Michel Tremblay

  • Victoire !

    Michel Tremblay

    1898, au coeur des Laurentides. Après sept années passées au couvent, Victoire tourne le dos à la vie de religieuse qui l'attendait et décide de rentrer à Duhamel pour retrouver son frère Josaphat, orphelin comme elle depuis le décès de leurs parents dans l'incendie de l'église du village. Dans cette élégie romanesque composée par Victoire, Michel Tremblay donne à entendre l'un de ses plus beaux hymnes à la vie, encore une fois porté par une voix de femme aux accents opératiques. Aux sources de la grande saga des Desrosiers (des heures et des heures de lecture aussi cosy que secouante), avec cette histoire exaltée d'un amour interdit, Michel Tremblay livre pour la toute première fois la « genèse de la genèse » de sa monumentale entreprise romanesque.

  • Key West, Floride, paradis défiguré par le tourisme. Benoît, dramaturge vieillissant en panne d'inspiration qui reprend une pièce laissée en suspens, ses trois soeurs comédiennes, le jardin de la maison d'enfance et le doute qui rôde. Michel Tremblay plante un décor et une situation éminemment tchékhoviens pour rendre un hommage vif et vachard à l'un de ses auteurs de théâtre préférés. Entre «bitcheries »et mélancolie, le grand écrivain québécois aborde les rivages du grand âge avec une classe folle et une sincérité saisissante.

  • Au coeur du Plateau Mont-Royal, ce quartier popu-laire de Montréal qui prend des allures de véritable microcosme social, une femme de quarante-deux ans, enceinte de sept mois, devient le centre d'un monde réaliste et fantasmagorique. Dans la journée du samedi 2 mai 1942, alors que tourbillonnent émotions et drames de la vie privée, le romancier met en place, avec un grand bonheur d'écriture, les acteurs du premier tome du puissant cycle romanesque des Chroniques du Plateau Mont-Royal.

  • Sans chichi ni complaisance, ces «Vingt-trois secrets bien gardés», souvenirs déterminants, parfois douloureux, appartiennent à la veine des livres confidences de Michel Tremblay (comme «Bonbons assortis» ou, plus récemment, «Conversations avec un enfant curieux»), plus directement autobiographiques encore que ses grandes fresques. Mais plus qu'un autoportrait, ils constituent son antiroman d'apprentissage. Le « making-off » de l'homme derrière l'oeuvre.

  • Dans le Montréal populaire des années cinquante, Michel Tremblay, par la magie des mots et le jeu des signes, découvrait qu'au fond des livres bat le coeur du monde. Dans la compagnie de Saint-Exupéry, Eschyle, Jules Verne, Victor Hugo, Gabrielle Roy ou Hergé, il entrait en littérature - avec la complicité de sa mère, cette Rhéauna aux reparties si savoureuses qui allait devenir la grosse femme des Chroniques du Plateau-Mont-Royal.
    Un ange cornu avec des ailes de tôle prolonge et amplifie, à travers la mémoire, un véritable chant d'amour à l'unique passion d'une vie : les livres.

  • Inspiré par l'affection qu'il porte à la personne et au personnage de sa mère, Michel Tremblay nous fait remonter dans ce nouveau roman aux origines même de son projet littéraire, bien avant que Nana ne devienne l'universelle Grosse Femme d'à côté.

  • A 76 ans, Marcel a l'âme d'un enfant et le talent d'un artiste. Mers inventées ou montagnes omniprésentes, il peint des horizons monomaniaques, hanté par son environnement depuis que l'asile du coin a fermé et qu'on l'a laissé sortir. Rattrapé par ses cauchemars, Marcel commence un journal, tentative d'apprivoisement des mots, de sa propre folie, de sa mémoire pleine de rage et de fureur. Avec cette variation d'une grande douceur sur l'évaporation du temps et la terrible violence faite à une âme simple«, »Michel Tremblay signe le roman funambule et bouleversant d'une vie volée.    

  • Contient : «La Traversée du continent», «La Traversée de la ville», «La Traversée des sentiments», «Le Passage obligé», «La Grande Mêlée», «Au hasard la chance», «Les Clefs du Paradise», «Survivre ! Survivre !», «La Traversée du malheur».

  • Les quatre personnages de cette cantate du désespoir sont les instruments d'une partition musicale parlée. Seuls leurs mots entremêlés, tricotés les uns aux autres, nous parviennent du fond de leur abîme, écorchés comme leurs vies et lyriques comme leurs âmes. Quand monte cette musique de chambre douloureuse, traversée par un maelström de passions destructrices, on prend la mesure de la misère de Marie-Lou : entre la prison du travail qui abrutit son mari Léopold et l'enfer qu'est devenu leur couple, que lui reste-t-il ?

  • Réédition du Thesaurus «Chroniques du Plateau-Mont-Royal» (Leméac/Actes Sud, 2000), qui contient : «La Grosse Femme d'à côté est enceinte», «Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges», «La Duchesse et le Roturier», «Des nouvelles d'Édouard», «Le Premier Quartier de la lune» et «Un objet de beauté». La Grosse Femme, Thérèse, Pierrette, Edouard, Albertine, Marcel... ce volume est l'occasion de retrouver, dans un Montréal plus vivant que jamais, les personnages hauts en couleur du grand cycle romanesque de Michel Tremblay.

