• Originaire de Bretagne, Pierre Tal Coat (1905-1985) est l'une des figures majeures de la peinture française du XX e siècle et l'un des rares à avoir été exposé au Grand Palais de son vivant, en 1976. Ami de Gia- cometti, de Georges Braque et de Nicolas de Staël, il fut également lié à des poètes (André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Wallace Stevens) et au philosophe Henri Maldiney. C'est le peintre des éléments et de la lumière qu'il conjugue dans ses peintures, ses aquarelles, ses dessins.
    L'année 2017 verra se dérouler pas moins de six expositions rien qu'en France, se tenir un colloque à Cerisy et paraître huit publica- tions chez divers éditeurs - dont un catalogue raisonné de l'oeuvre gravé.
    /> Le film de Michel Dieuzaide montre Pierre Tal Coat en 1983 dans son atelier - parmi ses toiles dressées au sol les unes contre les autres ou étalées sur de grandes tables - et dans la nature qui «génère» son regard. Le peintre y analyse sa démarche picturale, dévoile la relation permanente qui s'établit entre ses tableaux et lui, et avoue la nécessité, pour lui qui travaille vite, d'entreprendre dans le recommencement ce qu'il perçoit sans fin. C'est un document rare. Le livre, quant à lui, contient les meilleures photographies (une soixantaine, noir et couleur) faites au même moment par un jeune passionné de peinture qui allait être durablement frappé par cet artiste entier, sensible et nourricier.

  • Compás flamenco

    Michel Dieuzaide

    • Cairn
    • 21 Novembre 2006

    michel dieuzaide vit avec l'espagne depuis plus de 30 ans.
    c'est donc naturellement qu'il a suivi les méandres souvent improbables du flamenco qui se diffuse avec parcimonie des villages de la basse andalousie jusqu'aux théâtres des capitales européennes. en un peu plus de 150 images, il tente de nous donner sa perception de ce qui est non seulement un art, mais aussi une manière de vivre. en parallèle à ces photographies des grandes " figuras " du flamenco nous livre quelques extraits de son carnet de voyages a coeur de la communauté flamenca.
    a ses textes, répondent ceux plus poétiques de certaines " copias " choisies dans le répertoire écrit et oral. francis marmande, amateur averti et grand connaisseur de l'espagne assure la préface de ce travail photographique qu s'échelonne de la fin des années 70 à nos jours. après aficion paru dans cette même collection, où il nous donnait son regard sur la tauromachie; rien n'était plus normal que michel dieuzaide, nous livre sa vision de cet autre aspect singulier de la culture espagnole.

  • Españas

    Michel Dieuzaide

    • Cairn
    • 26 Novembre 2009

    La relation de Michel Dieuzaide avec l'Espagne est constante de puis plus de trente ans. Dans ses deux premiers livres, " Aficion " et " Compas " il nous offrait sa vision de la tauromachie et du flamenco. Avec ce troisième ouvrage " Españas " qui clôt sa trilogie sur ce pays, il tente de décrypter en images, à la fois le jeu infini des contrastes qui animent sans cesse l'Espagne, mais aussi les traces du croisement des civilisations qui se sont succédées sur cette terre Ibère, ou l'enracinement de l'histoire continue de marquer les lieux et les esprits. Agrémenté de quelques pages de son carnet de voyage, Michel Dieuzaide a également parsemé son livre de phrases souvent méconnues, extraites de la littérature française, espagnole, ou même américaine, pour tenter de cerner au mieux l'identité d'un pays que nous n'avons jamais vraiment bien compris... Ce livre est à prendre comme un essai qui voudrait contribuer à une perception plus juste de l'Espagne.

  • Au long d'une vie entièrement consacrée à la peinture, cet artiste (1925-1987) n'a jamais cherché autre chose qu'une expression hors des courants affirmant avec rigueur et opiniâtreté une identité toute personnelle. Cet ouvrage rassemble une sélection d'oeuvres de 1969 à 1986. Il est accompagné de textes d'Edmond Jabès, Alain Mousseigne et Michel Dieuzaide.

  • « Là où je suis servi, c'est par l'importance que Jean-Pierre Schneider accorde et reconnaît aux mots et même à l'étymologie des mots. Sa passion tend à confirmer mon intuition : les peintres ne peignent pas seulement avec ou sans le concept de trait ou de volume ou de lumière mais aussi avec les mots «trait», «volume», «lumière», etc., leurs toiles sont tissées de mots recouverts par le geste même de peindre, dépôts de langage dans une nappe sédimentaire plus ou moins enfouie.

    Le sujet, ici, c'est le peintre, un bonhomme avec deux bras deux jambes quatre enfants une vieille BMW une tasse de café à la main une cigarette dans l'autre. Bien entendu, on ne saurait disconvenir que la manière matérielle de peindre, l'inscription /dessous/ dedans/ dessus/, la pâte, la couleur, le geste disent bien davantage le sujet que la part de pensée à l'oeuvre dans la toile. En ce sens, le seul sujet est en effet la peinture. De toute façon, le peintre comme la peinture sont à vif. La meilleure preuve : Schneider aura passé sa vie à se battre avec le sujet sinon contre lui, affirmant encore avec force, mais contre quelle instance, que la peinture n'est pas au service du sujet et que c'est le sujet qui doit se plier à la peinture. » ( Bernard Chambaz ).

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