Matisse à Beaubourg

  • De tous les artistes du XXe siècle, Matisse est celui dont le rayonnement est le plus grand. Son influence sur l'art vivant ne cesse de croître. Il est, aux yeux du monde entier, le peintre français par excellence.
    L'oeuvre d'Henri Matisse (né en 1869 au Cateau, mort en 1954 à Nice) décrit une trajectoire qui l'amène du réalisme à l'abstraction, de l'obscurité à la lumière, du Nord au plein Sud ;
    Itinéraire jalonné de découvertes révolutionnaires telles que l'explosion de la couleur au moment du fauvisme, ou l'invention des gouaches découpées.

    Le livre de Pierre Schneider, paru pour la première fois en 1992, demeure aujourd'hui l'ouvrage de référence.
    Outre des vues personnelles sur l'art de Matisse et ses relations avec notre temps, l'auteur apporte une masse impressionnante d'informations ignorées aussi bien du grand public que des spécialistes. Parmi les illustrations, on trouve un grand nombre d'oeuvres reproduites pour la première fois, ce qui permet au lecteur de découvrir des aspects inconnus ou peu connus de l'artiste : à côté du peintre se profile l'aquarelliste, le pastelliste, le céramiste et l'architecte.

  • Quand Matisse s'installe à Collioure, en mai 1905, il n'est encore qu'un petit maître. Mais le port catalan, aux portes de l'Espagne, est un terreau fertile où vivent des indigènes novateurs : Étienne Terrus, qui peint déjà comme un fauve, ou encore Georges-Daniel de Monfreid, le protecteur et confident de Gauguin, chez qui Matisse va découvrir, avant Paris, les bois sculptés de l'exilé tahitien. C'est en maître de la couleur pure que Matisse rentre à Paris, à l'automne 1905. Collioure est donc un moment décisif de sa carrière. Jusqu'en 1914, Matisse y reviendra d'ailleurs régulièrement, créant là ses oeuvres les plus révolutionnaires, tel «Nu bleu», qui préfigure «Les demoiselles d'Avignon». Picasso ne s'y trompera pas : trois étés de suite, il s'installera à son tour dans le Roussillon, entraînant avec lui Max Jacob, Juan Gris, Georges Braque...

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  • À l'occasion du 150e anniversaire d'Henri Matisse, le Centre Pompidou rend hommage à l'un des plus importants artiste du XXe siècle à travers l'exposition « Matisse, comme un roman. » Avec plus de 200 oeuvres et documents provenant autant de la riche collection matissienne du Musée national d'art moderne que de grandes collections nationales et internationales, cette exposition retrace la carrière de l'artiste selon un parcours chronologique, de ses débuts vers 1890 au contact des maîtres pendant lesquels il élabore progressivement son propre langage pictural, jusqu'au début des années 1950.

    Le catalogue de l'exposition emprunte les codes de l'édition d'Henri Matisse, roman de Louis Aragon, et se déploie autour de cinq essais et d'une ample chronologie / anthologie illustrée et enrichie de nombreuses citations et documents inédits, afin de « bâtir le roman » du peintre Matisse et de son oeuvre, à la manière d'une biographie. La monographie est complétée par un petit cahier de reproductions de la revue Verve à laquelle l'artiste a activement contribué.

  • Hommage à Baudelaire, hommage à Matisse, un livre-événement.
    Durant l'été 1944, Matisse se décida à illustrer  Les Fleurs du mal  de Baudelaire, comme il en fit de même pour Mallarmé, Ronsard, Charles d'Orléans et bien d'autres. Il dessina 34 visages au crayon gras, compositions qui viendront orner l'édition de 1947, publiée par La Bibliothèque française.

