Diane De Selliers

  • Fils de Vénus et du Troyen Anchise, Enée fuit les ruines de Troie pour accomplir l'immense destin que lui réservent les dieux : fonder au-delà des mers une nouvelle cité. Les épreuves se succèdent, de tempêtes en tragédie amoureuse - la célèbre union de Didon et Enée -, avant qu'Enée n'accoste enfin sur les rives du Latium. Virgile projette enfin l'époque pleine de promesses dans laquelle il vit lui-même, le règne d'Auguste et la naissance de l'Empire romain.

  • À l'occasion du 150e anniversaire de la première édition de l'oeuvre, célébré en juin 2007, La petite collection / Diane de Selliers, éditeur est inaugurée par la publication des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente, au prix exceptionnel de 50 euros.
    Le livre présente l'intégralité du recueil des Fleurs du Mal (édition de 1861) augmenté des Épaves (1866) et de l'édition posthume (1868) soit 164 poèmes.
    L'ouvrage est illustré de 187 reproductions de peintures pleine page de 86 artistes essentiellement de la seconde moitié du XIXe siècle qui accompagnent l'oeuvre de Baudelaire, parmi lesquels Félicien Rops, Léon Spilliaert, James Ensor, Jean Delville, Alfred Kubin, Edvard Munch, Odilon Redon et Gustave Moreau, Carlos Schwabe, Max Klinger, etc.
    Héritage du second Romantisme et première manifestation du Symbolisme, la Décadence est une esthétique où l'étrange et l'artificiel s'unissent afin de créer un langage pictural nouveau, en réaction aux préoccupations industrielles d'une bourgeoisie optimiste et dirigiste.
    De la Décadence naîtra le Symbolisme, un art de la suggestion, de l'analogie et de la métaphore, au sein duquel poètes et artistes expriment leurs obsessions les plus profondes : la solitude, la mélancolie, le mysticisme, la sensualité, le rêve, l'étrange, le morbide...
    Cette inédite confrontation souligne les correspondances entre deux univers, le poétique et le pictural, et restitue à l'oeuvre de Baudelaire sa grandeur prophétique et fondatrice pour toute une nouvelle génération de poètes et de peintres.
    Cette édition est enrichie d'une biographie des 86 artistes présents dans l'ouvrage, et accompagnée d'une chronologie précisant notamment les liens de Baudelaire avec les artistes et les hommes de lettres de son époque.

  • Chef-d'oeuvre écrit à la fin du XII? siècle, ce poème chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de la Sîmorgh, manifestation visible du divin. 207 miniatures persanes, turques et indo-pakistanaises du XIV? au XVII? siècle, puisées dans les trésors des collections d'art persan et islamique du monde entier, accompagnent les anecdotes littéraires, philosophiques et spirituelles qui ponctuent le texte. Leur valeur symbolique est mise en lumière par les commentaires de Michael Barry.

  • Dès sa parution vers 1260, le retentissement de La Légende dorée fut considérable. La Legenda Sanctorum « ce qui doit être lu des saints » devient rapidement la Legenda Aurea parce que, dit-on, son contenu est d'or...
    Cette extraordinaire vie de saints écrite par Jacques de Voragine, futur archevêque de Gênes, est, avec la Bible, le livre le plus lu, copié, enluminé, traduit dans toutes les langues.
    La Légende dorée est, dès le début de la Renaissance italienne, l'ouvrage de référence incontesté de tous les peintres : les plus grands artistes s'en sont directement inspirés : Duccio, Giotto, Simone Martini, Fra Angelico, Ambrogio et Pietro Lorenzetti, Masaccio, Masolino, Piero della Francesca ..., mais aussi des artistes moins connus, mais non moins inspirés. La Légende dorée est pour eux une source d'inspiration inépuisable, et ils enrichissent ainsi les églises, les couvents et les monastères de fresques, de retables, de polyptyques, déployant tout leur génie dans l'illustration des scènes de la vie des saints telles que Jacques de Voragine les a décrites. Leurs oeuvres sont éblouissantes d'humanité, de grâce, de force, d'émotion et de compassion.
    Quatre cents reproductions en couleurs de plus de cent-vingt peintres du Trecento et du Quattrocento italiens sont reproduites, dont un grand nombre n'avait jamais été vu : fresques cachées au fond de couvents, retables découverts dans de petites églises, prédelles éparpillées dans divers musées, enfin rassemblées.

