Gallimard

  • Comment dire adieu à un être cher alors que le monde entier est frappé par une crise sanitaire, que le défunt repose au Nigeria et que ses enfants sont bloqués en Angleterre et aux États-Unis? Le père de Chimamanda Ngozi Adichie vient de mourir. Séparée de ses proches, cette dernière vit un deuil empêché et solitaire. Elle écrit alors sous la forme de courts chapitres, composés comme des soubresauts de chagrin et de rage, où l'amour et l'admiration qu'elle portait à son père explosent à chaque page.James Nwoye Adichie a traversé plusieurs époques de l'histoire du Nigeria. S'il a transmis la culture et la langue igbos à ses enfants, essentielles à l'oeuvre de l'autrice, il s'est aussi élevé contre certaines traditions de son pays. En partageant des anecdotes familiales simples et touchantes, Chimamanda Ngozi Adichie rend hommage au professeur émérite de l'université du Nigeria, mais surtout au père humble et aff ectueux qu'il était, son «dadounet originel».La perte se voit ainsi transcendée par l'amour et la transmission.

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  • C'est une histoire d'obsession qui anime Patti Smith, d'obsession créatrice, que l'on retrouve sous différentes formes dans cet ouvrage très personnel. De passage à Paris, l'artiste observe tout et absorbe tout. À la manière d'un journal intime, elle retranscrit ses impressions qui viendront nourrir « Dévotion », la nouvelle qui compose le coeur du livre et lui donne son titre.
    C'est en quittant la capitale à bord d'un train que l'inspiration la saisit. L'histoire d'une jeune fille et de son obsession pour le patin à glace ; celle d'un homme à l'intelligence cruelle, obnubilé par sa quête d'objets précieux. L'oeuf au plat parfaitement rond du café de Flore où elle a pris son petit déjeuner la veille se transforme alors en étang gelé. L'esprit libre de Simone Weil dont elle a recherché la tombe quelques jours plus tôt se réincarne dans l'énigmatique personnage d'Eugenia. Dans ce conte poétique et glaçant, Patti Smith revisite le Faust de Goethe au féminin.
    Enfin, l'auteur achève son voyage en se rendant dans la maison familiale d'Albert Camus, où elle est autorisée à parcourir le manuscrit inachevé du Premier Homme, la rapprochant un instant de l'un de ses grands modèles.
    Avec Dévotion, Patti Smith nous offre un aperçu émouvant de son processus d'écriture mais aussi une réflexion sur ce qui la pousse à écrire, encore et toujours.

  • «Il n'est pas rare qu'on me demande pourquoi je n'écris pas des romans qui parlent de notre temps. Une possibilité, c'est de répondre que depuis des années j'écris bel et bien un gros livre sur notre temps, mais dans la presse, sous forme d'articles.»Bienvenue au Nouveau Barnum, un livre qui s'amuse à nous offrir le spectacle du quotidien. On y croise entre autres Mario Vargas Llosa ou Raymond Carver, on s'assoit pour méditer dans des bibliothèques à Mumbai ou dans des gares à Hanoï, et on discute football, rugby et corrida tout en gardant un oeil sur l'actualité.À travers ce recueil d'articles parus en Italie entre 1990 et 2016, qui emprunte son nom au cirque Barnum, réputé pour ses freaks, l'auteur des Barbares nous invite à partager son regard plein d'humour et de simplicité sur un monde rempli de tours de magie et de phénomènes en tout genre.

  • Moscou, 1939. Le biologiste Rudolf Mayer a parcouru plus de huit cents kilomètres pour présenter aux autorités ses recherches sur une souche hautement virulente de la peste. Ce n'est qu'après cette réunion qu'il comprend qu'il a été contaminé, et que toutes les personnes qu'il a croisées peuvent l'être également.
    La police soviétique déploie alors un très efficace plan de mise en quarantaine. Mais en ces années de Grandes Purges, une mise à l'isolement ressemble à une arrestation politique, et les réactions des uns et des autres peuvent être surprenantes.
    Dans ce texte datant de 1988, Ludmila Oulitskaïa donne à voir ce qui peut se passer lorsqu'une épidémie éclate au coeur d'un régime totalitaire. Découvert en Russie au printemps 2020, ce texte inédit, plein d'humour et d'humanisme, résonne singulièrement dans le contexte mondial de la pandémie de coronavirus.

