Sport et bd

  • Dans cette bande dessinée au dessin précis et envoûtant, Matthieu Chiara donne libre cours à son imagination pour nous proposer une variation humoristique et métaphysique sur le football. Avec beaucoup d'esprit et d'espièglerie, il nous emporte dans un récit à tiroirs, croisant les personnages et les situations avec une grande liberté et beaucoup de maîtrise. Et même lorsqu'il pousse à l'extrême les limites de son scénario, il ne perd jamais l'attention du lecteur, captivé par une écriture mordante et un dessin hypnotique.

  • échappées belles

    Christian Lax

    En 2005 paraissait L'Aigle sans orteils dans la collection « Aire Libre ». Justement récompensé par de nombreux prix, dont le Grand Prix RTL, ce fut le premier volet de la trilogie que Lax a consacrée au vélo, sa passion de toujours. Le vélo dans ses trois principales épopées : la course à étapes avec le Tour de France, la classique d'un jour avec Paris-Roubaix et la piste avec les Six-Jours. Avec L'Aigle, l'auteur raconte le destin sublime d'Amédée Fario, dans les années 1910, qui courut, amputé de ses orteils. Avec Pain d'alouette, c'est le récit, dans les années 1930, de « l'enfer du Nord » et celui de l'enfer de la mine, les deux intimement liés, où l'on suit une autre destinée peu banale, celle de Reine Fario, la fille. de « l'Aigle sans orteils » ! Enfin, avec L'Écureuil du Vel'd'Hiv, Lax sublime une amitié fraternelle pendant les années noires de l'Occupation. Avec cette trilogie, en définitive, Christian Lax raconte le vélo comme la métaphore de la souffrance et de la dignité des humbles.

  • Guerre et match

    Frano Petrusa

    L'histoire vraie de l'auteur, à la fin de la guerre en ex-Yougoslavie. L'équipe de Frano a créé la surprise en atteignant la finale du championnat junio de basket. Ce match contre le favori est le féroce révélateur de la souffrance de Frano, atteint d'un terrible manque de confiance en lui, mais aussi de l'entraîneur, encore assailli par ses souvenirs de guerre. Au fil d'une partie au score serré, le parallèle entre la guerre et le sport s'ébauche : histoire d'un dépassement de soi et de l'oubli de son corps, d'une vraie solidarité, jusqu'au dénouement qui, bien sûr, n'est ni noir ni blanc, ni gai ni triste. Une grande et véridique histoire, une humble leçon de vie et de pacifisme.

  • L'écureuil du Vel'd'Hiv

    Christian Lax

    En 1940 à Paris. Sam et Eddie sont deux frères. Sam, l'aîné, est un pistard, un coureur cycliste sur piste, l'un des meilleurs de sa génération, particulièrement apprécié du public populaire du vélodrome d'hiver à Paris, le fameux Vel' d'Hiv'. Eddie, le cadet, souffre d'une hémiplégie inférieure du bras gauche et de la jambe gauche. Entre Sam et Eddie, c'est un amour fraternel, quasi fusionnel. Adulé par sa mère, Eddie est rejeté par son père, le docteur Ancelin. Serge Ancelin, persuadé en ses temps d'occupation qu'il vaut mieux Hitler que le Front populaire, soigne le jour ses patients, souvent gratuitement, et passe ses nuits à se perdre dans le jeu avec des officiers allemands. Le 15 juillet 1942, Sam, qui a trouvé portes closes, ne sait rien du drame qui se déroule à l'intérieur du Vél d'Hiv' : C'est plus de 13 000 Juifs, raflés par la police française, qui sont enfermés dans des conditions sanitaires inhumaines. Ce que Sam ignore aussi, c'est que sa mère, accourant au secours d'une amie, est jetée sans ménagement à l'intérieur du vélodrome...