  • Cet ouvrage monumental réunit les trois livres de La Divine Comédie de Dante écrits au début du XIVe siècle : L'Enfer, Le Purgatoire, Le Paradis.

    Pour la première fois, les quatre-vingt-douze dessins de Botticelli, conçus chacun en regard d'un chant, sont présentés dans leurs couleurs d'origine.

    Commandés par Lorenzo di Medici au XVe siècle pour une édition manuscrite de La Divine Comédie de Dante, les dessins de Botticelli, réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l'encre et partiellement mis en couleurs, permettent de partager la fascination de l'artiste florentin pour ce chef-d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

    Chaque dessin est accompagné d'un commentaire éclairé de Peter Dreyer, spécialiste allemand de la Renaissance italienne. La traduction de Jacqueline Risset en français moderne est reconnue comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante.

    Inconnus du public, les dessins de Botticelli sont aujourd'hui conservées, d'une part, à la Bibliothèque apostolique vaticane, l'une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et, d'autre part, au prestigieux cabinet des Dessins et Estampes de Berlin qui a pu réunir, après la chute du Mur, en 1993, le fragment acquis en 1882.

  • Érasme publie en 1511 une oeuvre satirique d'une ironie mordante, donnant la parole à Dame Folie. Pour la première fois, notre édition reproduit les 82 dessins d'Holbein qui illustrent cette « déclamation » ainsi que 200 peintures des plus grands artistes allemands et flamands, fascinés par le thème de la folie et des vices humains.

  • Cet ouvrage reproduit les deux cent soixante-quinze planches en couleurs composées par Jean-Baptiste Oudry, peintre du roi Louis XIV et professeur à l'Académie royale de peinture, pour illustrer la totalité des deux cent quarante-cinq Fables de La Fontaine. Crayonnées, gravées et rehaussées à la gouache et à l'aquarelle, les gravures témoignent de la maîtrise de l'artiste. Les scènes représentées captent les instants les plus significatifs du texte tout en offrant, à travers le dessin des paysages, des costumes et de l'architecture, une fresque de la société de la fin du XVIIe siècle. De même, personne mieux qu'Oudry n'a su faire vivre les animaux, et ses compositions apportent aux Fables une dieu s'animer les animaux comme le fabuliste les fait parler.
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  • Rassemblant pour la première fois dans un même recueil la poésie arabe, persane et turque, du VIe au XXe siècle, cet ouvrage regroupe 110 poèmes et 200 peintures tirés des plus beaux manuscrits enluminés. Il rend ainsi hommage à l'Orient dont la poésie est au centre de la vie, à sa culture d'une très grande richesse, qui fascine et enchante depuis la nuit des temps.
    Les poètes et les peintres se complètent, révélant, à travers les siècles que ce livre parcourt, l'univers onirique des civilisations d'Orient.
    200 oeuvres du XIIIe au XXe siècle ont été sélectionnées parmi les plus belles collections publiques et privées du monde : la Bibliothèque nationale de France, la Fondation du prince Aga Khan à Genève, le Metropolitan Museum de New York, la British Library de Londres, et aussi le Musée du Caire, le palais Topkapi à Istanbul, le Musée de Damas...
    Dans ce voyage à travers les jardins enchantés, les fêtes princières, les parties de chasse ou le désert peuplé d'animaux sauvages se croisent couples d'amoureux, derviches, princesses, courtisanes, ermites, musiciens, conquérants...
    Les introductions ainsi que le vaste appareil historique et culturel aident le lecteur à comprendre l'importance du nomadisme et de l'oralité à l'origine de la poésie arabe, les influences des diverses cultures, la place de la peinture figurative en Orient.