  • Patti Smith a qualifié ce livre de «carte de [son] existence». En dix-huit «stations», elle nous entraîne dans un voyage qui traverse le paysage de ses aspirations et de son inspiration, par le prisme des cafés et autres lieux qu'elle a visités de par le globe.

    Après Glaneurs de rêves (2014), Patti Smith nous propose un nouveau livre inclassable, profondément sensible et sincère, illustré par les photographies en noir et blanc qu'elle prend depuis toujours, et qui confirme qu'elle est l'une des artistes actuelles les plus singulières.

  • L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers la Californie, l'Arizona, le Portugal et le Kentucky, un fantastique carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, l'année charnière de ses soixante-dix ans. Le souvenir des lieux se mêle au paysage intérieur de l'artiste, et tout ce qu'elle a vu, rêvé ou lu, coexiste dans ce pays des merveilles tout personnel. Elle croise ainsi un cortège de fantômes aimés et admirés, parmi lesquels Roberto bolaño, Jerry Garcia, mais aussi, et surtout, deux amis chers au crépuscule de leur vie : le dramaturge Sam Shepard et le producteur de musique Sandy Pearlman.
    Patti Smith tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes et politiques, sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.

  • Que ressent-on devant une oeuvre d'art? La partition que joue Antonio Tabucchi dans ses Récits avec figures nous fait voyager à travers ses textes inspirés, de façon apparente ou non, par des peintures, des dessins et des photographies. Entre jour et nuit, pluie, soleil et songes, ce recueil explore et célèbre le lien de toujours entre l'art et la littérature. L'auteur nous emmène à Lisbonne, en Toscane, auprès de Pessoa ou au coeur de l'oeuvre de Robert Louis Stevenson, par le biais de nouvelles, de courts textes analytiques ou de récits à la frontière entre la rêverie et l'autobiographie.

  • Cinq ans après la parution en France des Barbares, Alessandro Baricco poursuit son exploration des effets de la mutation que connaît notre société. Aujourd'hui acceptée, la révolution en cours est vouée à modifier notre structure mentale et notre mode de vie. Pour expliquer ce monde nouveau, Alessandro Baricco dresse une cartographie de la situation, en même temps qu'il remonte le temps pour tenter d'établir un historique des événements fondateurs qui ont contribué à forger nos nouvelles habitudes. De l'invention du jeu vidéo jusqu'au bouleversement qu'a représenté l'iPhone, chaque nouvel outil a participé à changer notre rapport au monde, un monde requalifié de Game, où les problèmes deviennent des parties à gagner, et dans lequel le jeu est élevé au rang de schéma fondateur.
    Un essai documenté et accessible dans lequel le lecteur pourra puiser quantité d'informations utiles à sa propre réflexion.

  • Dans cette lettre adressée à une amie venant de mettre au monde une petite fille, Chimamanda Ngozi Adichie livre en quinze points ses conseils pour élever celle-ci dans les règles de l'art du féminisme.
    Après Nous sommes tous des féministes, l'auteure d' Americanah examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples concrets tirés de sa propre expérience.
    Elle aborde notamment la question de l'importance de l'accomplissement de soi avant tout en tant qu'individu, de la participation essentielle du père à l'éducation de l'enfant, de la théorie de genre et ses aberrations ou encore de celle du mariage qui ne doit pas représenter pour une femme un aboutissement.
    Cette missive, pleine d'affection et parfois d'ironie, s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l'enfant qui subsiste en chacun de nous. Chacun y trouvera les clés pour adopter une ligne de conduite féministe, c'est-à-dire croire en la pleine égalité des sexes et l'encourager.

