BD et art

  • Décédé en février 2017, Jirô Taniguchi, le plus francophile des mangakas japonais, laisse une oeuvre immense.
    En mai 2013, il avait passé un mois à arpenter le musée du Louvre. Il était retourné au Japon avec l'idée d'un récit tout en délicatesse et en couleur.

    Pour lui rendre hommage et à l'occasion des 15 ans de la collection musée du Louvre/Futuropolis, voici l'édition originale en couleur, telle qu'elle a été publiée initialement au Japon, avec 8 pages supplémentaires, parues seulement dans l'édition noir & blanc.

  • Août 1793.

    Le Louvre vient d'être inauguré. Premier musée de la Nation, il est destiné à recevoir les oeuvres révolutionnaires. Pour être sûr qu'elles seront présentes sur les murs, rien de mieux que d'accueillir en son sein les peintres « officiels ». Ils y possèdent leur atelier. Ils cherchent une facture neuve, hardie, audacieuse, en rupture totale avec l'art de l'Ancien Régime symbolisé par Fragonard. Il faut montrer que l'Histoire est en marche. David, personnage politique de premier plan de la Révolution, voudrait être leur chef de file. Mais Girodet lui vole pour l'heure la notoriété. Homme de pouvoir, il va se lancer dans une révolution, lui aussi, à l'échelle de son art.

    A la demande de son ami Robespierre, David tente de créer le tableau le plus difficile à réaliser de sa carrière. Donner un visage à l'Etre Suprême, sorte d'incarnation de l'aspiration à la spiritualité que Robespierre veut imposer en plein milieu de la Terreur. Il n'y parviendra jamais. L'entreprise est vaine. Mais elle nous vaut un face à face entre deux acteurs majeurs de la Révolution qui se déroule à toute vitesse, en vingt très courts tableaux.

    Jean-Claude Carrière avait déjà abordé le sujet de la Révolution dans le film « Danton » de Wajda. Mais son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d'un peintre tiraillé entre devoir et art.

    Un livre sur un tableau inachevé qui traverse à lui seul tous les thèmes et les débats de la Révolution Française. Une page d'Histoire revue, corrigée, interprétée, et assaisonnée comme il se doit de plumes d'ange, qui plonge le lecteur dans les grandes questions auxquelles notre temps n'a pas davantage répondu que la Révolution Française.

    Retrouvez toute l'actualité du Ciel au-dessus du Louvre sur le blog de Futuropolis et devenez fan de la page Facebook dédiée !

  • Voyage de l'autre côté du miroir.

    Dans un futur indéterminé, à moins qu'il s'agisse d'un monde parallèle ou d'une autre dimension de la réalité, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans les profondeurs du musée, dans les entrailles de l'institution.
    Nous suivons les pas du Volumeur, chargé de quantifier l'inquantifiable, et de son assistant Léonard. Ils vont arpenter les coulisses du plus grand musée du monde pour en prendre les mesures. Mais peut-on mesurer l'incommensurable ?

    Marc-Antoine Mathieu profite de l'occasion pour nous montrer «ce qu'on ne voit pas». Dans ces souterrains d'un Louvre imaginaire, il nous dévoile un univers dont le musée ne constitue pas seulement le décor mais aussi la raison d'être.

    Véritable entité vivante, ce dernier ne cesse de croître et d'échapper ainsi à toute classification. Plutôt que de confronter notre regard aux oeuvres conservées, Marc-Antoine Mathieu préfère traiter le musée comme une oeuvre à part entière et nous livre sa réflexion sous la forme d'un voyage à travers des lieux secrets et cachés qui en sont les rouages, la mécanique, la machinerie. De la salle des moulages à l'atelier des cadres, de l'atelier des copies à la salle-du-chef-d'oeuvre, nous sommes conviés à une visite originale et surprenante et allons à la rencontre de personnages aux activités curieuses et étrangement inquiétantes.

  • Le sculpteur

    Scott Mccloud

    Nouvelle version enrichie d'un cahier graphique et d'un entretien. New York, XXIe siècle. David Smith a passé un pacte avec le diable : pouvoir sculpter tout ce qu'il souhaite en échange de sa vie. Il ne lui reste que 200 jours à vivre. Alors qu'il est angoissé par la question de savoir ce qu'il pourra sculpter d'inoubliable, il rencontre l'amour de sa vie, le 11e jour du décompte du reste de son existence.