  • Le texte.
    L'Apocalypse raconte les visions de l'apôtre et évangéliste Jean en exil sur l'île de Patmos dans la mer Égée. Son message ne s'adresse pas au seul chrétien mais à l'homme qui, face aux épreuves de l'existence, lutte pour trouver sa voie et se trouver lui-même. Bien qu'ayant été écrit au Ier siècle, le texte de saint Jean résonne avec l'actualité d'une manière surprenante. Nous avons choisi la traduction de la Bible de Jérusalem, tant pour l'unanimité qu'elle suscite que pour le souffle et la justesse qu'elle donne à L'Apocalypse.

    L'auteur : Paule Amblard.
    Dans ses commentaires et son introduction, Paule Amblard, historienne de l'art et spécialiste de l'art chrétien médiéval, décrypte la signification des images et des symboles et nous convie à interroger le sens profond du message de saint Jean. Les commentaires de Paule Amblard sont enrichis de nombreuses citations de la Bible, mais également du Coran et des grands textes mystiques. Nous proposons ainsi une véritable lecture symbolique et spirituelle de la tapisserie d'Angers, et une promenade éclairée sur le chemin de L'Apocalypse.

    L'illustration.
    Chef-d'oeuvre du Moyen Âge datant du XIVe siècle et attribué à Hennequin de Bruges, classée au patrimoine mondial de l'humanité, la tapisserie d'Angers est la plus grande tenture médiévale jamais réalisée : 130 m de long par 6 m de haut, c'est-à-dire 775m2 (ce qui équivaut à trois terrains de tennis). Les illustrations de notre édition proviennent de l'envers de la tapisserie qui a conservé les couleurs flamboyantes de l'époque du tissage, et qui a été photographié puis inversé. Un important travail de photogravure a été réalisé afin d'obtenir la meilleure restitution possible des couleurs. Ce livre rend un hommage indispensable à une oeuvre exceptionnelle.

    Un soin particulier à l'exploitation des détails de la tapisserie a été apporté afin de faire ressortir les émotions inscrites sur les visages des personnages : le texte de L'Apocalypse et la tapisserie s'animent et se répondent. Là où les panneaux de la tapisserie manquent, nous avons intégré des miniatures issues de manuscrits précieux qui ont inspiré Hennequin de Bruges.

    Un livre pour tous.
    Une édition dans un format plus maniable et abordable, avec l'intégralité du contenu de la Grande Collection. L'Apocalypse de saint Jean illustrée par la tapisserie d'Angers séduira tant les amateurs d'art que les lecteurs intéressés par la spiritualité.

  • Don Quichotte de La Manche est un triomphe de l'imagination et de l'originalité, une quête du bien et de la lumière, un livre où sagesse et folie se côtoient à travers les aventures chevaleresques de personnages hauts en couleurs, Don Quichotte et son écuyer Sancho Pança.

    Le roman est dans toutes les mémoires : Don Quichotte, gentilhomme sans fortune, a la passion des romans de chevalerie. Abruti de ces lectures, le malheureux ne parvient plus à faire la distinction entre la réalité et son imaginaire. Ainsi, croyant faire le bien et servir la justice, il sème le désordre partout où il passe, mais défend des idéaux de paix, de justice et d'amour.
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    Gérard Garouste illustre, interprète, révèle le symbolisme de l'oeuvre, met en évidence l'humour et la grandeur des personnages.

    Après deux années de création rigoureuse et exigeante sur un texte dont le peintre désirait ardemment pénétrer les mystères, l'oeuvre jaillit, véritable festival de couleurs, de force et de magie. Ces gouaches sont l'exégèse du texte de Cervantès.
    Gérard Garouste fait partie de ces hommes d'exception. Sa peinture n'explique rien et révèle tout. Elle donne à voir le monde sensible et l'au-delà en une seule vision. On qualifie son style de post-moderne. On loue sa science inouïe de coloriste qui renoue avec la tradition du métier, de la pâte et du sujet. On est ébloui par l'intensité de sa peinture. Ses sources d'inspiration s'appuient sur les grands textes fondateurs - la Bible -, les légendes, les mythes, les contes philosophiques.