  • Les belles-soeurs

    Michel Tremblay

    Germaine Lauzon a gagné un million de timbres promotionnels mais elle doit les coller dans des livrets avant d'obtenir les mirifiques cadeaux correspondants. Elle demande de l'aide à ses belles-soeurs et voisines pour y parvenir en une soirée.

  • L'enfance de Michel Tremblay est un coffre aux trésors inépuisable. Près de 15 ans après Bonbons assortis, le dramaturge nous offre ici une nouvelle friandise à base de souvenirs de ses toutes jeunes années, bouquet d'instantanés avec sa mère Nana, son père, son frère, ses tantes, son institutrice, sa grand-maman paternelle... comme autant d'échos complices ou d'émanations périphériques à la comédie humaine que constitue son oeuvre.

  • Evocations d'amours multiples et - au bout du compte - heureuses, ce roman est celui d'un couple d'hommes, Jean-Marc et Mathieu, dont la relation d'abord hésitante - ils ont quarante et vingt ans - s'affirme peu à peu, compliquée mais nourrie par une paternité exercée à deux. Dans le Montréal des années 1980, Michel Tremblay décline, entre introspection et tolérance, un bonheur possible, et rappelle, avec force et talent, que «l'amour est rare».

  • Dans le sixième et dernier tome des Chroniques du Plateau-Mont-Royal, la Grosse Femme sait qu'elle va bientôt mourir. Qui prendra soin de son mari, de son enfant, de Marcel et d'Albertine ?
    La Grosse Femme, Thérèse, Edouard, Pierrette, Marcel : les lecteurs de Michel Tremblay connaissent bien tous ces personnages attachants dont les destins croisés tissent, depuis bientôt vingt ans, les Chroniques du Plateau Mont-Royal. Avec Un objet de beauté, une nouvelle pierre est ajoutée à l'édifice. A Montréal, au mois de mars 1963, alors que l'hiver donne ses derniers assauts, Marcel, un grand enfant de vingt-trois ans, apprend que sa tante Nana est atteinte d'une grave maladie et que ses jours sont comptés. Comment cet enfant-fou, à la sensibilité exacerbée, habité par des visions et qui mène contre le réel une lutte dérisoire et permanente, réagira-t-il à ce nouveau coup du sort ?
    Avec ce sixième tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Michel Tremblay fait une grande joie à ses lecteurs. Dans cet univers de désespoir tranquille, la résignation le dispute à l'âpre désir de s'élever et de rompre avec la spirale des éternels recommencements. Cependant, par la grâce et par la tendresse du romancier, les Marcel, Albertine et Nana sont rachetés et accèdent à une grandeur qui les dépasse. Un objet de beauté jette les éclats sombres d'un grand roman.

  • A 30ans, Albertine sait déjà que la grandeur du ciel n'arrivera jamais à contenir sa rage de vivre. A mesure qu'avance l'horloge de son destin, le moteur du monde se met à tourner à vide et ses enfants chavirent : Thérèse n'a jamais valu une larme et Marcel sombre dans la folie. Ainsi Albertine survit-elle à 70 ans, en ayant abandonné la vie, préférant entretenir, dans la polyphonie de ses âges et loin du danger des hommes, un grand malheur tragique au lieu d'un petit bonheur médiocre comme celui de sa soeur Madeleine. " Les signes du Ciel viennent rarement d'en haut ", disait leur mère Victoire.

  • Ici, le couple du Coeur découvert (Babel n° 167), roman des amours heureuses, éclate : Mathieu, après dix ans de vie commune, déménage et met un terme à une relation qui s'était étiolée.
    Jean-Marc, entre effondrement et désespoir, donne corps au seul projet possible : il part pour Key West, et là, dans la capitale des artistes et des prix Pulitzer peu à peu devenue le mouroir de l'Amérique, il apprend à accepter la douleur et tente d'affronter le sentiment de culpabilité qui l'assaille.

  • Une suite d'épisodes drôles, touchants ou doux-amers, dans lesquels la naïveté de l'enfant Tremblay est dessinée d'une plume moqueuse.

  • Entre les colombes et les vautours, Thérèse, Pierrette et Simone, les trois fillettes inséparables de l'école des Saints-Anges, ouvrent soudain les portes de la connaissance.
    En quatre journées menées, au rythme d'une symphonie de Brahms, ces personnages rencontrent l'hostilité de mère Benoîte-des-Anges, marâtre et cruelle directrice, alors que vont bon train les préparatifs de la Fête-Dieu. Ce roman entre ciel et terre, où le mysticisme le dispute à l'hypocrisie et au mensonge, est le second tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal. Son action, toujours dans le Montréal prolétaire de 1942, se situe un mois après les événements racontés dans La grosse femme d'à côté est enceinte (Babel n 179).