  • Ami Paul : lettres à Paul Eluard ; juin 1948-décembre 1949 Nouv.

    En 1948, Jacqueline Duhême a vingt ans. Elle est apprentie dans l'atelier de Matisse. Elle s'y languit de Paul Eluard, qu'elle aime et qui lui écrit peu. Dans ses lettres quotidiennes, elle lui raconte sa vie auprès du maître et les visites d'amis célèbres, comme Chagall, Picasso, Skira et Prévert, déjà. Jacqueline orne les lettres de croquis et de dessins colorés. Chaque enveloppe est un petit tableau.Ce livre reproduit un large choix des lettres, retraçant ainsi l'évolution du sentiment qui, du chagrin amoureux, se mue en une tendre amitié qui n'exclut pas les commandes:Jacqueline demande parfois au poète un conte à illustrer. La beauté et l'espièglerie des dessins de ces lettres nous font assister à la naissance de la célèbre imagière qu'est Jacqueline Duhême.

  • "Toutes les mythologies parlent, soit d'un centre original du monde, soit d'un arbre sorti de terre et qui gagne le ciel, soit d'un mont sacré, en tout cas d'une possibilité de communication avec l'au-delà. Or, il faut que cette possibilité existe, que l'arbre ou la montagne soit là pour de vrai, au même titre que l'Everest ou le mont Blanc. C'est ce que pense l'auteur du récit et il réunit une expédition pour découvrir le mont Analogue.
    La description des membres de l'expédition permet à René Daumal d'exprimer sa fantaisie. La base du mont est finalement découverte : c'est la courbure de l'espace qui empêchait de la voir. Le récit est inachevé, mais il est assuré que l'expédition, qui a disparu à nos regards de lecteurs, poursuit son ascension. Naturellement, les personnages et les circonstances du Mont Analogue sont symboliques : telle est la littérature quand elle se veut utile à l'homme.
    Dans la circonstance, elle éveille doublement, car toutes les phrases portent. Cela tient à l'intelligence très personnelle de René Daumal et à ce qu'on pourrait appeler son lyrisme de l'ironie".
    Roger Nimier

  • Son nom est Vuitton, « tête dure » en patois jurassien, il a tout juste treize ans mais de la détermination à revendre lorsqu'il quitte, en sabots et sans pain, le moulin familial pour échapper à sa marâtre. Une marche initiatique qui le conduit en deux ans à Paris où il trouve à sêmployer auprès de Maréchal, le layetier-coffretier-emballeur le plus en vue du faubourg Saint-Honoré. Sa bonne étoile ne le quittera plus.
    D'une plume alerte, Caroline Bongrand retrace l'ascension de ce jeune audacieux, artisan virtuose et visionnaire dans une capitale transformée par Haussmann. Lorsque Eugénie de Montijo devient impératrice des Français, elle garde auprès d'elle son emballeur préféré auquel la lie une amitié aussi vraie que durable. lnstallé à son compte en 1854 Louis Vuitton, porté par les fastes du Second Empire, ne cessera plus d'innover pour créer des malles adaptées aux tenues les plus extravagantes et aux voyages les plus lointains, faisant de sa propre existence un roman.

  • Au coeur de la vallée de Jezréel, dans le nord d'Israël, Meir Shalev cultive son jardin bien-aimé. De sa plume, il donne vie à cette parcelle de terre, évoque les couleurs, les parfums et les sons qui la peuplent, au rythme des saisons qui défilent. Il décrit les paysages, mais converse aussi avec les vrais propriétaires du lieu : oiseaux, hérissons et autres amis. Dans cette collection d'impressions sur son jardin sauvage, l'amour de ce jardinier passionné pour son terrain dont il connaît tous les recoins transparaît à chaque ligne.
    Tout en distillant avec humour anecdotes et conseils, Meir Shalev invite à une méditation sur ce que la nature peut nous apprendre de nous-mêmes.