    Avec Don Quichotte, Gérard Garouste invite à vivre son époque et prouve que la peinture contemporaine peut être intemporelle et accessible à tous grâce au subtil mélange de tradition et de modernité qui se dégage de son oeuvre. Cet ouvrage est digne de la plus exigeante bibliophilie, il fait partie, au même titre, que La Divine Comédie de Dante illustrée par Botticelli, de ces oeuvres éternelles.

  • Chef-d'oeuvre de la littérature mondiale et texte fondateur du roman japonais, Le Dit du Genji ou Genji monogatari, écrit au début du XIe siècle, relate la vie du prince Genji dans la société de la cour impériale et apporte un éclairage exceptionnel sur la culture japonaise : poésie, musique et peinture accompagnent le Genji en politique et en amour tout au long de sa vie mouvementée.

    Murasaki-shikibu a trouvé les modèles de ses personnages parmi ceux qu'elle côtoyait dans l'atmosphère raffinée de la cour impériale de Heian, actuelle Kyôto, et les a dépeint avec un extraordinaire souci de l'analyse psychologique. Elle se distingue par sa finesse dans l'observation des sentiments et des comportements, sa sensibilité dans la description des saisons, de l'impermanence des choses et des êtres ou encore son habileté à construire un récit complexe, peuplé de dizaines de personnages aux destins croisés.

    Après sept années de recherches iconographiques sans précédent et plus de 2 500 peintures recensées, 520 oeuvres du XIIe au XVIIe siècle et 450 détails en couleurs parmi les plus remarquables, et pour la plupart inédits en Occident, ont été sélectionnés. L'intégralité des plus anciens fragments de rouleaux subsistant du XIIe siècle et classés « Trésors nationaux » au Japon sont reproduits dans cette édition.

    Des autorisations exceptionnelles nous ont permis de publier des oeuvres provenant des collections impériales japonaises, de monastères, de musées privés et nationaux, de fondations et de collections privées à travers le monde entier.

  • Drôles, intelligentes et merveilleusement écrites, les cent nouvelles du Décaméron sont à l'origine d'une riche iconographie illustrant la profonde conviction de Boccace : « on ne doit pas accorder moins de liberté à la plume qu'au pinceau du peintre » (conclusion du Décaméron).

    Une fresque fascinante de plus de cinq cents oeuvres d'art en couleurs vient éclairer cette émouvante comédie humaine et amoureuse : une trentaine de dessins à la plume et à l'aquarelle de Boccace lui-même, les cent miniatures du Manuscrit du Maître de la Cité des Dames, conservé au Vatican, les illustrations ornant les premières éditions de l'ouvrage, les cent miniatures du Manucrit Ceffeni, conservé à la Bibliothèque nationale de France, des panneaux peints sur des coffres de mariages et des plateaux d'accouchée, des détails de fresques des Trecento et Quattrocento, ainsi qu'une sélection des plus belles oeuvres inspirées par le Décaméron aux peintres de son époque.

    Disciple de Dante et grand ami de Pétrarque, Boccace s'inscrit dans la trilogie éternelle des grands auteurs italiens du Trecento. Comme Dante, Boccace choisit l'italien et non le latin pour écrire le Décaméron. Il conçoit son chef-d'oeuvre entre 1349 et 1351 alors que l'humanité bouleversée médite sur « les vices humains et les valeurs » à la suite de la tragique expérience de la peste qui ravage Florence en 1348.

    D'emblée, Boccace place le Décaméron sous le signe de l'amour naturel et triomphant, en prenant le parti et la défense des femmes : « Moi, que le Ciel a voulu créer pour vous aimer... ». Il appuie sa narration sur une construction originale et rigoureuse : pour éviter la peste, sept nobles demoiselles et trois jeunes gens courtois se réfugient dans la campagne autour de Florence. Chacun d'entre eux raconte dix nouvelles au cours de dix journées.

