• L'aigle sans orteils

    Lax

    La petite histoire d'une grande aventure.

    Juillet 1907, Amédée est un de ces soldats qui charrient à dos d'homme le matériel nécessaire à la construction de l'observatoire du Pic du Midi. Il va rencontrer Camille, un de ces messieurs de l'observatoire, passionné par le Tour de France, la plus grande épreuve cycliste du monde, comme annoncé à sa création en 1903. Amédée n'est pas long à attraper le virus.
    Revenu dans son village, au pied du Pic, Amédée enchaîne les portages pour économiser l'argent nécessaire à l'achat de son premier Alcyon. Il prend tous les risques jusqu'au jour où la montagne est la plus forte. Amédée passe une nuit entière dans les monts gelés. Il en sort vivant mais amputé des orteils.
    Ce n'est que le début de son incroyable odyssée : comment un coureur handicapé, inconnu, (un isolé qui ne peut recevoir de l'aide de personne sous peine de lourdes pénalités) va se hisser de Tour en Tour aux côtés des plus grands, les Georget, Petit-Breton ou Garriguou, sur des routes encore mal dégrossies, par-delà des cols encore sauvages. Le jour où son surnom devient L'Aigle sans orteils, Amédée entre dans l'aristocratie du Tour...

  • Allégorie de l'âme humaine, drapeaux de prière multicolores ondulant sous la brise, "Les chevaux du vent" de Lax et Fournier emportent leur lecteur au grand galop parmi les cimes enneigées de l'Himalaya. À travers le destin tragique d'une famille séparée par l'amour, les maux et la guerre, cette fresque resplendissante invite à s'interroger sur le sens de nos vies, sur l'importance de nos décisions et la force de nos sentiments. C'est toute l'histoire de l'humanité qui se retrouve ici condensée, depuis la lutte entre deux frères pour une même femme jusqu'au périple entamé par le père afin de réparer ses erreurs et de chasser les remords qui l'accablent, alors même que les conquêtes militaires et la méfiance meurtrissent le paysage comme les hommes.

    Ce diptyque grandiose, ici dans sa première intégrale chez "Aire Libre", conte une épopée fabuleuse, bâtie sur plusieurs décennies, qui explore le coeur et l'âme de ses personnages. Passion des espaces sauvages et des déchirements humains, cette aventure aux confins des montagnes est d'une beauté à couper le souffle.

  • J'ai bondi dans le seul costard de ma penderie (celui que j'avais pour l'enterrement de ma mère), que j'ai associé à une chemise jaune de chez fringakian, manière d'atténuer l'austérité.

  • Le choucas ; intégrale

    Lax

    Des polars réalistes, à forte dimension politique !
    Avec son allure d'oiseau de proie cabossé, Le Choucas assiste aux convulsions d'un monde traversé par la crise, où désenchantement rime souvent avec résignation. Marlowe des temps modernes, il ne peut s'empêcher de mettre le doigt là où ça fait mal. Un détective dans la grande tradition de la Série Noire !

  • France, terre d'asile ?
    Quoi de plus naturel pour un volatile que de prendre régulièrement son envol. Après le Népal (Trekking payant), c'est au Mali que le Choucas vient poser ses pattes et sa valise. Notre détective au costard noir et à la chemise jaune est à la recherche du jeune Benoît, dont la fugue sur la terre de ses ancêtres inquiète beaucoup ses parents adoptifs français. Bon garçon, bon élève, apparemment pas concerné par la drogue, le jeune Franco-Africain a quitté Paris sans raisons apparentes. Quoique : il semblerait que peu de temps avant son départ, Benoît ait été victime de la part de la Police Nationale d'un contrôle au faciès particulièrement musclé...
    Avec son air de ne pas y toucher, Lax prend depuis la naissance de son drôle d'oiseau un plaisir communicatif à fustiger la course à la modernité, le cynisme libéral et l'autoritarisme aveugle. Dans son dernier opus, "La brousse ou la vie", c'est au tour de la Police Nationale française (et partant, de celui qui la dirige) de trinquer. L'auteur, interpellé (c'est un euphémisme) par les contrôles au faciès dont sont victimes de plus en plus durement en France les hommes de couleur, a choisi de prendre papier, crayon et pinceaux pour nous alerter de la situation. Les Droits de l'Homme seraient-ils sur le point de se voir ôter leur carte de séjour dans le pays qui les a vus naître ?...