  • Pef est né avec un guidon entre les mains. Pour lui, un vélo n'est pas autre chose qu'un avion rivé au sol mais qui s'incline avec grâce dans les virages. À seize ans, parti de la région parisienne, il rejoint sa grand-mère bourguignonne, distante de trois cent quatre-vingts kilomètres. Quarante-trois ans plus tard, il effectue le même trajet... à moto. Tours de roues mais aussi tour du monde de ses souvenirs.
    Dans une langue inventive et poétique, l'auteur des Motordu nous entraîne sur la nationale 6, le cordon ombilical qui le relie à son pays natal. Voici le livre des jours heureux.

  • Qui connaît Archibald Leach ? Le gosse de Bristol abandonné par son père, qui commence comme acrobate dans une troupe de cirque, part seul émigrer aux Etats-Unis, adopte le pseudonyme de Cary Grant et devient rapidement la coqueluche d'Hollywood, et le restera pendant près de 40 ans. Dès le début de sa carrière, voulant briser l'image de sosie de Gary Cooper qu'on voit en lui, il rompt ses contrats avec les grosses sociétés de production (Paramount, RKO, Columbia Pictures) et devient le premier acteur indépendant. Il reprend le contrôle de sa carrière, choisit les films dans lesquels il tourne, donne son avis sur les réalisateurs pressentis par les studios et sur ses partenaires à l'écran. Il tiendra le premier rôle de 72 films ; et sera (avec James Stewart) l'un des acteurs fétiches d'Hitchcock. Mais derrière l'acteur génial se cache un homme anxieux, colérique, dépressif. Dans les années 1950 il connaît une grave crise existentielle, qui le mène à l'expérience du LSD, de l'hypnose, de la psychanalyse. Sa vie privée a toujours été à la fois surexposée et mystérieuse. Au début de sa carrière, et pendant 12 ans, il vit en colocation avec son meilleur ami, acteur comme lui, dans une grande maison à Malibu ; les rumeurs sur leur relation homosexuelle (interdite par le Code Hays) vont bon train, et poursuivront Cary Grant toute sa vie.Cary Grant incarne une "masculinité de papier glacé". Martine Reid démonte brillamment ce mythe, tout en nous racontant la passionnante histoire de l'un des plus grands acteurs du XXe siècle. Cary Grant n'a jamis pu coïncider avec lui-même : sa seule véritable identité, c'est celle de ce monde de fiction et de fantasmes qu'est le cinéma. Les zones d'ombre demeurent... et le mythe perdure.

  • Au nom de la mère nous propose une réécriture de la Nativité. Dans son court récit, Erri De Luca s'empare de l'histoire la plus connue de l'humanité, qu'il articule autour de la figure de Marie. Ou Myriam, une simple jeune femme juive, fiancée à Joseph quand elle tombe enceinte, et qui sait ce que cette grossesse avant le mariage signifie aux yeux de la Loi. Puis, nous cheminons avec elle vers Bethléem, vers la délivrance et le début d'une tout autre histoire.
    Sous la plume du romancier italien, l'histoire de la Nativité trouve ainsi un ancrage nouveau dans le contexte hébraïque, et se féminise, comme s'il était temps de rétablir un équilibre avec la formule « Au nom du père » retenue par la chrétienté.

  • Malraux et le Bangladesh Nouv.

