Alternatives Theatrales

  • Créé en 1943 par Claude Étienne, le Théâtre du Rideau de Bruxelles place les autrices et auteurs vivant·e·s au cÅ?ur de son projet artistique. Il privilégie un théâtre sensible et sensuel, poétique et social, en mesure tout à la fois d'éveiller, d'émerveiller, de bousculer et de ravir. Ce livre pose un regard pluriel sur les treize années de Michael Delaunoy à la tête de cette Maison de Théâtre (2007-2020). Une direction marquée par une longue période de nomadisme, une politique d'ouverture et de partenariats en Belgique et sur la scène internationale, la rénovation d'un théâtre dans un quartier multiculturel à Ixelles, et un soutien accru à l'accompagnement des nouvelles écritures.

  • Que savons-nous en Occident de la culture iranienne en 2017 ? Pour quelques érudits, c'est sans doute la terre des miniatures persanes et des enluminures sublimes, le pays de la littérature ! Celui des poètes persans comme Ferdowsi, Khayyam, Saadi, Hafez, des mystiques tels Rûmî ou Attar. Pour d'autres, l'Iran nous est conté par le cinéma d'Abbas Kiarostami et d'Asghar Farhâdi...
    Sans être exhaustif, ce numéro offre un aperçu des arts scéniques dans leur complexité artistique et culturelle : perpétuation de genres traditionnels comme le ta'zieh (représentation religieuse à caractère rituel), le rou howzi (comédies avec le personnage du Noir, le Siâh) qui enchante toujours des salles intergénérationnelles ; création de formes inventives en salle et dans l'espace public. Par cette publication, nous souhaitons saluer le regain de vitalité du théâtre iranien de ces dernières années.

    Conception et coordination Sylvie Martin-Lahmani en complicité avec Laurence Van Goethem.

  • Dès ses débuts, le langage scénique de Krzysztof Warlikowski intègre l'art video comme dimension essentielle de son esthétique. Son fidèle collaborateur, l'artiste vidéaste Denis Guéguin, fait partie de cette aventure depuis plusieurs années. À partir d'entretiens réalisés avec ce dernier, la scénographe Malgorzata Szczesniak et Krzysztof Warlikowski lui-même, cette monographie explore son oeuvre sur le plan conceptuel, avec une approche dramaturgique de ses mises en scène et sur le plan technique, révélant certaines pratiques de répétitions.

    Krzysztof Warlikowski, the outstanding European director of theater and opera, is one of the greatest artists of our time. From the start, he incorporated video art into his scenic language as an essential dimension of his aesthetic. His collaborator, video artist Denis Guéguin, has been part of this adventure for many years. Based on interviews with Guéguin, set designer Malgorzata Szczesniak and Krzysztof Warlikowski himself, this monograph explores the director's scenic work for the first time, both from a dramaturgical perspective, revealing how the productions are prepared, and from a technical perspective, narrating key moments in rehearsals.

  • Lieu à la fois singulier et reconnu sur la scène belge et européenne, le Théâtre National de Bruxelles est la plus grande institution théâtrale de Belgique. Directeur de 2004 à 2017, Jean-Louis Colinet a su insuffler dans la programmation quelques-unes de ses valeurs profondes : goût pour les marges et le risque ; méfiance des modes passagères ; fidélité aux artistes de la première génération et volonté d'accompagner la relève des créateurs... De Jean-Marie Piemme, Jacques Delcuvellerie, Michèle Noiret, Isabelle Pousseur, Philippe Sireuil, Ingrid von Wantoch Rekowski... à Fabrice Murgia, le Raoul Collectif, Emma Dante, Lars Norén, Falk Richter et Joël Pommerat - pour ne citer qu'eux - ils sont nombreux à avoir arpenté cette grande maison.

    Complice de longue date de cette trajectoire, la revue Alternatives théâtrales revient sur quelques temps forts du TNB depuis plus d'une décennie et donne la parole à des artistes programmés cette saison 16-17.

    Ce numéro #130 Ancrage dans le réel s'achève par un dossier consacré à l'écrivain de spectacles Joël Pommerat.

