Littérature générale

  • Les Misérables, dit Victor Hugo, "sont l'un des principaux sommets, si ce n'est le principal, de mon oeuvre".
    Commencé place des Vosges en 1845, terminé à Guernesey en 1862, le livre; aussitôt publié, connait un succès sans précédent. "Je ne sais s'il sera lu par tous, mais je l'ai écrit pour tous ", confie Hugo. Et, d'une certaine manière, il a atteint son but, Peu de romans sont aussi connus que Les Misérables. autant traduits, joués, filmes, chantés, mais aussi tronqués, simplifiés, appauvris... A travers une importante sélection de documents et d'oeuvres anciennes, modernes et contemporaines, cet ouvrage largement illustré et enrichi des contributions de grands spécialistes propose de rappeler l'insondable profondeur de ce récit et d'en faire résonner les étonnants échos contemporains.

  • Quelle est la vie d'une oeuvre littéraire, quelles relations se tissent entre un texte et l'imaginaire de ses lecteurs, comment un roman s'incarne-t-il dans d'autres domaines artistiques ? Explorant différentes formes d'adaptation, cet ouvrage révèle la force visuelle de L'Homme qui rit, l'un des romans les plus fascinants de Victor Hugo.
    Paru en 1869, ce roman-épopée met en scène Dea, voyante aveugle, et Gwynplaine, enfant trouvé dont le visage, mutilé, est défiguré par un rire permanent. Roman de révolte et d'amour, abondamment illustré, ce roman n'a rien perdu de sa portée politique et philosophique et a suscité de nombreuses adaptations, cinématographiques, théâtrales, graphiques.
    Si l'atmosphère onirique, baroque et foisonnante du roman se retrouve dans de magnifiques dessins de Victor Hugo ou de nombreuses éditions illustrées, le personnage monstrueux de Gwynplaine a surtout marqué le cinéma, de l'adaptation expressionniste de Paul Leni au récent film de Jean-Pierre Améris, en passant par ses avatars issus de Batman, du Dahlia noir ou de L'Apollonide, souvenirs de la maison close, mais également le spectacle vivant et la bande dessinée, comme en témoignent trois entretiens inédits.

  • KIRAZ est né au Caire en 1923, mais c'est à Paris qu'il a commencé sa carrière de dessinateur de presse. À la demande de Marcel Dassault, en 1959, Kiraz quitte définitivement le dessin politique et crée " Les Parisiennes " pour le magazine Jours de France.
    Kiraz a toujours considéré son oeuvre comme une forme de journalisme. De fait, " Les Parisiennes " sont un miroir de comportements féminins depuis les années cinquante. À partir des années soixante-dix, leur notoriété gagne de nombreux pays et s'impose dans le monde de la publicité.
    Il fait toujours bon de retrouver les Parisiennes de Kiraz. "Ce sont elles, les maîtresses du monde", disait leur fameux auteur. Qui n'a jamais succombé à leur esprit cocasse - parfait reflet de la société de leur époque - leurs facéties, leurs mimiques oe
    Gouaches originales, peintures inédites, dessins, reportages, croquis, photographies, coupures de presse, affiches publicitaires : l'ouvrage présente le travail de l'artiste Kiraz et ces célèbres Parsiennes, jeunes filles déluréeset piquantes, qui ont illustrés nombre de magazines français dès les années 1960.

  • Ateliers d'artistes, maisons d'écrivains oú l'intelligence et le talent avaient pris leurs quartiers quelques années ou toute une vie.
    Fidèle à sa nature d'artiste, george sand avait élu domicile dans la nouvelle athènes, patrie du romantisme. du square d'orléans au jardin secret de la rue chaptal - désormais musée de la vie romantique -, ce premier titre de la collection " petites capitales " invite à revoir les lieux privilégiés de l'inspiration de la romancière. en poussant la porte des salons oú sont réunis les souvenirs pieux de l'écrivain, parmi les å'uvres de delacroix, ingres et ary scheffer, les hôtes de la rue chaptal entrent dans l'intimité d'un monde.

  • Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition qui aura lieu à la Maison de Victor Hugo du 5 novembre 2010 au 20 février 2011 dans le cadre du mois de la Photo. Elle présente un ensemble de plus de 200 photographies issues des collections de la Maison de Victor Hugo, de Roger-Viollet et de la MEP (Maison européenne de la Photographie). De 1852 jusqu'au début des années 1980, cette exposition offre au public une sorte de rétrospective.