  • Au bord d'une mer intérieure menacée de disparition, une ville est agitée par un vent révolutionnaire. Josef, peintre à la carrière avortée, va se fiancer à Joliette. Mais Édith, la cousine de Josef, lui présente Vespérine, l'épouse d'un opposant politique paralytique au charme troublant. Quand la répression s'abat sur la ville, les destins de Josef et Vespérine basculent.

  • Une maternité rouge

    Christian Lax

    Alou, chasseur de miel, se dirige vers les ruches sauvages d'un baobab. Circulant en 4x4, armés jusqu'aux dents, une bande d'islamistes radicaux foncent sur lui et font exploser le baobab sacré.
    Parmi les débris du baobab, Alou découvre, intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon présenter la statuette au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture. Le hogon reconnaît aussitôt cette Maternité rouge . Elle est l'oeuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions. Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie, sera plus en sécurité au Louvre, près de sa soeur, qu'ici, au Mali.
    Confier la statuette au musée parisien, c'est la mission d'Alou. Et pour la mener à bien, le jeune homme prendra tous les risques en traversant déserts et mers, en compagnie de migrants, ses soeurs et frères d'infortune.

    Christian Lax rejoint la collection Louvre avec un récit engagé, aux côtés de celles et ceux qui subissent la violence, la misère et la guerre et tentent de rejoindre nos côtes dans l'espoir d'une vie meilleure...

  • Gérant naïf et falot d'une petite manufacture d'objets en caoutchouc, Takashi Kamoda se voit placer sous séquestre pour fraude fiscale. Il perd son entreprise et sa femme le quitte.
    Les dettes accumulées, il reste seul avec sa fille, et un désespoir grandissant. Épuisé et découragé, il erre en ville avec sa petite Kasumi. À deux doigts de céder à l'irréparable, il trouve sur sa route un étrange «signe des rêves», envoyé par Iyami, mystérieux dandy au sourire affable, qui se prétend ami de Sylvie Vartan et de François Mitterrand, et qui veut lui confier une mission qui le conduira à... Paris, au musée du Louvre !

    Il accepte, contre l'avis de sa fille, contrainte de le suivre dans l'aventure.
    /> Les voilà embarqués dans une série de manigances improbables autour de la Dentellière, le chef-d'oeuvre de Vermeer, dans les dédales du Louvre.

  • Un enchantement

    Christian Durieux

    Exceptionnellement fermé au public ce soir-là, le musée du Louvre est le centre d'une réception mondaine très particulière : on fête un départ peu habituel, celui du président de la république, après 14 ans à l'Élysée. Curieusement, le seul qui ne semble pas goûter au spectacle en est l'invité d'honneur. Il ressent cela comme un enterrement. Il quitte discrètement la soirée, une bouteille dans chaque main, et commence à parcourir les salles désertes du musée, pour mieux en apprécier les oeuvres. Il tombe sur une jeune femme absorbée dans la contemplation d'un tableau. S'ensuit alors une nuit fantasque dans les couloirs du Louvre, entre séduction et érudition, (nous sommes dans l'un des plus beaux musées du monde, ne l'oublions pas), humour et fantaisie, réflexions philosophiques et poésie. Et bien sûr, petites phrases assassines, car le président est un fin politicien. Une nuit d'enchantement entre le président et sa dernière muse.

  • Le chien qui louche

    Etienne Davodeau

    Fabien, surveillant au Louvre, aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci vient présenter son ami à sa famille dans la vaste maison de campagne près d'Angers. Non sans appréhension : le clan Benion est « un peu particulier ». Après le dîner, on veut « montrer un truc » à Fabien. Au grenier, à l'occasion de travaux, on a trouvé récemment un coffre dans lequel un aïeul avait laissé une affreuse toile représentant un pauvre clébard, qui louche. Que vaut le tableau de l'ancêtre, demandent les Benion, est-ce une croûte ou un chef d'oeuvre ? On veut l'avis de l'expert sur l'oeuvre peinte. Fabien est emmerdé, il n'est que surveillant, et botte vaguement en touche. Mais pour les Benion, la cause est entendue, tant que l'inverse n'est pas prouvé, le tableau de l'aïeul a droit au Louvre. On s'en amuse. Fabien espère que tout ça n'est qu'une lubie de pochetrons. La suite lui prouva que non.