    Fils de banquier florentin confronté à la société des marchands, Boccace fait preuve d'un sens aigu de l'observation et d'une connaissance concrète de la société. De Florence à Gênes, de Palerme jusqu'en Orient, les classes sociales les plus diverses - bourgeois, marchands, nobles, clergé, paysans... -, peintes pour la première fois en littérature, vivent aventures et passions, alternant amours joviales et dramatiques, sensualité exaltée, vices les plus laids et vertus les plus héroïques...

  • Cet ouvrage révèle, de la façon la plus passionnante et la plus exhaustive, les liens extrêmement romantiques d'un peintre et d'un mythe, d'un mythe et d'une oeuvre, d'une oeuvre et d'une époque : Faust, Goethe, Delacroix et le XIXe siècle.

    Faust accompagna Delacroix à travers toute son oeuvre. Tout commence en 1829 lorsque le peintre, âgé de 28 ans, accepte la proposition de l'éditeur Charles Motte « de lui sacrifier quelques instants pour arranger une affaire diabolique avec Faust ». Dix-huit lithographies naissent alors pour accompagner le premier Faust dans la traduction d'Albert Stapfer. À la grande déception de Delacroix, elles ne seront pas groupées sous forme d'album mais réparties dans le texte là où l'action l'exige.

    Le voeu de Delacroix est aujourd'hui enfin exaucé : ces dix-huit lithographies sont présentées les unes à la suite des autres, reproduites dans leur format original et traitées en deux couleurs - noir et gris - pour rendre très justement les détails et les contrastes. Elles révèlent d'emblée le véritable drame en images construit par Delacroix. L'originalité de son interprétation de l'oeuvre devient saisissante : c'est Méphistophélès le héros et non Faust. Goethe lui-même est conquis : « Monsieur Delacroix a surpassé ma propre vision ». Fasciné par le mythe de Faust, Delacroix s'en est inspiré avec passion.

    Cette édition rassemble pour la première fois toutes les oeuvres du peintre sur ce thème : 60 huiles, dessins, croquis, esquisses, aquarelles et premiers états avec des dessins en marge, tout en couleurs, accompagnent l'oeuvre de Goethe. Ils sont placés dans le texte dans un enchaînement d'images puissantes et émouvantes. Enfin, des peintures de l'artiste portant sur les scènes capitales de Faust, Méphistophélès apparaissant à Faust et La Mort de Valentin par exemple, illustrent l'introduction d'Arlette Sérullaz, conservateur général au département des Arts graphiques du musée du Louvre et chargée du musée Delacroix.

    Ce texte, aussi somptueux que désespéré, est l'oeuvre maîtresse de toute une vie. Ce monument de la littérature véhicule le seul mythe véritable que l'Allemagne ait produit : Faust et Méphisto qui ne font qu'un, dont une partie voudrait la connaissance et la sagesse, l'autre la négation, le mal et le néant.

  • Les deux chefs-d'oeuvre de Lewis Carroll, monuments du non-sens, illustrés par un artiste qui s'est approprié le monde onirique de l'écrivain pour sublimer cette édition bilingue.
    Lewis Carroll, maître du non-sens :
    Le chef-d'oeuvre de Lewis Carroll est présenté dans son intégralité et en version bilingue, afin de mieux appréhender l'extrême vivacité de langage, riche d'inventivité, de jeux de mots et de calembours.
    Pat Andrea, maître du déséquilibre :
    Habité depuis toujours par l'archétype féminin d'Alice, l'artiste d'origine néerlandaise Pat Andrea, « maître du déséquilibre » en raison de sa surprenante force dramatique, a réalisé pour cette édition 49 tableaux au format 150 x 180 cm mêlant gouaches, aquarelles, crayons de couleurs, fusains et collages, feuilles d'or et d'argent. De ses tableaux émane une remarquable correspondance avec l'esprit et la lettre de Lewis Carroll.

