fille lui impose de passer l'hiver avec Basile, lointain neveu qui vient faire sa saison de conducteur d'engin de damage dans la station voisine.
    Une jeune femme froide et distante qui conduit les engins des neiges mieux que tous ses collègues masculins, habite la ferme voisine, où ses parents élevaient une meute de chiens de traîneaux quarante ans auparavant.
    Mais bientôt, le village est isolé par une terrible tempête de neige qui, de jours en semaines puis en mois, semble ne pas vouloir s'achever. Alors l'ombre des Malamutes ressurgit dans la petite communauté coupée du monde...
    JPDL revient avec un grand roman situé dans un village de montagne au coeur d'une forêt omniprésente qui réunit tous les éléments du succès du Liseur du 6h27 : tendresse et humour, réalisme magique et incroyable inventivité, personnages hauts en couleur et machines broyeuses, jeunesse et relations intergénérationnelles, noirceur et rédemption....
    Dépeignant la nature et des gens d'aujourd'hui dans une maîtrise narrative impeccable, Malamute est un conte moderne plein de mystère et de poésie qui enchante au moins autant que le Liseur du 6h27.

  • Née contente à Oraibi conte le destin d'une jeune Amérindienne d'Arizona. Le peuple hopi vit depuis des siècles sur un plateau aride, dans des conditions de dénuement extrême. Soumis aux contraintes d'une région désertique, il a développé une cosmogonie extraordinaire et des croyances qui font communier la vie et la mort, la lumière et la nuit, les esprits, les animaux et les hommes. À travers la quête d'une jeune orpheline qui salue le Soleil en riant, c'est la beauté de ce monde aux antipodes du nôtre qui se révèle, et demeure.

    « (...) Une bosse s'est formée sous sa couverture au niveau du ventre, puis ses mains noueuses se sont trouvées libérées. Elle les a placées le plus haut possible au-dessus de sa tête et est restée un long moment comme ça, les bras en l'air. Elle me regardait d'un air rieur : « Tu as vu comme mes ailes frémissent ? » Puis lentement, elle a replié les coudes et posé ses bras affaiblis le long de sa poitrine. Les mains à nouveau croisées sur le ventre, elle a fermé les yeux en disant : « Le papillon est fragile, il ne faut pas tenter de le retenir quand il a envie de s'envoler. » Dans ses précédents livres, Bérengère Cournut explorait surtout des territoires oniriques, où l'eau se mêle à la terre (L'Écorcobaliseur, Attila, 2008), où la plaine fabrique des otaries et des renards (Nanoushkaïa, L'Oie de Cravan, 2009), où la glace se pique à la chaleur du désert (Wendy Ratherfight, L'Oie de Cravan, 2013). Cette fois, elle se fond aux plateaux arides d'Arizona, où le vibrant peuple hopi lui souffle une histoire singulière.

    Ajouter au panier
    En stock
  • En 2018, Sylvain Tesson est invité par le photographe animalier Vincent Munier à observer aux confins du Tibet les derniers spécimens de la panthère des neiges. Ces animaux discrets et très craintifs vivent sur un gigantesque plateau culminant à 5 000 m d'altitude, le Changtang. Situé au Tibet septentrional et occidental, il s'étend sur environ 1 600 km, du Ladakh à la province du Qinghai, et il est habité par les nomades Changpas.
    L'équipe atterrit à Pékin, puis prend la route à bord d'un 4X4 en direction du Tibet. Au fil des jours le convoi s'achemine vers des panoramas de plus en plus grandioses et déserts : là où la population recule, la faune avance et se déploie, protégée des effets nocifs de la civilisation.
    Sylvain Tesson décrit une sorte de savane africaine qui serait perchée à 4 000 mètres d'altitude, où l'on croise des troupeaux d'antilopes, des chèvres bleues, des hordes de yacks qui traversent de vastes étendues herbeuses où s'élèvent des dunes.
    L'équipe s'enfonce toujours plus loin, se hissant à des hauteurs qui dépassent largement ce que nous connaissons en Europe. À 5 000 m d'altitude s'ouvre le domaine de la panthère des neiges. Dans ce sanctuaire naturel totalement inhospitalier pour l'homme, le félin a trouvé les moyens de sa survie et de sa tranquillité. Les conditions d'observation deviennent très difficiles, il faut parfois rester immobile pendant trente heures consécutives par -30° C pour apercevoir quelques minutes le passage majestueux de l'animal...
    Sylvain Tesson entrecroise habilement le récit d'une aventure exceptionnelle aux confins du Tibet avec des réflexions d'une pertinence remarquable sur les conséquences désastreuses de l'activité humaine envers le règne animal. À travers l'exemple de la panthère des neiges, l'auteur s'interroge sur la morphologie d'un monde où toutes les espèces viendraient à se raréfier puis à s'éteindre. Il nous entraîne dans cette aventure singulière où l'on s'intéresse autant à l'art de l'affût animalier qu'à la spiritualité asiatique.

empty