  • L'indépendance par le football : l'histoire vraie de la première équipe nationale algérienne. 1958. Alors que la guerre d'indépendance bat son plein en Algérie, dix footballeurs de ligue 1, que l'on surnommera plus tard « fellaghas du ballons rond », décident de quitter clandestinement la France et de rejoindre les rangs du FLN pour créer la première équipe nationale algérienne.
    Une histoire vraie méconnue et unique, un roman graphique captivant, qui retrace, au rythme de matchs enflammés, l'un des plus importants épisodes de notre histoire contemporaine.

  • Pain d'alouette t.1

    Christian Lax

    Après le succès de L'Aigle sans orteils, la suite que l'on attendait ! Sur les pavés de Paris-Roubaix, dans les entrailles des mines du Nord ou dans la noirceur de l'orphelinat, Pain d'alouette est le récit sublime de l'humaine condition ! Le vélo, métaphore de la souffrance et de la dignité des humbles...
    Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, gazé à Ypres deux années plus tôt, emmène son neveu Élie découvrir Paris-Roubaix, «l'Enfer du Nord». La souffrance et la persévérance de ces trimards du vélo forcent le respect du jeune mineur, qui sait ce qu'«aller au charbon» veut dire. Et pour lui, ce sera une révélation. Au même moment, dans un orphelinat du Sud-Ouest, une très jeune enfant est en butte à la brutalité du directeur. C'est Reine Fario, la fille d'Amédée, «l'Aigle sans orteils», tué sur le front... Quatre ans plus tard, Camille Peyroulet, ingénieur en retraite de l'observatoire du pic du Midi, grand ami d'Amédée, apprend l'existence de Reine, et la mort d'Adeline, sa mère. Désormais, dans le souvenir ému d'Amédée, Camille n'aura de cesse de retrouver Reine, pour l'adopter. Ce ne sera pas une mince affaire...

  • Comme Daniel Herrero dans son Dictionnaire amoureux du rugby, Jean Harambat pourrait dire «J'ai longtemps arpenté les chemins d'Ovalie, le territoire sans frontières des amateurs de rugby. C'est un monde où l'on se rencontre plus qu'on ne se croise, et qui a tout d'une école de la vie. Les codes s'acquièrent au fil du temps, sur le pré, dans les vestiaires, au fond d'un bus ou dans un bistrot, à l'ombre d'une potence de bière devenue arbre à palabres... il s'y vit des épopées où des émotions brutales et intenses tissent entre les hommes des liens indéfectibles...» Un match, puis un autre. Un rôle à jouer sur le terrain. Comme à Buenos Aires en 2001, quand Jean Harambat effectue la «Falsi corti», une feinte théâtrale qui permet à son équipe de marquer l'essai. Mais il y a eu aussi la «Charléty» en 1997, une combinaison quasi symphonique de mouvements de défense et d'attaque, et un mauvais geste de notre auteur, le ballon était glissant.
    Après avoir pratiqué le rugby amateur dans une équipe du sud-ouest de la France, multipliant les voyages, les matchs, les tactiques et les rencontres, éloigné maintenant des mêlées, Jean Harambat sort de ses bagages un récit autobiographique au dessin vif pour faire revivre l'époque d'un rugby qui n'était pas encore affaire de professionnels, où les moments épiques se jouaient aussi bien sur le terrain qu'en dehors, près des gens.
    Récits de matchs, galerie de portraits de personnages, gentlemen sportifs, authentiques, libres et à la fois conscients que leur destin est fixé par leur position sur le terrain, fêtes de Barcelone, cours de rugby sur un terrain vague de Curitiba, bagarre entre joueurs et poèmes de supporter écclésiastique, c'est tout un univers de finesse et de réflexion qui rappelle que ce sport violent, deux siècles après sa naissance dans l'Angleterre victorienne, est aussi une culture faite de règles officielles et officieuses, d'un langage, de rituels.

  • L'aigle sans orteils

    Lax

    La petite histoire d'une grande aventure.