  • "Second volume des Voyages en Italie, Promenades dans Rome vient compléter l'aventure artistique et culturelle commencée quelques années plus tôt avec Rome, Naples et Florence. Cette fois, Stendhal a été conquis par la Ville éternelle au point de se lancer dans la rédaction d'un guide de voyage, recueil de "sensations du moment". Il laisse le lecteur libre de le suivre dans ses innombrables digressions et descriptions, son seul but étant de susciter "une émotion de curiosité que rien ne peut arrêter", en évitant de défaillir face à tant de beauté - le célèbre syndrome stendhalien.
    Une façon exceptionnelle de se plonger dans la vie romaine" - Diane De Selliers.

  • Des merveilles d'impertinence et de liberté :
    Émancipés des contraintes de la rhétorique morale des Fables, les Contes, oeuvre pour le moins galante, sont avant tout un exercice de superbe liberté. Jean de La Fontaine y joue avec les mots, le rythme et le style. Malgré la censure officielle qui les frappe, les Contes s'imposent rapidement comme l'une des principales sources de la culture galante du XVIIIe siècle.
    C'est en 1770 que Jean-Honoré Fragonard entreprend l'illustration des Contes et compose 57 dessins qu'il rehausse d'un lavis de bistre. Véritable chef-d'oeuvre dans le domaine de l'illustration, ils sont conservés au Musée du Petit Palais depuis 1934 et ont attendu plus de deux cents ans avant d'être révélés au public.
    Dans cette édition, les oeuvres de Fragonard, la typographie et la mise en page respectueuse du manuscrit original synthétisent l'esprit du XVIIIe siècle, expression pure de cette culture qui sut faire du plaisir un art et de l'art un plaisir.
    L'ouvrage comporte également deux Contes apocryphes, Le Contrat et Le Rossignol, inspirés de Boccace, illustrés également par Fragonard et introuvables dans les éditions modernes des Contes.

  • Intégralité de Rome, Naples et Florence et de Promenades dans Rome. Les deux volumes sont illustrés par 274 peintures romantiques du début du XIXe siècle et 45 antérieures au XIXe.

  • Élégante et très attrayante, " La petite collection " propose des ouvrages déjà parus au sein de la collection " Les grands textes de la littérature illustrés par les plus grands peintres ", dans un format plus compact, habillés d'une couverture souple et d'une jaquette à larges rabats qui leur confèrent une excellente maniabilité et une grande facilité de lecture. La mise en page des ouvrages est chaque fois entièrement retravaillée afin de recréer un équilibre harmonieux entre textes, légendes et images, ainsi qu'une parfaite lisibilité. Ainsi, une nouvelle publication Les Fables illustrées par Oudry et Les Contes illustrés par Fragonard sont aujourd'hui réunis dans un somptueux coffret illustré. Voici une excellente manière de redécouvrir les oeuvres de La Fontaine, interprétées dans toute leur originalité et leur beauté par deux grands artistes du XVIIIe siècle. Les 275 gravures colorées de Jean-Baptiste Oudry contrastent avec les 57 dessins au lavis de bistre de Jean-Honoré Fragonard. L'ensemble révèle les deux facettes de cet auteur de génie, un Jean de La Fontaine tout autant conteur libertin que fabuliste pédagogue.

  • L'Italie était pour Stendhal le pays où son âme pouvait flamboyer librement et exprimer toutes les palettes de ses émotions, de ses sensations, de lui-même.
    Les femmes milanaises, les premiers opéras de Rossini, Giuditta Pasta, le comte Alfieri, Canova, les vestiges de Pompéi et de Paestum, tous les personnages et les moments de vie captés dans l'instant trouvaient dans les rues de Milan, de Florence, de Bologne ou de Naples, dans les campagnes lombardes, à la lumière de l'Italie, leur pleine intensité. Cette lumière, cette intensité, cet élan de l'âme, nous avons voulu les traduire en accompagnant ce récit de voyages des peintures romantiques les plus fortes et les plus évocatrices du sentiment de la beauté suprême au coeur duquel Stendhal vibrait.

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