  • Dans le cadre de nos recherches pour le #133, nous avons recueilli des propos d'artistes, de directeurs de structures et de représentants d'institutions, en France et en Belgique. Ces paroles sont passionnantes, polémiques, souvent émouvantes et très stimulantes. Nous publions chaque semaine des extraits sur le blog, et présentons la totalité des textes dans cette publication sur le site. Plusieurs personnes ont participé activement à la récolte de ces témoignages : Christian Jade, Laurence Van Goethem, Antoine Laubin, Nancy Delhalle (Alternatives théâtrales), Lisa Guez (doctorante Paris 8) et bien sûr Martial Poirson (professeur Paris 8) et Sylvie Martin-Lahmani (Alternatives théâtrales), qui coordonnent ce travail.
    Cette enquête a été réalisée sur la base d'un questionnaire-type élaboré par Martial Poirson. Nous l'avons adressé à un panel non exhaustif d'artistes et de responsables de structures, avec la consigne d'y répondre intégralement ou en partie. Certains ont choisi d'y réfléchir en toute liberté. Nous les remercions toutes et tous et sommes heureux de publier leurs réflexions ici.

  • La Rose des Vents, Scène nationale de Villeneuve d'Ascq, fête ses quarante ans. Cette publication souligne la singularité et l'exemplarité de l'aventure artistique et culturelle de cette institution du Nord de la France.
    Exemplaire au double sens du mot : exigeante et audacieuse dans sa ligne artistique, certes, grâce à la liberté accordée à ses directeurs successifs, mais aussi représentative de tout le réseau réuni en 1991 sous le nouveau label. Singulière car, comme son nom l'indique, au carrefour géo-culturel de plusieurs sensibilités (France, Belgique, Italie, pays de l'Est...) et à la croisée de multiples disciplines scéniques parmi les plus contemporaines : théâtre, danse, performance, musique et vidéo...

  • La compagnie Lucilia Caesar animée par Ingrid von Wantoch Rekowski fête ses vingt ans. La présente publication égrène la mémoire d'un parcours riche et singulier. Déclinées comme les panneaux étoilés d'un polyptyque, une forme picturale dont s'inspire l'écriture scénique d'Ingrid, les traces ici réunies de ses spectacles parviennent à définir un style de dramaturgie musicale bien à elle, où peinture et statuaire baroques dialoguent avec les musiques profanes et sacrées de tous les temps, où les corps et le mouvement se frottent à l'épreuve de la voix et du son, où les pratiques scéniques les plus contemporaines rivalisent d'audace et d'humour avec l'héritage historique parfois sévère de la bibliothèque musicale et du musée.

  • Relancer le passé sur les voies du présent Trois lieux empreints d'histoire et réhabilités en centres d'art consacrés à la création contemporaine, à la danse et au mouvement, trois manières de relancer le passé sur les voies du présent et de l'avenir: la Briqueterie à Vitry-sur-Seine, le Centre culturel Zamek à Poznan et les Brigittines à Bruxelles.

  • Durant dix années, de 2001 à 2013, Hortense Archambault et Vincent Baudriller ont présidé aux destinées du Festival d'Avignon. Cette publication rend compte, par le texte et par l'image, des lignes de force qui auront traversé cette décennie. Marqué par un désir de dialogue avec les artistes, leur projet - pensé et imaginé chaque année avec des artistes associés - a fait du Festival un lieu incontournable du spectacle vivant sur la scène internationale, en même temps que s'affirmait une volonté d'ancrage local et régional : si les spectacles étaient donnés à voir au mois de juillet, le Festival était présent toute l'année dans la ville, au rythme des rencontres et parfois des répétitions qui s'y échelonnaient.
    Un public curieux et exigeant a suivi cette expérience cohérente et exemplaire. Au moment où se tourne cette page du Festival d'Avignon, s'ouvre au coeur de la ville un lieu de travail et de répétitions, emblématique de ce que furent ces années de rêves, d'utopies et de créations : la FabricA.

  • Il y a plus d'un siècle en Angleterre, Virginia Woolf s'interrogeait sur l'impuissance des femmes écrivaines. En conclusion d'Une Chambre à soi, l'icône du féminisme invitait les poétesses en germe à ne plus renoncer à leurs droits à penser, écrire et créer.
    La question de la parité restant au coeur des problèmes sociétaux, Alternatives théâtrales s'intéresse à ses impacts dans le champ des arts de la scène : que font les femmes à l'art et au théâtre ? Y a-t-il une manière d'orchestrer une troupe au féminin, de représenter les corps, propre aux femmes ? Quelle organisation au sein des entreprises artistiques et culturelles ? Quelle écriture dans un contexte inégalitaire ?
    Différents artistes et intellectuels livrent ici leurs réflexions, en s'appuyant sur des exemples de création au féminin en Belgique, en France, et dans d'autres pays du monde, où il est affaire de « deuxième sexe », de (ou des) féminisme(s), de genre et de post-féminisme.

