• Ce volume fait suite à deux précédents : le premier a été l'édition de la Correspondance d'Arthur Rimbaud (2007), le deuxième a été l'édition de sa correspondance "posthume" (2010), qui regroupait les lettres échangées à son sujet au cours des dix années qui ont suivi sa disparition, en même temps que les articles ou ouvrages qui lui étaient consacrés. Ce nouveau tome couvre la période 1901-1911, au cours de laquelle le nom de Rimbaud est encore loin d'avoir la célébrité mondiale qui sera la sienne quelques décennies plus tard, mais la connaissance de son oeuvre dépasse désormais, et de beaucoup, les milieux littéraires d'avant-garde. Le poète reçoit même, dans sa Charleville natale, l'hommage officiel d'un buste, oeuvre de son beau-frère Paterne Berrichon. C'est l'époque où des écrivains qui vont compter dans le siècle - Jacques Rivière, Paul Claudel, Alain-Fournier, André Gide, Victor Segalen - mentionnent Rimbaud dans leur correspondance. Paul Valéry écrit ainsi à Gide: "Vraiment ce bougre-là a deviné et créé la littérature qui reste toujours au-dessus du lecteur." Tandis que le sonnet des Voyelles poursuit son bonhomme de chemin, des inédits du poète sont retrouvés et publiés avec ferveur. Paterne Berrichon et Georges Izambard, le beau-frère et l'ancien professeur de rhétorique, s'invectivent dans le Mercure de France sur leur vision du poète. Et le mythe va bon train, se solidifiant d'année en année : l'adolescent de génie, le déserteur de la poésie, l'explorateur de l'Abyssinie, autant de figures de Rimbaud que le public d'avant la Première Guerre mondiale apprend à connaître et à admirer.

  • La feuille ? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xixe siècle, un homme qui s'était inventé le nom de plume de Zo d'Axa et qui fut en relation avec nombre d'écrivains et d'artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro.
    Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison.
    En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l'explosif.
    Mais pour Zo d'Axa, l'anarchie, c'était déjà une forme d'ordre. Par son refus de toute adhésion à ce qu'il ne lui plaisait pas de faire ou d'être, il a donné un sens nouveau aux mots liberté et indépendance.


    Création Studio Flammarion Couverture : Portrait de Zo d'Axa par Félix Vallotton. Collection personnelle Jean-Jacques Lefrère

  • Ce troisième tome de la correspondance « posthume » d'Arthur Rimbaud consacré à l'édification du mythe Rimbaud couvre la période 1912-1921. Paterne Berrichon, le beau-frère du poète auto-érigé en défenseur de sa mémoire, s'y illustre dans diverses querelles : avec Remy de Gourmont, qui se gausse de la prétendue « héroïque pureté » du poète et affirme l'homosexualité de celui-ci ; avec Georges Izambard, que Berrichon accuse d'avoir instillé chez le jeune Rimbaud des idées révolutionnaires ; avec Marcel Coulon, qui eut l'audace de contester certaines idées de Berrichon sur Rimbaud ; avec Ernest Raynaud, enfin, dont la lecture de Paris se repeuple suscite les foudres du gardien du temple. Celui-ci n'est pas le seul, toutefois, à disputer l'interprétation de l'oeuvre du poète, comme le prouve, en particulier, le différend entre André Suarès et Paul Claudel, chantre du Rimbaud catholique. Cette décennie voit par ailleurs paraître de nouvelles lettres inédites de Rimbaud, dont la célèbre lettre sur le poète « Voyant » publiée en 1912 dans la Nouvelle Revue française. La guerre éclipse les conflits de récupération et d'interprétation de l'oeuvre du poète, mais creuse encore son tombeau : à l'occupation puis à la destruction de la ferme Rimbaud de Roche, dans laquelle est enseveli, avec de nombreux souvenirs, le second tome de la biographie de Rimbaud par Berrichon, s'ajoute la disparition d'Isabelle Rimbaud, de Paul Demeny, destinataire de la « Lettre du Voyant », et de son ami le poète Germain Nouveau. Alors que les futurs surréalistes entrent en scène avec la publication, en 1919, dans la toute jeune revue Littérature fondée par Breton, Aragon et Soupault, d'un poème inédit de Rimbaud, celui-ci, objet de multiples publications universitaires, devient bientôt un sujet de fiction. Rimbaud devient le héros d'une pièce de théâtre publiée en Allemagne, et Aragon en fait le personnage d'un de ses romans, annonçant l'engouement des surréalistes pour l'oeuvre et l'épopée rimbaldiennes.

  • Saviez-vous que Louis XVI se fit inoculer le virus de la variole ? Qu'Alexander Fleming découvrit accidentellement la pénicilline ? Que la nitroglycérine peut aussi être utilisée comme médicament ? Que de la simple eau salée est efficace pour soigner le choléra ?
    Autant d'histoires extraordinaires qui retracent, à travers les siècles, de grandes avancées médicales. Mouvementées, souvent difficiles, pour certaines insolites, ces aventures ont contribué à découvrir, faire disparaître ou combattre efficacement des maladies parfois fléaux de l'Humanité.
    Du traitement de la syphilis à la thérapie génique, de la découverte des antibiotiques à la greffe de visage, sans oublier la vaccination jennérienne et la guérison des enfants bleus, voici quatorze histoires étonnantes, toutes des victoires pour la vie.

  • Un jour, un dessinateur et peintre, féru d'Histoire de la peinture, se pose la question que tous se posent devant les dessins retrouvés dans les grottes préhistoriques : comment les hommes de la Préhistoire ont-ils fait pour produire de telles oeuvres, au trait si précis, si assuré ? Pourquoi les ont-ils réalisés au fin fond de cavernes souvent difficilement accessibles ? Qui plus est, ils l'ont fait pendant trente mille ans, de manière quasi immuable. Ils avaient donc une raison majeure.
    Le dessinateur entreprend alors une collaboration avec un scientifique pour éprouver l'explication qu'il a conçue. Des expériences sont réalisées, parfois dans les mêmes conditions que celles de nos lointains aïeux. Toutes s'avèrent concluantes, au-delà même de ce qu'ils attendaient. Quant au sens de ces dessins, il finit peut-être lui aussi par se laisser percer.
    Les deux auteurs de ce livre sont, dans le domaine de la paléontologie, des autodidactes absolus, de parfaits non-spécialistes. Est-ce ce statut qui leur a permis de mener, en toute indépendance d'esprit, sans aucun préjugé, cette quête qui a abouti à lever un des plus anciens et un des plus tenaces secrets de l'Histoire de l'Humanité ?

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