    Ce catalogue nous dévoile, en premier lieu, ces visages d'hommes et de femmes souvent célèbres mais il est aussi une histoire de la photographie et de son ambition d'exprimer mieux encore que les mots peuvent le faire. Tout naturellement les fonds des trois institutions se suivent chronologiquement.
    Parmi les écrivains représentés, Victor Hugo fait figure de précurseur. La manière très personnelle et romantique qu'il a d'aborder la photographie atteste qu'il est parfaitement conscient de la force d'évocation poétique du portrait photographique. Ses portraits témoignent des liens étroits entre l'écrivain et ses photographes, entre littérature et photographie. Cette permanence du regard photographique sur l'écrivain exprime une certaine intemporalité du portrait, celui de Victor Hugo sais par Nadar mis en regard avec ceux d'André Malraux fixés par Henri Manuel et Irving Penn.
    Les collections Roger-Viollet offrent le pendant journalistique et invitent à une plongée dans le travail des reporters et photographes du studio entre le début du XXe siècle et la fin des années 1950. La diversité des points de vue de l'auteur que les besoins et exigences de la presse au fil du temps.
    Enfin, la collection de la MEP, représentative de la photographie de l'après-Seconde Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui, les associations entre les photographes et les écrivains les plus renommés de leur époque sont très nombreuses (Gisèle Freund/Jean-Paul Sartre, Denise Colomb/Antonin Artaud, Robert Doisneau/Jacques Prévert, Irving Penn/Colette, etc). Ces photographies rappellent la forte complicité qui réunissait hommes et femmes de lettres et gens d'image.

  • Antoine Bourdelle (1861-1929) emportait toujours carnets et feuilles de papier dans ses déplacements.
    Il n'avait de cesse d'y consigner ses impressions, et parfois, moins dans la hâte, d'écrire de véritables relations de ses périples. Bourdelle ne fut jamais grand voyageur, ni aventurier, sinon de l'instant. Les pages recueillies le voient déambuler en Belgique, sillonner campagnes et villages du sud-ouest de la France, rapporter un lent et délicieux voyage qui de Paris le mène sur la côte d'Azur et jusqu'à Turin, en compagnie de son épouse et de sa petite Rhodia, parcourir les allées du British Museum à Londres comme celles des pinacothèques de Munich, Berlin ou Vienne, évoquer les oeuvres de Michel-Ange, Véronèse, Cézanne, Rodin, Bocklin...
    A un texte près, l'ensemble est inédit. Témoignage de la frénésie d'exister et d'écrire de Bourdelle, qui cherche à retenir chaque moment intensément vécu, ces pages, diablement personnelles, proches parfois du journal intime, portent toutes la voix singulière et puissante du sculpteur-poète.

  • Sculpteur par passion et par vocation, antoine bourdelle (1861-1929) enseigna longtemps son art.
    Il marqua de son empreinte l'atelier de sculpture de l'académie de la grande chaumière au coeur du quartier montparnasse où, de 1909 à 1929, il forma avec exigence et enthousiasme un grand nombre de jeunes artistes à l'art de la sculpture, leur dispensant d'étonnantes leçons de vie. constituant l'un des rares témoignages d'un sculpteur sur son art, les cours et leçons à /académie de la grande chaumière rendent compte dans le même temps du talent d'écrivain de bourdelle et font entendre la voix impétueuse et spontanée du maître.
    Souvent mentionnés mais jamais précisément cités, ces cours et leçons étaient jusqu'à ce jour, à quelques pages près, restés inédits. cette édition rend justice au talent de pédagogue d'un artiste passionné qui, des années durant, s'est attaché à transmettre son expérience et donne à lire un document exceptionnel sur l'artiste et la manière dont il pensait la sculpture. tome i. - edition intégrale des cours à /académie de la grande chaumière (1909-1910), établie et présentée par laure dalon

  • Avec des photographies et gravures évoquant Paris au XIXe siècle, et des portraits du poète qui y a vécu en dandy d'abord, en homme traqué ensuite. Publié à l'occasion de l'exposition Un Paris de Baudelaire : Charles Meryon, graveur, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (avril-juillet 2004).

  • La Maison de Victor Hugo rend hommage à Juliette Drouet à l'occasion du bicentaire de sa naissance.
    Au fil des pages se dévide le fil d'une vie: de l'enfance orpheline à la liaison avec le sculpteur James Pradier, des débuts au théâtre à la rencontre avec Hugo. Cinquante ans de passion et quelque vingt mille lettres d'amour ont forgé la légende de Juliette Drouet. Pour donner corps à celle qui fut la muse, la captive, la " proscrite du dévouement " et le dernier ange du foyer, le catalogue établit des correspondances entre lettres et manuscrits de Juliette Drouet et de Victor Hugo, poèmes, tableaux, dessins, sculptures...
    Un subtil mariage de l'écriture et des arts nous fait revivre les aléas d'une passion, inséparable des enjeux du romantisme et des contradictions du siècle.

  • Extraits de textes de Théophile Gautier dressent un panorama précieux de la vie parisienne au XIXe siècle.

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