  • Juillet 1907, Amédée est un de ces soldats qui charrient à dos d'homme le matériel nécessaire à la construction de l'observatoire du Pic du Midi. Il va rencontrer Camille, passionné par le Tour de France. Amédée n'est pas long à attraper le virus.

    Revenu dans son village, au pied du Pic, Amédée enchaîne les portages pour économiser l'argent nécessaire à l'achat de son premier Alcyon. Il prend tous les risques jusqu'au jour où la montagne est la plus forte. Amédée passe une nuit entière dans les monts gelés. Il en sort vivant mais amputé des orteils. Ce n'est que le début de son incroyable odyssée...

  • Le choucas ; intégrale t.1 à t.6

    Lax

    • Dupuis
    • 25 Octobre 2006

    Trois cent quatre pages de polar noir... et blanc Il a été longtemps ouvrier, remonteur de pendules. Il le serait volontiers resté si à l'aube du nouveau millénaire, il n'avait été licencié, remplacé par une machine. Il est alors contraint de trouver un autre emploi. À son âge - il a la cinquantaine bien sonnée -, les choix de reconversion sont limités. Le métier de détective s'impose rapidement à lui, sans qu'il le choisisse vraiment. Les circonstances, une rencontre fortuite le poussent dans cette voie et, comme il est un amateur de polars qui aime se plonger dans les fictions des autres, il se prend au jeu. Il n'a pas de nom - il n'en aura jamais. Il se choisit un surnom. Le Choucas est né. Un personnage de série... noire et jubilatoire !

  • Sarane t.1

    Lax

    • Dupuis
    • 20 Août 2009

    J'épousais un jeune officier affecté à Saint-Louis du Sénégal.
    Une armée de serviteurs, des réceptions, des robes de bal à foison m'attendaient... Toute la magie des colonies pour une jeune fille de dix-huit ans.

  • Lax coffret 3v

    Lax

    • Paquet
    • 6 Janvier 2005

    Une trilogie définie comme un moyen terme entre illustration et roman. On ne se lasse pas des dessins et croquis de Lax auxquels le petit format du livre confère un aspect précieux.
    Cette série méritait bien une édition spéciale: coffret limité à 1000 exemplaires, inclus un ex-libris numéroté et signé.

  • Une maternité rouge

    Christian Lax

    Alou, chasseur de miel, se dirige vers les ruches sauvages d'un baobab. Circulant en 4x4, armés jusqu'aux dents, une bande d'islamistes radicaux foncent sur lui et font exploser le baobab sacré.
    Parmi les débris du baobab, Alou découvre, intacte, une statuette représentant une femme enceinte. Encouragé par son père, il se rend dans le pays Dogon présenter la statuette au sage du village, le hogon, respecté de tous pour sa culture. Le hogon reconnaît aussitôt cette Maternité rouge . Elle est l'oeuvre, selon lui, du maître de Tintam, dont une première Maternité se trouve déjà au Louvre, au Pavillon des Sessions. Pour le vieil homme, la sculpture, en ces temps de barbarie, sera plus en sécurité au Louvre, près de sa soeur, qu'ici, au Mali.
    Confier la statuette au musée parisien, c'est la mission d'Alou. Et pour la mener à bien, le jeune homme prendra tous les risques en traversant déserts et mers, en compagnie de migrants, ses soeurs et frères d'infortune.

    Christian Lax rejoint la collection Louvre avec un récit engagé, aux côtés de celles et ceux qui subissent la violence, la misère et la guerre et tentent de rejoindre nos côtes dans l'espoir d'une vie meilleure...

  • Une oeuvre forte et délicate sur un sujet sensible.

    Algérie 1957. Au coeur de la guerre qui oppose l'armée française aux rebelles luttant pour l'indépendance de leur pays, un événement préoccupe au plus haut point l'état-major français : une section de vingt-deux hommes a disparu, avec armes et bagages, depuis deux semaines. Cette section, composée de harkis, ces Algériens enrôlés dans l'armée française, est commandée par le lieutenant Messonnier. Le capitaine Valéra, chargé de retrouver Messonnier et sa section, mène son enquête dans les montagnes kabyles, là même où la section s'est évanouie.