    Septembre 1971. Voici cinquante ans, André Malraux s'engageait pour l'indépendance du Bangladesh, dont le peuple et les intellectuels étaient victimes de la répression du Pakistan, auquel ils étaient rattachés depuis la partition du sous-continent indien en 1947. L'écrivain, ancien ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, était-il vraiment prêt, à presque soixante-dix ans, à prendre le commandement d'une brigade de volontaires internationnaux, comme il le dit et l'écrivit à la suite de son « Appel pour le Bengladesh » ?
    Devant les millions de victimes et réfugiés, le gouvernement provisoire du Bangladesh, installé à Calcutta, avait interpellé la communauté politique et intellectuelle internationale avec le soutien indien. André Malraux, personnellement approché, fut l'un des rares intellectuels français qui répondirent à cet appel au secours ; sa fascination pour l'Inde et la figure de Gandhi l'y rendit sans nul doute plus sensible. Il s'attira ainsi l'admiration de jeunes intellectuels, parmi lesquels Bernard-Henri Lévy, et suscita l'engagement, entre septembre et décembre 1971, de nombreux volontaires. Du 22 au 24 avril 1973, Malraux accomplit au Bangladesh, devenu indépendant à la suite de l'intervention armée de l'Inde, un voyage triomphal, où il fut reçu comme un chef d'État.
    Michaël de Saint Cheron, qui découvrit, fasciné, Malraux à travers le documentaire télévisé sur son voyage de la reconnaissance (réalisé par Philippe Halphen), diffusé le 6 juillet 1973, révèle ici les pièces du dossier restées enfouies durant cinquante ans, et montre comment le Bangladesh occupa une place tout à fait insoupçonnée dans la vie d'André Malraux au cours des années 1971-1974.

  • Noir d'ivoire / Violet cardinal / Indigo / Vert cinabre / Ocre jaune / Rouge vermillon / Blanc d'argent.

    Richard Texier livre ici sa gamme de couleurs, matrice imbibée de vie et d'imaginaire d'où a jailli sa pratique picturale. En sept récits, la couleur délivre peu à peu la vérité de la mémoire intime du peintre. Cet art poétique fonde sa vision du monde et en retrace la genèse. En dressant un répertoire de couleurs identitaires, il raconte la naissance de l'oeuvre à travers la matière et nous offre la possibilité d'entrer, avec une joie communicative, dans une compréhension charnelle du geste pictural.

  • Brigitte Lozerec'h raconte ici ses quarante années d'un long et tumultueux compagnonnage amoureux avec Jean-Jacques Pauvert, figure à part de l'édition française. Elle en sera la dernière épouse.A vingt ans, elle entend parler pour la première fois de cet éditeur qui avait pris la défense d'Albertine Sarrazin, jugée sévèrement par la presse pour s'être prostituée à l'âge de seize ans après son évasion de prison. «Si j'écris, moi aussi, les laideurs de l'enfance et de l'adolescence infligées par le frère aîné et les cousins, s'était dit Brigitte Lozerec'h, cet éditeur me protégera ...». Elle mettra plus de dix ans à exhumer ses tourments publiés en 1982 sous le titre L'Intérimaire, qui connaîtra un grand succès de librairie.Au long des années, elle découvre dans l'éditeur du marquis de Sade un homme attentif, pudique, aux multiples facettes qui en cachent de plus sombres. Elle rencontre quelques célébrités qui lui révèlent que les triomphes peuvent cacher de grandes solitudes.Après un temps d'éloignement, les amants se retrouvent:le séducteur a pris de l'âge et Brigitte s'installe près de lui, sur la Riviera. Ils partagent alors une vie simple dans l'harmonie des heures de lecture au bord de la Méditerranée, et une activité forestière dans la colline qui surplombe la maison.

  • « Je ne m'étais jamais mise auparavant dans les conditions d'écrire par obligation » confie Elena Ferrante en ouverture de ce recueil. À travers ces cinquante et une chroniques, originellement publiées de façon hebdomadaire dans le Guardian tout au long de l'année 2018, l'auteure nous révèle beaucoup de sa personnalité. L'écriture sous contrainte devient l'occasion d'une créativité nouvelle laissant beaucoup de place à l'intuition. Au hasard de thèmes universels, se dessine un questionnement aigu de l'identité. Évoquant tour à tour la société, la politique, l'écriture, le cinéma, la ville, Elena Ferrante se raconte. Dans une introspection presque inédite, elle réfléchit aux liens familiaux, amicaux, à la maternité, toujours attentive à affirmer la puissance du féminin.