  • Ce 75e numéro d'Alternatives théâtrales consacré à Jean-Marie Piemme veut prendre la mesure du parcours d'une oeuvre qui s'affirme parmi les plus importantes de la scène théâtrale contemporaine.
    À partir d'analyses, de témoignages et d'entretiens, cette publication entend aborder l'originalité et la complexité d'une écriture qui s'est déployée durant ces quinze dernières années au travers d'une trentaine de pièces. Ce numéro contient aussi deux textes critiques sur le travail de Peter Stein et Klaus Michael Grüber à l'occasion du quarantième anniversaire d'une institution phare de la scène européenne : la Schaubühne de Berlin.

  • Ce numéro d'Alternatives théâtrales édité à l'occasion de Mons 2015 n'a pas pour intention de donner à cette manifestation au long cours plus d'audience et de retentissement. L'événement en soi n'en a nul besoin. L'objectif ici est de fonder en pensée, étayer en intelligence critique et en dramaturgie une programmation avant tout impulsée par la fête et le plaisir du spectateur, associés à la communion de toute une cité, de tout un territoire. Si artistiquement certains projets peuvent paraître fort audacieux, beaucoup d'entre eux témoignent d'une continuité et d'une reconnaissance avérées par les prises de risque successives, au fil des saisons, sur lesquelles le Centre Dramatique Hainuyer puis Le manège.mons ont construit une double fidélité : à des artistes assidus et à un public élargi, dont les rendez-vous récurrents ont fini par élaborer une complicité, une attente et un parcours. Y.M.

    Dans ce numéro :
    Selma Alaoui, Georges Banu, Philippe Blasband, Guy Cassiers, Daniel Cordova, Fabienne Darge, Axel de Booseré, Bernard Debroux, Michèle Anne De Mey, Bérengère Deroux, Jean-Claude Derrudder, Frédéric Flamand, Peter Forman, Didier Fusillier, Maggy Jacot, Stéphanie Jasmin, Philippe Kauffmann, Yannic Mancel, Denis Marleau, Marco Martinelli, Sylvie Martin-Lahmani, Meryl Moens, Ermanna Montanari, Wajdi Mouawad, Fabrice Murgia, Michèle Noiret, Pierre Sartenaer, Jean-Michel Van den Eeyden, Jaco Van Dormael, Laurence Van Goethem, Yves Vasseur, Jean-Pierre Verheggen, Emmanuel Vinchon, Michel Voiturier, Lorent Wanson.

  • Concevoir, rédiger, composer, adapter, citer, copier-coller, chorégraphier, improviser, diriger, au plateau ou en chambre, avec ou sans ambition littéraire, dans une perspective pluri- ou trans-disciplinaire, dans un processus solitaire ou collectif... écrire en 2017, c'est quoi exactement ?
    Comment écrit-on pour la scène aujourd'hui ?

    Dans ce numéro :
    Le Collectif Berlin, la Compagnie 14:20, Marjorie Bertin, Roberto Bolaño, Julie Bordenave, Axel Cornil, Joseph Danan, Nancy Delhalle, Thomas Depryck, Frédéric Dussenne, Louise Emö, Emmanuelle Favier, Rodrigo García, Julien Gosselin, Lazare Gousseau, Benoît Hennaut, Marie Henry, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, Christian Jade, Christiane Jatahy, Antoine Laubin, Frederik Le Roy, Angélica Liddell, Veronika Mabardi, Caroline Marcilhac, Sylvie Martin-Lahmani, Laurent Mulheisen, Philippe Noisette, Pier Paolo Pasolini, Arnaud Pirault et Clément Thirion, Vimala Pons et Tsirihaka Harrivel, Milo Rau, Vincent Romain, Alessandro Sciarroni, Claude Schmitz, Christophe Triau, Laurence Van Goethem, Ivo van Hove, Krysztof Warlikowski.

