Langue française

  • Se le dire enfin

    Agnès Ledig

    De retour de vacances, sur le parvis d'une gare, Édouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande le refuge. Là, dans une chambre d'hôtes environnée d'arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d'un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu'une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S'il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d'être.

  • Entre le 23 et le 29 octobre 1920, le poète Rainer Maria Rilke, alors âgé de quarante-cinq ans, séjourne seul à Paris, à l'hôtel Foyot, face au jardin du Luxembourg.
    Six journées vécues dans la plus parfaite clandestinité, où semble s'établir un accord inespéré entre le lieu, le moment, la disposition du coeur et de l'esprit. Pendant six jours, le ciel reste d'un bleu limpide, comme si rien ne devait entraver les retrouvailles de l'auteur des Carnets de Malte Laurids Brigge avec sa ville, qu'il a quittée six ans plus tôt. Paris lui avait offert Rodin, Verhaeren et Gide, et lui offre aujourd'hui, après la fracture de la guerre, la permission de "circuler librement à l'intérieur de sa conscience".
    Paris n'est plus que "points de jonction" entre aujourd'hui et autrefois, entre ici et là-bas, Saint-Pétersbourg, Rome, Venise, Worpswede, Berlin... Et la vie apparaît soudain comme une succession de "correspondances sublimes". En cet automne miraculeux, Rilke est un homme amoureux. L'aimée, Baladine Klossowska, baptisée Merline, est restée à Genève. Mais Rilke est surtout un poète en attente. En attente de cette solitude qui permettra peut-être le jaillissement de ses Elégies, commencées six ans plus tôt au château de Duino.

  • Qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Mais qui est givrée ? Est-ce Marie l'effrontée que le sexe ennuie ? Est-ce l'histoire de cette accumulation de réfrigérateurs ? Ou notre époque de communication qui, à force de mensonges, a terrassé le sens commun ? Quel rapport y a-t-il entre les centres d'appel et la paternité ? Entre l'amour et l'électroménager, et particulièrement le frigo ?
    Vous apprendrez beaucoup de choses sur ce dernier, mais sans doute pas tout. Certains sujets, tel le phénomène bien connu des hommes qui n'y trouvent jamais rien, et l'explication controversée qui prétend qu'ils sont, depuis la nuit des temps, des chasseurs au regard exercé à se porter au loin pour apercevoir le gibier et non sur l'étagère du frigo pour dénicher la cuisse de poulet derrière le pot de confiture, ne sont pas abordés.
    N'est pas non plus abordé le cas de Clara Adélaïde Girardon, la belle tourangelle, qui demanda en janvier 1922 un brevet pour un appareil dénommé Grigorific et ne le fabriqua jamais. Tout ne sera donc pas dit à son sujet dans ce roman drôle et tendre... mais c'est pourtant grâce à lui que Marie découvrira combien les « presque rien » nous changent plus sûrement que les grandes idées.

  • Qui ne voudrait comme Isidro, Eva ou Karine quitter chaque soir sa banale petite existence pour pénétrer dans une Seconde Vie flamboyante où tout serait soudain possible ? Alain Monnier nous offre un grand roman qui oscille entre le monde réel et un univers virtuel quelque peu inspiré de Second Life, et nous invite à suivre les aventures de personnages hauts en couleurs et de leurs avatars. Bienvenue dans un monde qui n'existe pas mais qui sera bientôt au coeur de toutes les discussions de notre quotidien le plus réel.

  • « Il n'est pas acteur, il est l'Acteur. Excessif et dévorant, tonitruant et rigolard, ogre qui fait gronder les mots par crainte d'être pesant, c'est pour cela aussi qu'il vocifère, le bougre à la voix douce et au regard perdu. »

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