  • Dans un grenier à Stockholm, Daniel Birnbaum trouve un classeur abandonné portant la mention « Papiers laissés par Imm ». Les documents ainsi conservés ont appartenu à son grand-père Immanuel et dévoilent l'incroyable histoire de ce journaliste, connu par son nom de plume « Dr B. », qui arrive en Suède comme réfugié au début de la Guerre. Fils du cantor de la synagogue de Königsberg, converti au protestantisme, condisciple de Walter Benjamin, Immanuel Birnbaum a fui le nazisme en 1933 pour être correspondant de journaux de langue allemande en Europe.
    À l'automne 1939, la capitale suédoise est au centre des négociations diplomatiques intenses, et Immanuel est aspiré dans un monde de double jeu. D'un côté, il travaille pour la maison d'édition Fischer repliée à Stockholm, et aide des espions britanniques à diffuser de la propagande en Allemagne. Mais, d'un autre côté, dans une lettre rédigée à l'encre sympathique, il dévoile à de mystérieux correspondants allemands le plan anglais de faire sauter le port d'Öxelösund par lequel transite une partie du minerai de fer nécessaire aux industries de guerre allemandes. Cette action devait forcer la Suède neutre à entrer en guerre. La lettre est interceptée et Immanuel est arrêté par les autorités suédoises.
    Dans Dr B., Daniel Birnbaum raconte ainsi sous forme romanesque ce qu'a vécu son grand-père en Suède à une période chaotique et éprouvante. Est-il un espion, un résistant, ou un journaliste manipulé ? Mais où commence la fiction ? Car le personnage principal du Joueur d'échecs de Stefan Zweig s'appelle lui aussi « Dr B. ». Il ne s'agit sûrement pas d'une coïncidence.

  • TLe 16 mars 2005, les archives concernant L'affaire de l'esclave Furcy étaient mises aux enchcres, ´r l'hôtel Drouot. Elles relataient le plus long proccs jamais intenté par un esclave ´r son maître, trente ans avant l'abolition de 1848. Cette centaine de documents des lettres manuscrites, des comptes rendus d'audience, des plaidories illustrait une période cruciale de l'Histoire.
    Les archives révélaient un récit extraordinaire : celui de Furcy, un esclave âgé de trente et un ans, qui, un jour d'octobre 1817, dans l'île de la Réunion que l'on appelle alors île Bourbon, décida de se rendre au tribunal d'instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté.
    Aprcs de multiples rebondissements, ce proccs, qui a duré vingt-sept ans, a trouvé son dénouement le samedi 23 décembre 1843, ´r Paris.
    Malgré un dossier volumineux, et des années de procédures, on ne sait presque rien de Furcy, il n'a laissé aucune trace, ou si peu. J'ai éprouvé le désir le désir fort, impérieux de le retrouver et de le comprendre. De l'imaginer aussi.t Mohammed Adssaoui.

  • « Joue le jeu. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n'aie pas d'intentions. Evite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Implique-toi et méprise la victoire. N'observe pas. N'examine pas, mais reste prêt pour les signes. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans la profondeur, prends soin de l'espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu'enthousiasmé ».

    C'est par ces mots, reprenant la célèbre invitation faite dans le poème dramatique Par les villages (Gallimard, 1983), que Peter Handke a ouvert son discours de réception du Nobel en décembre dernier, à Stockholm. Il nous invite, dans ce bref texte qui le reproduit, à entrer pleinement dans sa poétique, décrite de façon très personnelle et souvent au moyen d'anecdotes venues de l'enfance. La mère de l'auteur, et ses langues (le slovène et l'allemand de la Carinthie), ont en effet joué un rôle crucial dans la vie d'écrivain de Handke, et sont évoquées au même titre que des références aussi diverses que les westerns de John Ford, une chanson de Bob Marley et des litanies slaves entendues sous les arcs romans d'une église. Ce discours prend ainsi des allures d'autobiographie littéraire capable d'éclairer les livres de Peter Handke, qu'il appelle ses « excursions épiques », ses « expéditions-en solitaire », et offre un portrait étonnant, presque intime, du grand écrivain autrichien.

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