    En France, comme en Afrique du Nord, les plaies ouvertes par la guerre d'Algérie sont encore loin d'être refermées. En inscrivant son récit dans ce contexte particulièrement sensible, Frank Giroud n'a pas choisi la facilité. Mais sa formation d'historien, ses qualités de scénariste comme son humanisme lui ont permis d'éviter le piège du manichéisme.

    Dessinateur réaliste à la technique irréprochable, Lax a pour la circonstance réinventé son propre style, qui est devenu depuis, avec "Le Choucas", sa marque de fabrique.
    La conjonction de ces deux grands talents engendre une oeuvre forte et profondément humaine.


    L'intégrale contient un exceptionnel dossier de 22 pages illustré de photos, de croquis et d'aquarelles, paru à l'époque dans le tome 2 d'Azrayen'.

  • échappées belles

    Christian Lax

    En 2005 paraissait L'Aigle sans orteils dans la collection « Aire Libre ». Justement récompensé par de nombreux prix, dont le Grand Prix RTL, ce fut le premier volet de la trilogie que Lax a consacrée au vélo, sa passion de toujours. Le vélo dans ses trois principales épopées : la course à étapes avec le Tour de France, la classique d'un jour avec Paris-Roubaix et la piste avec les Six-Jours. Avec L'Aigle, l'auteur raconte le destin sublime d'Amédée Fario, dans les années 1910, qui courut, amputé de ses orteils. Avec Pain d'alouette, c'est le récit, dans les années 1930, de « l'enfer du Nord » et celui de l'enfer de la mine, les deux intimement liés, où l'on suit une autre destinée peu banale, celle de Reine Fario, la fille. de « l'Aigle sans orteils » ! Enfin, avec L'Écureuil du Vel'd'Hiv, Lax sublime une amitié fraternelle pendant les années noires de l'Occupation. Avec cette trilogie, en définitive, Christian Lax raconte le vélo comme la métaphore de la souffrance et de la dignité des humbles.

  • Cervantès, Mike de son prénom, est un jeune homme plutôt paisible. Pour éviter de menus ennuis avec la police, il s'engage dans l'armée, et le voici GI en Afghanistan. Fait prisonnier par les talibans, évadé, repris, maltraité, il est amputé d'un bras. Exactement comme cet autre Cervantès, Miguel de son nom de baptême, futur auteur de Don Quichotte, qui perdit l'usage de sa main gauche au cours de la fameuse bataille de Lépante le 7 octobre 1571.
    De retour au pays, à Jerome en Arizona, Mike, comme beaucoup de ces « revenants » de la guerre, se sent déboussolé, devient irritable, oscille entre accès de violence et moments de dépression.
    Révolté contre une société dure pour les faibles, fou de rage il détruit une succursale de banque, et se retrouve en prison.
    C'est au pénitencier du comté, où il purge sa peine, qu'il se plonge dans la lecture et découvre, émerveillé, l'oeuvre de son illustre homonyme, Miguel de Cervantès. C'est une révélation : Mike sera le Don Quichotte des temps modernes, en butte à toutes les inquisitions contemporaines, économique, politique ou religieuse, et en lutte contre toutes les formes d'injustice.
    Mike Cervantès n'écrira pas le remake de l'épopée du « chevalier à la triste figure », mais au volant de sa Mustang, sa Rossinante rutilante modèle 1971, il la vivra pleinement.

  • "bien sûr, les oubliés d'annam, c'est avant tout un thriller oú priment l'intrigue et le suspense.
    Bien sûr, d'autres problèmes y sont abordés, de la liberté d'expression aux rapports père/fille, en passant par les manipulations historiques. mais plus que cela, c'est probablement le destin de ces soldats perdus qui marquera le lecteur. parce que la france est encore mal guérie de ses blessures coloniales", écrivaient les auteurs dans la préface du tome 1, publié en 1990. mais qui sont ces "soldats perdus" ?
    Jeunes pour la plupart, issus de la résistance ou non, ils ont, par idéal, rallié la cause viêt-minh.
    On les a appelés "les soldats blancs de hô chi minh", et l'armée française les a considérés comme des traîtres. traîtres ou héros ? dix ans après, avec cette édition intégrale augmentée d'un dossier inédit, largement illustré de documents photographiques et graphiques, la question que pose ce récit remarquable est toujours aussi pertinente.

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