    Les cent cinquante ans qui nous séparent de la première édition des  Fleurs du mal  n'ont fait qu'en confirmer la valeur inaugurale et l'impact sur les artistes. En 1857, il s'agissait pour le poète de se délester du vieux romantisme, trop idéaliste, de traduire l'esprit du temps, ce qu'il appelle «  la modernité  », et d'explorer la face sombre de sa propre conscience, condamnée aux limites et aux plaisirs d'une époque désenchantée.
    Personne n'osa se lancer dans l'illustration d'un tel livre, au sortir du procès qui le frappa à sa sortie. Mais la vraie raison du silence des artistes tient à la difficulté même de doubler une telle poésie, peu descriptive et impropre au pittoresque, par l'image. Il fallait des tempéraments tels que Rodin ou Rouault pour s'y atteler. Matisse avait connu le second alors qu'ils fréquentaient tous deux l'atelier de Gustave Moreau, à la fin des années 1890. Sans doute le désir d'associer son nom et son trait à l'univers de Baudelaire remonte-t-il assez haut. Il se réveille dans l'entre-deux-guerres et commence à se concrétiser sous l'Occupation, moment où Matisse se retourne sur sa vie, qui a failli lui échapper. D'où la coloration sensuelle et nostalgique de ces visages de femmes, alternativement graves, rieurs ou félins, selon la teneur des textes qu'ils accompagnent plus qu'ils ne les illustrent. Un rapport d'harmonie, et non de plate adéquation, règle dessins et purs effets graphiques.

    Le choix des poèmes qu'il retient, moins d'un tiers de l'édition de 1868, procède de l'érotisme et de la créolité que Matisse et Baudelaire partagent. Ils avaient en commun l'expérience du voyage exotique, l'île Bourbon pour le poète, Tahiti pour le peintre, et furent tous deux sensibles à la beauté noire. Ce livre, longtemps caressé, ouvre une fenêtre très féminine sur l'esthétique et la psyché de l'artiste lettré, parvenu au seuil des papiers découpés et de son ultime explosion orientaliste.
    Cette version luxueuse à petit prix du fac-similé de l'édition de 1947  est accompagnée d'un essai introductif rédigé par Stéphane Guégan éclairant les choix de Matisse et les liens qui unissent le poète et le peintre.   

  • Matisse

    Volkmar Essers

    L'oeuvre d'Henri Matisse (1869-1954) révèle sa croyance éternelle dans le pouvoir des couleurs pures et des formes simples. Bien qu'il soit surtout reconnu pour sa peinture, Matisse s'est aussi illustré en dessin, en sculpture, en lithographie, dans l'art du vitrail ainsi que du collage, dont il a développé sa propre technique de découpage quand son grand âge l'empêchait de rester debout et de peindre.

    Matisse a la plupart du temps peint des sujets classiques: nus, portraits, paysage animés de silhouettes, scène orientales et vues intérieures. Pourtant, son traitement des couleurs intenses et son dessin fluide lui confèrent une place de maître du XXe siècle. La palette de Matisse a particulièrement enchanté l'imagination moderne. Par son usage du bleu intense, du violet améthyste et du jaune d'oeuf dans toutes leurs nuances, il a libéré son oeuvre des carcans d'une représentation rigoureuse de la réalité et a plutôt cherché une «harmonie vitale», en prenant la musique comme source d'inspiration et figure de comparaison dans son travail.

    Des grands tableaux remplis de motifs aux portraits simples et tendres, ce livre présente l'immense richesse et l'intense créativité qui a caractérisé la carrière de Matisse, en parcourant ses premières oeuvres rattachées au mouvement fauviste jusqu'à ses derniers projets tels que Jazz et la chapelle du Rosaire, à Vence.

  • Matisse

    Caroline Larroche

    Richesse des couleurs, variété des techniques, pureté des formes, cet ouvrage invite les plus jeunes à découvrir un peu de l'oeuvre immense d'Henri Matisse. Cinquante années d'expression artistique résumées ici grâce à de grandes reproductions et de petits textes poétiques et évocateurs. Gouaches, sculptures, papiers découpés, Henri Matisse a traversé un demi-siècle d'histoire de l'art, sans appartenir à aucun mouvement, créant ses chefs-d'oeuvre au gré de ses envies et des inspirations.

  • Le Centre Pompidou aura enfin une série de monographies « grand public » avec des oeuvres tirées de préférence de ses collections. Avec un texte en même temps accessible, clair, chronologique et des reproductions de qualité, l'ouvrage relève le pari d'intéresser une large frange de lecteurs, du néophyte à l'amateur qui souhaite avoir un support pour mieux comprendre les oeuvres qu'il regarde.
    Un ouvrage très visuel destiné à un public désireux de découvrir, d'approfondir ses connaissances des plus grands artistes du XXe siècle.