    Juillet 1907, Amédée est un de ces soldats qui charrient à dos d'homme le matériel nécessaire à la construction de l'observatoire du Pic du Midi. Il va rencontrer Camille, un de ces messieurs de l'observatoire, passionné par le Tour de France, la plus grande épreuve cycliste du monde, comme annoncé à sa création en 1903. Amédée n'est pas long à attraper le virus.
    Revenu dans son village, au pied du Pic, Amédée enchaîne les portages pour économiser l'argent nécessaire à l'achat de son premier Alcyon. Il prend tous les risques jusqu'au jour où la montagne est la plus forte. Amédée passe une nuit entière dans les monts gelés. Il en sort vivant mais amputé des orteils.
    Ce n'est que le début de son incroyable odyssée : comment un coureur handicapé, inconnu, (un isolé qui ne peut recevoir de l'aide de personne sous peine de lourdes pénalités) va se hisser de Tour en Tour aux côtés des plus grands, les Georget, Petit-Breton ou Garriguou, sur des routes encore mal dégrossies, par-delà des cols encore sauvages. Le jour où son surnom devient L'Aigle sans orteils, Amédée entre dans l'aristocratie du Tour...

  • Le 21/11/1920 à Croke Park, stade dublinois dédié aux sports gaéliques, eut lieu le premier Bloody Sunday, en représailles d'une opération au cours de laquelle le gang des apôtres de l'IRA avait exécuté 14 espions anglais du Cairo Club. En 2007, dans ce lieu historique, les rugbymen irlandais battent les Anglais 43-13. Le XV du Trèfle salue d'une haie d'honneur les vaincus avant que ces derniers ne leur rendent la pareille, scellant la réconciliation grâce au sport...

  • Cette histoire relate l'incroyable épopée vécue par des hommes durant le Tour de France en 1910, étape par étape. L'auteur s'attarde sur les personnages dont les coureurs Faber et Garrigou. Une vision plus humaine que sportive avec de réels moments d'émotion servis par un graphisme somptueux, d'une grande élégance, par un auteur issu du monde de l'illustration. Une révélation !

  • Mai 1945. Dans les ruines de Berlin, deux orphelins juifs assistent apeurés à la victoire soviétique. Réfugiés à Leipzig, Konrad et Andreas Werner deviennent citoyens Est-allemands. C'est la marche de l'histoire.
    Juin 1956. Les deux frères ont rejoint les rangs de la Stasi pour échapper au camp de rééducation. Ils seront les fils de l'Est.

    Juin 1974. Lors de la 10ème coupe du monde de football, un match historique va opposer la RFA et la RDA. C'est le match de la guerre froide. Le retentissement est mondial.
    Pour faire gagner la RDA, Erich Honecker décide d'impliquer les meilleurs agents de la Stasi. Il faut prouver la supériorité du régime socialiste sur le monde capitaliste. Konrad Werner est infiltré depuis des mois dans l'équipe de la RFA. Andreas Werner fait partie de la délégation de RDA. Voilà douze ans qu'ils ne se sont pas vus.
    Le choc des deux bloc va ébranler leurs convictions.

  • Invention du vide (L') Avec L'Invention du vide, Debon signe une histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène les débuts de l'alpinisme.

    L'Invention du vide, c'est ce défi vain et pourtant magnifique lancé au vide par ces hommes qui, de tout temps, ont rêvé de gravir les plus hautes montagnes. Il faut dire que la montagne a ce don de rendre belles les tentatives des hommes à vouloir aller toujours plus haut. Parfois, elle ose se refuser à leur vanité, se faisant douleur et souffrance. Les Alpes ont ainsi été le théâtre régulier des assauts de ces hommes, au point d'être à l'origine du mot « alpinisme » ! Durant les années 1880, ces conquêtes furent l'objet d'une formidable compétition symbolisée par les aiguilles de Chamonix. S'inspirant des écrits d'Albert Frederick Mummery (1855-1895), Nicolas Debon raconte avec brio ces exploits inutiles et beaux à la fois. À la manière du Tour des géants, qui mettait en scène les cyclistes au début du siècle dernier, il raconte, de façon documentée et profondément humaine, cette épopée. À la fois grave et savoureux, cet ouvrage - qui reste d'abord une fiction - est aussi un sublime hommage à la montagne.

    L'Invention du vide est une aventure documentaire, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.

empty