  • Mais mon coeur chavira aussitôt que le rideau fut ouvert.
    (...) Derrière, c'était tellement magique avant même qu'un seul personnage n'apparaisse que j'en eus le souffle coupé. (...) ce morceau de carton ou de bois ressemblait vraiment à un arbre même s'il n'en avait que vaguement l'allure ; le ciel, derrière, trop bleu pour être vrai, l'était quand même, comme les fleurs trop grosses, la balançoire trop jaune... Tout était bâti tout croche mais tout était tellement beau ! Et que dire de la maison ! Une maison comme dans les livres, voilà, c'est ça qui me ravissait le plus : une maison comme dans les livres s'élevait là, devant mes yeux, grande et belle et dont jailliraient, je le sentais, des merveilles.

  • Le Paradise est ce club du Red Light de Montréal qui, en 1930, accueille les vieux garçons dans un espace nommé le ringside. C'est là qu'Édouard Tremblay aimerait bien faire son entrée dans le "grand monde", peu après son embauche comme vendeur de chaussures sur l'avenue du Mont-Royal. Car à presque dix-huit ans il est déjà emporté par le double qui l'habite, cette duchesse de Langeais qui deviendra son personnage de folle des nuits de la métropole.
    Et c'est aussi au Paradise que travaille la mère de Nana, Maria Desrosiers, toujours aux prises avec "cette boule dans la gorge, ce poids sur son coeur". Autour d'elles s'agitent les membres des deux familles, à la merci de ce "maudit destin qui ne mène jamais où on veut aller" : Ti-Lou et Maurice, Victoire et Télesphore, Albertine et Madeleine, Teena, et l'inconsolable Josaphat-le-Violon, qui se réfugie à l'asile Saint-Jean-de-Dieu.

  • Août 1915, Montréal suffoque et la guerre fait rage en Europe. Maria amène ses enfants, Nana et Théo, en .Icances à Duhamel, clans les Laurentides, en compaanie de ses soeurs, Teena et Tititte. Avec une finesse de peintre jouant des infinies nuances de la lumière, Michel Tremblay fait se rencontrer lors de cette escapade initiatique l'âme des plus vieilles montagnes du monde, dit-on, et celles de ces femmes attachantes, prises dans des lignes de vie aux parcours étourdissants, qui tissent de livre en livre la toile de La Diaspora des Desrosiers. Confidences et secrets de famille fusent jour et nuit clans ce roman gorgé d'émotions fortes, célébration du pouvoir de la nature clans la formation de l'humain. La contrée fabuleuse des sentiments de Nana devient une vaste forêt enchantée et dangereuse où s'agitent aussi, dans les remous de son anima, les lapins d'Alice et les diables de la Chasse-Galerie.

  • Une soirée d'opéra - au programme, roméo et juliette - qui se transforme en odyssée nocturne au coeur de montréal, et voilà jean-marc, le narrateur de cette histoire, cynique candide, courant à la perte.
    De sa virginité. du café el cortijo au cabaret des quatre coins du monde, michel tremblay nous propose le parcours initiatique d'un jeune " beatnik " qui découvre un monde burlesque de folie et de transgression, oú les passions se déchaînent, oú partout éclatent le mensonge et la vérité dans l'urgence du désir.

  • Les vues animées

    Michel Tremblay

    A Montréal, dans les années cinquante, le cinéma ne s'appelait pas cinéma.
    On disait plutôt les " vues animées ", comme un écho aux motion pictures américaines. En douze récits autobiographiques et initiatiques, Michel Tremblay raconte ainsi sa découverte, enfant, des cinémas français, américain et québécois. Les Vues animées, c'est douze temps forts dans la formation d'une identité d'écrivain, douze scènes attachantes où la vie quotidienne d'un petit garçon du Plateau Mont-Royal s'alimente à la vie merveilleuse que déploient sous ses yeux Bambi, La fille des marais, Vingt mille lieues sous les mers, Cendrillon, Blanche-Neige et les sept nains, Coeur de maman, Les visiteurs du soir....

  • Au coeur du quartier latin de montréal, céline poulin sert de nuit des hamburger platters et des spaghettis à la faune des étudiants paumés, des travestis, des putes et des folles de la main, ce boulevard saint-laurent mal famé.
    En aidant une étudiante à passer une audition, elle met en marche une bombe à retardement. a fréquenter les aventuriers du théâtre des saltimbanques, oú un jeune metteur en scène prometteur monte les troyennes d'euripide, céline moulin voit s'ouvrir devant elle un monde de faux-semblants et d'espoirs déçus, proche de l'incurie de sa mère alcoolique et tyrannique. lorsque le metteur en scène veut lui confier le rôle de la suivante d'hécube, le sort en est jeté.
    Entre le théâtre d'euripide et celui de la main de montréal qui se prépare pour l'exposition univerelle de 1967, le souffle balzacien de michel tremblay donne la parole à des personnages plus grands que nature, pour qui la vie est une comédie qui cache une tragédie cruelle et impitoyable.

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