  • Henri Matisse, roman

    Louis Aragon

    Lorsque aragon publie son henri matisse, roman, c'est l'aboutissement d'un projet, né trente ans plus tôt, de la rencontre entre l'écrivain et le peintre.
    Rencontre passionnelle et bouleversante. de 1941 à 1971, aragon médite son henri matisse, roman qui donnera naissance à un livre d'art en deux tomes dont nous reprenons le texte et les images dans leur intégralité, les 551 documents d'origine étant reproduits ici en noir et blanc. cette longue maturation aboutit à une richesse exceptionnelle dans la variété des genres. aragon confronte son propre travail d'écrivain à celui du peintre dont il s'est assigné pour tâche de faire le portrait.
    "ceci est un roman, c'est-à-dire un langage imaginé pour expliquer l'activité singulière à quoi s'adonne un peintre ou un sculpteur, s'il faut appeler de leur nom commun ces aventuriers de la pierre ou de la toile, dont l'art est précisément ce qui échappe aux explications de texte." aragon.

  • Premier analyste de son oeuvre, Matisse s'est tu, obstinément, sur lui- même. Ses souvenirs, dit-il, ne le représentent pas moralement. Sa biographie s'arrête à la porte de l'atelier, où le temps s'efface au cadran de la création et cède la place aux murs empourprés, à la clarté phos- phorescente des tableaux. Mais qu'on y prenne garde, les grands aplats des rouges et des bleus, les mouvements d'une ligne désancrée et la lumière éblouissante d'une image dessinée à même la couleur, toutes ces inventions, si semblables au bonheur, ne forment pas des lieux idéaux ou sacrés mais les espaces d'un travail ininterrompu à travers lequel Matisse cherchera toute sa vie l'allégement dans la somptuosité.
    Xavier Girard nous entraîne dans cet univers dense et clair.

  • L'album, un souvenir de l'exposition Matisse, comme un roman.

    Structuré par les textes de salle de l'exposition, il présente de manière chronologique un ensemble d'oeuvres majeures analysées par une notice, complétée par un ensemble de citations.

    Un ouvrage à destination du grand public, clair et très illustré, en complément du catalogue d'exposition.

  • Saviez-vous que c'est une crise d'appendicite qui a révélé le goût de Matisse pour l'art ? Qu'il a débuté en peignant des natures mortes ? Qu'il a dessiné les portraits de ses petits-enfants au plafond de sa chambre d'hôtel à Nice ?
    Que Pablo Picasso est resté son meilleur ennemi tout au long de sa vie ? Ou qu'Andy Warhol a déclaré : « Je veux être Matisse ».

    Ça, c'est de l'art, une collection pour (re)découvrir les grands artistes en 40 notices illustrées.
    - Une sélection précise d'oeuvres incontournables et inattendues.
    - Des repères visuels clairs : chronologies, cartes, graphiques.
    - Des encadrés variés : anecdotes, mises en contexte, influences.

  • Un ouvrage apportant une analyse complémentaire et très personnelle par des artistes de premier plan sur le rapport entre art pictural et littérature, entre peinture et écriture.

    Traduction inédite en français d'entretiens menés en 1975 par le critique d'art Jean-Claude Lebensztejn sur l'influence de Matisse et publiés à l'époque dans le périodique Art in America (Eight Statements. Interviews by Jean-Claude Lebensztejn) avec les artistes suivants :
    Roy Lichtenstein.
    Paul Sharits.
    Tom Wesselmann.
    Carle Andre.
    Donald Judd.
    Brice Marden.
    Franck Stella.
    Andy Warhol.