  • Dorian Gray

    Enrique Corominas

    Dorian Gray est un jeune homme d'une très grande beauté. Son ami peintre Basil Hallward, obsédé par Dorian, tire de ce dernier toute son inspiration et réalise son portrait. Au cours d'une séance de pose, Dorian fait la connaissance de Lord Henry, dit Harry, un ami de Basil. Conscient de la perversion qu'Harry pourrait avoir pour son jeune et innocent adonis, le peintre lui demande de ne pas tenter de le corrompre avec ses théories sur la jeunesse et le plaisir ... mais en vain. Va naître dès lors en Dorian une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait. Il fait alors le voeu insensé de garder l'éclat de sa beauté tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés.
    L'ouvrage : L'artiste espagnol Enrique Corominas n'a pas froid aux yeux en s'attaquant à ce monument de la littérature fantastique et philosophique. Amoureux du roman d'Oscar Wilde, la volonté d'Enrique était de traduire en dessin le charme inquiétant du roman. Il y parvient grâce à un trait unique, sensuel, élégant, par moment surréaliste... Son style graphique fait écho aux ambiances et à l'esprit de Wilde. Il nous plonge ainsi dans un Londres lugubre et venimeux, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium. La mise en couleur directe évolue au fil de l'album et la palette de Corominas traduit la chute et la décadence de son personnage principal. Le Portrait de Dorian Gray fut considéré en 1890 comme immoral, mais c'est avant tout un roman magistral, captivant

  • À quoi ressemblerait Orsay sans ses femmes ? Vénus sortant des eaux, danseuse chez Degas, les vahinés de Gauguin. Egéries d'artistes, modèles. Les femmes inspirent et dictent les esthétiques, depuis l'origine du monde. Elles sont légions au Musée d'Orsay. Les muses d'Orsay ont disparu. Les tableaux d'Ingres, Bouguereau, Gérôme, Lautrec, Picasso ou Puvis de Chavanne, comme écorchés, ont perdu leur dame. Seuls restent des décors. Auraient-elles été enlevées par un malin satyre ? Quel fou, quel pervers et jouisseur dépressif aurait pu jeter un tel charme aux égéries charmantes et charnues ? Virgile Gautrey, gardien du musée depuis 30 ans, se met en quête du coupable. Un voyage à rebrousse-temps. Au pied de la mythique horloge, il cherche des indices. Un endroit mystérieux, magique et habité. Plus rien d'étrange alors à voir surgir un train, dans ce qui fut la gare d'Orsay. Un homme masqué y embarque. Virgile lui emboîte le pas pour un voyage fantastique, à la recherche des muses perdues. Dans sa quête, il passe d'un compartiment à l'autre, à la rencontre de celles et ceux qui ont fait l'histoire de l'Art.

  • Les variations d'Orsay

    Manuele Fior

    À l'occasion de l'exposition universelle de 1900, de nouveaux bâtiments furent construits à Paris, qu'ils soient amenés à rester comme la gare d'Orsay, ou à être détruits comme la tour Eiffel. Plus d'un siècle plus tard, on sait ce qu'il est advenu de ces monuments et la gare d'Orsay est devenue l'un des plus beaux musées du monde, accueillant les chefs-d'oeuvres impressionnistes. Il transforme ainsi la gardienne du musée en charmeuse de serpent du douanier Rousseau ! Il suit à la trace le jeune Edgar Degas pour son premier rendez-vous chez Ingres, ou Monet imaginant qu'il va peindre la gare St Lazare. Si Manuele Fior reproduit le plus fidèlement possible les tableaux cités, respectant les styles des artistes, il bouscule les conventions et les époques pour faire revivre toutes ces oeuvres, chefs d'oeuvres universels ou tableaux méconnus, s'attardant sur des détails pour mieux nous en faire ressortir la beauté !

  • Moderne Olympia

    Catherine Meurisse

    Un récit écrit et dessiné par Catherine Meurisse.

  • Asterios polyp

    David Mazzucchelli

    Fils d'immigrant, Asterios Polyp est l'archétype du brillant universitaire américain de la côte est. Un intellectuel plein de charme et d'assurance, tour à tour cynique, séducteur ou arrogant. Mais le personnage social sophistiqué qu'Astérios s'est composé avec soin va voler en éclats par une nuit d'orage, alors qu'il vient d'avoir cinquante ans. Jeté à la rue par l'incendie accidentel de son appartement, Asterios bouleversé part au hasard d'un bus Greyhound, comme s'il larguait soudain les amarres de toute une vie.Une parenthèse ? Un nouveau départ ? Ou le début d'un sévère examen de conscience, ponctué du souvenir de ses amours et de ses échecs ? Roman graphique impressionnant, Asterios Polyp est à la fois une attachante histoire humaine et une brillante construction intellectuelle. Le livre a fait l'événement lors de sa parution aux Etats-Unis.

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