Elio Bartolini

  • Il s'agit d'un texte théâtral inédit de Michelangelo Antonioni écrit en collaboration avec Elio Bartolini, coscénariste du Cri, de L'Avventura et de L'Eclipse. Scandales secrets met en scène les theèmes chers a Antonioni dans ses films de cette période et fait la chronique de trois amours dont l'échec sert de catalyseur à l'émancipation des deux personnages féminins. L'intrigue se développe autour des amours clandestines de deux soeurs pour le même homme, dans la somnolente province du nord de l'Italie qui vient de connaitre les débuts du miracle économique et son cortège d'illusions. Deux soeurs, Diana (incarnée dans la mise en scène d'Antonioni par Monica Vitti) et Vittoria (Virna Lisi), vivent dans une petite ville du nord de l'Italie : la première est résignée à ce rythme de vie mesuré et prévisible dont l'autre sent en revanche toutes les restrictions mortifères. Tandis que Diana est fiancée avec Gianluigi, jeune professeur universitaire, Vittoria est la maitresse de Marco, à la vie dissipée, suffisamment cynique pour se consacrer presque uniquement à sa vie amoureuse pour laquelle il ne manque ni de temps ni de moyen semble-t-il. La relation scandaleuse de Vittoria est le moteur de l'intrigue : non seulement elle est à l'origine de conflits répétés entre les deux soeurs, mais elle sera la cause de la mort de leur mère malade du coeur, prélude à leur propre séparation. Si Vittoria se prépare à quitter leur petite ville natale pour les lumières de la grande ville, Diana se retrouve victime des attentions de ce même Marco, qui lui fait une cour de plus en plus pressante jusqu'a la convaincre d'admettre la mesquinerie de son mariage imminent avec Gianluigi.

  • Les trois mille pages de l'Histoire de ma vie de Casanova s'interrompent brusquement à son retour à Venise en 1774. Il ne mourra que plus de vingt ans après, laissant délibérément dans l'ombre la chronique amère de son déclin. C'est cette période mal connue qu'Elio Bartolini retrace grâce à des témoignages et des documents d'archives.
    Le temps des succès mondains et amoureux révolu, Casanova essuie une suite de revers qui le conduisent à devenir espion à la solde de l'Inquisition vénitienne. En 1782, une ultime bravade contre l'aristocratie de la Sérénissime l'en chasse définitivement : ses errances, qui le mènent dans la Vienne de Mozart et de Da Ponte, s'achèvent en Bohême, où, dans la retraite du château de Waldstein, l'aventurier revit ses heures de bonheur et d'insolence en rédigeant ses mémoires, avant de mourir, en 1798, survivant de l'Ancien Régime, oublié dans une Europe emportée par les tumultes de la Révolution et les victoires de Bonaparte.

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