  • Un documentaire de 16 pages avec 8 dessins animés pour découvrir l'univers artistique d'Henri Matisse, tout en devenant à son tour un artiste. Le lecteur se prend en photo et enregistre sa voix pour devenir l'acteur de son dessin animé. Il visite l'atelier aux côtés de Matisse, trace son autoportrait et découvre le quotidien et les citations de l'artiste. Colombes, fleurs, coquillage et autres motifs omniprésents dans les peintures de Matisse, plongent le lecteur dans l'univers si singulier du peintre. Un livre complet, anecdotique et ludique pour faire connaître les peintures, les pensées et les célèbres "papiers découpés" de Matisse aux enfants de 4 à 11 ans.

  • Ce dictionnaire Matisse est le premier consacré à l'un des peintres majeurs du XXe siècle, qui fut tout autant graveur, dessinateur et sculpteur de génie. Très prisé du grand public, le chef de file du fauvisme continue de jouir d'un rayonnement exceptionnel en France et dans le monde, comme en témoignent les innombrables expositions qui lui sont consacrées.
    L'ouvrage présente l'ensemble des connaissances sur son oeuvre et sa vie à travers plus de 1000 entrées portant aussi bien sur ses créations que sur les personnes, les lieux et les concepts qui leur sont rattachés. Il traite d'environ 270 peintures, sculptures, gouaches découpées, décors ou réalisations architecturales, présentés et étudiés en fonction du parcours de Matisse et de l'évolution de son art.
    Plus de 500 entrées sont consacrées aux multiples amis, artistes, collaborateurs, écrivains, marchands et éditeurs qui ont suivi sa carrière, se sont intéressés à son oeuvre ou ont été influencés par elle, sans oublier les femmes qui furent ses confidentes et ses inspiratrices. Ces relations professionnelles, amicales ou sentimentales sont ici racontées à partir des témoignages et correspondances qu'elles ont suscités. Sont également répertoriés les villes et résidences où Matisse a habité ou séjourné, ainsi que les notions, idées, principes et thèmes récurrents qui ont façonné son univers esthétique et permettent de saisir son processus créatif.
    Ce dictionnaire sans équivalent s'impose comme le guide indispensable pour appréhender dans toute son ampleur l'oeuvre monumentale du maître de la lumière.

  • À l'occasion du 150ème anniversaire de la naissance du peintre Henri Matisse (1869-1954), le musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis qui fut fondé par l'artiste dans sa ville natale en 1952, rend hommage à l'homme du Nord, inconnu, devenu l'un des plus grands maîtres du XX siècle.
    Vous pensiez tout connaître de l'oeuvre de Matisse ? Cette exposition vous dévoile le mystère des 20 premières années de sa carrière et l'éveil d'un génie qui passe de l'ombre à la lumière. Elle met à l'honneur ses oeuvres de jeunesse depuis sa révélation à la peinture, sa formation académique jusqu'à la fermeture de son académie à Paris où il enseigna jusqu'en 1911. Cette période décisive et déterminante de son identité permet de comprendre comment s'est construit le peintre sur ses terres des Hauts-De-France, elle décortique le processus créatif de l'homme qui copie les anciens, s'inspire des plus grands Maîtres du passé et de ses contemporains, pour bousculer les codes avec « Luxe, calme et volupté » et s'imposer au rang de ceux qu'il a contemplés.

  • Quand on voyage dans l'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet

  • «Je vous écris assis sur un tas de ruines. Le vent venu de l'Est fait trembler les chênes hauts dans le ciel. Il soulève une poussière d'or et des platanes aux racines meurtries. Le vent et des hommes de plus en plus jeunes à califourchon sur un muret. La mer, là-bas. Blanche, verte, bleue. Une chevelure dérangée par les caprices de la lune. Les bruits de la ville se retirent laissant au vent sa musique sans harmonie. Quelque chose de moderne. Des gifles, des claques, des draps gonflés se déchirent. Tanger tangue. Des têtes retenues par les mains. Le ciel est d'un bleu inquiétant. Ce bleu-là, vous allez l'adopter.» Tahar Ben Jelloun nous offre, au plus près de l'émotion, les pensées d'un amateur d'art. Après Lettre à Delacroix, il rend hommage cette fois à Henri Matisse, célèbre aussi bien les oeuvres des peintres marocains Jilali El Gharbaoui et Chaïbia que celles de Claudio Bravo et de Mimmo Rotella.

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