  • " Côté sciences " explore les conversations qui se nouent aujourd'hui entre le théâtre et le laboratoire. Inspiré par les expériences de Jean-François Peyret et son geste d'invitation du chercheur au théâtre, le fil directeur de ce numéro est celui du dialogue entre ces deux mondes. Il rapproche ainsi des oeuvres qui, comme celles de Luca Ronconi en Italie ou de Simon McBurney en Grande-Bretagne, sont nées de collaborations avec des chercheurs et témoignent d'une véritable fécondation du théâtre contemporain par les sciences. Les textes présentés ici ouvrent également de nouvelles perspectives sur des pièces de facture plus classique, comme La Vie de Galilée de Bertolt Brecht ou Copenhagen de Michael Frayn, en donnant notamment la parole à des représentants de leur public scientifique. Sur le mode de la réplique, " Côté sciences " réunit ainsi des entretiens et des analyses de spectacles, des réactions de personnalités scientifiques à l'image de la science que leur propose la scène, et des textes composés par des chercheurs dans l'optique d'un théâtre à venir.
    On retrouvera dans cette publication Jeanne Balibar, Michael Blakemore, Bertolt Brecht, Michael Frayn, Mick Gordon, Raúl Hernández Garrido, Simon McBurney, Jean-François Peyret, Paul Pourveur, Luca Ronconi, Jon Spooner. Textes et entretiens de Frédérique Aït - Touati, Michèle Audin, Françoise Balibar, Georges Banu, John Barrow, Yannick Butel, Liliane Campos, Philippe Descamps, Philippe Descola, Elie During, Laurent Jeanpierre, Adrian Kent, Jean Lassègue, Bruno Latour, Natacha Michel, Jean-François Peyret, Paul Pourveur, Alain Prochiantz, Miroslav Radman, Kirsten Shepherd-Barr, Agnès Surbezy, Julie Valero, Jean-Claude Weill et Lewis Wolpert.

  • Réconciliation ou conjuration, deuil à accomplir ou devoir de mémoire, reconstruction d'une communauté ou sidération devant l'horreur, exhibition obscène ou oblitération progressive : voilà quelques-unes des questions que pose la place du mort dans les textes de théâtre d'aujourd'hui (Barker, Bond, Efoui, Pinter, Gabily, Genet, Kermann, Kwahulé, Linyekula, Mouawad, Pasolini...) et les pratiques scéniques récentes (Kantor, Mesguich, Nordey, Régy, Vitez...). Effondrement des idéologies, catastrophes naturelles et technologiques, épidémies et famines, négation des valeurs morales et extrémismes font partie de notre actualité quotidienne. Nos sources d'énergie s'épuisent, la planète se réchauffe : la peur de l'avenir se répand. Où cela va-t-il nous mener ? Un dossier consacré à l'apocalypse ici et maintenant analyse, en seconde partie, l'imaginaire et les représentations scéniques de la «fin des temps». DU ROI LEAR de Shakespeare à Macbeth dans les visions de Müller et Gosch en passant par les nouvelles écritures russes et des expériences singulières comme celle de la compagnie Brut de Béton, du travail de François Verret et du nouveau grand projet à venir du Groupov : FARE THE WELL TOVARITCH HOMO SAPIENS.

  • Les metteurs en scène interrogés dans ce numéro « extérieur cinéma » avouent être séduits surtout par des histoires et des personnages inconnus au théâtre et découverts grâce au cinéma qui les rattache fortement au « contemporain ». Moins les images et les stars, ce sont les récits qui attirent par ce qu'ils apportent comme chargé de réel, mais aussi de liberté. Ici on les traite, dit-on, sans s'affronter à cette « tradition de la représentation » qui accompagne les textes classiques. Les scénarios disposent d'une virginité inconnue. Le cinéma raconte encore. des destins générationnels, des crises de société, des naufrages de l'histoire. Et ces histoires teintées de modernité captivent comme des sources concrètes, explicites et dépourvues de complexes pour parler du présent. Elles disposent d'une innocence étrangère au théâtre. En se les appropriant, ce n'est pas d'une compétition avec le cinéma dont il s'agit, mais d'un défi lancé à la scène.

  • À travers les photographies de Sergine Laloux, les textes et les regards de Marie Baudet, Rosita Boisseau, Pascal Chabot, Claire Diez, Bernard Foccroulle, Bruno Follet, Thierry Knauff, Brigitte Lefèvre, Gérard Mayen, Joseph Noiret et Jean-Marie Wynants, se dessinera toute la richesse d'un parcours chorégraphique qui, depuis plus de vingt ans, explore l'humain et les multiples mondes qui l'habitent.

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