• L'Azarías est un de ces êtres rustiques qui sourient au ciel et murmurent continûment ;
    Il sait pourtant, comme les autres, obéir aux maîtres, mais comme nul autre, parler aux oiseaux. Hommage à l'innocence, au pouvoir révélateur de son dénuement.
    Parmi les petits drames qui jamais n'entament la torpeur de ces terres de Castille, il en est un, cependant, qui la fera basculer. Mystère de l'innocence qui transgresse, sans tache et sans mérite, l'interdit absolu en accomplissant un acte de justice.
    Ce texte fluide, comme intériorisé, d'un nar- rateur en parfaite connivence avec le monde et les personnages du récit confère à ceux-ci une densité et une profondeur touchantes.
    Elles font aussi la qualité de l'adaptation ciné- matographique, par Mario Camus, de ce roman d'un écrivain que l'Espagne reconnaît comme un des meilleurs de sa génération.

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  • Cinq heures avec mario

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 14 Janvier 2010

    Une femme vient de perdre son mari. Pendant toute une nuit, elle veille son cadavre. Sur la tablette près du lit se trouve un livre, la Bible, qu'elle se met à feuilleter. Elle se prend alors à lire les passages soulignés par le disparu. Une vague de souvenirs lui vient en mémoire, et elle entame un long monologue où la vie passée redevient réalité. Mais Carmen sait-elle vraiment qui était son mari ? Elle découvre peu à peu un homme différent de celui qu'elle croit connaître.

  • Dame rouge sur fond gris

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 1 Novembre 1998

    Dame en rouge sur fond gris est un admirable portrait de la femme aimée que la maladie a trop tôt enlevée à l'affection de l'époux désemparé.
    Le narrateur est un peintre célèbre dont le désespoir a tari la créativité. la pudeur de la transposition ne peut faire oublier le drame vécu par l'écrivain confronté à la mort d'angeles, la mère de ses sept enfants. le récit, à la fois hommage et exorcisme, est mené sur le mode chuchoté de la confidence à l'une de ses filles. ce long monologue, classique dans sa retenue, bouleversant par la délicatesse du trait, évoque le mystère d'un être dont l'éclat, la beauté, l'élégance morale, illumine l'existence de ses proches, transforme la grisaille des jours - et jusqu'au goût âcre de la maladie - en inépuisables leçons de vie.

  • Prólogo a cargo de Javier Pérez Escohotado. En la Extremadura profunda de los años sesenta, la humilde familia de Paco, ?el Bajo?, sirve en un cortijo sometida a un régimen de explotación casi feudal que parece haberse detenido en el tiempo pero sobre el que soplan ya, tímidamente, algunos aires nuevos. Es época de caza y Paco se ha tronzado el peroné. Las presiones del señorito Iván para que lo acompañe en las batidas a pesar de su estado sirven para retratar la crueldad, los abusos y la ceguera moral de una clase instalada en unos privilegios ancestrales que considera inalienables y que los protagonistas soportan con una dignidad ejemplar.

  • Le fou

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 1 Novembre 1998

    Dans une taverne oú il est entré par hasard, un petit employé de banque rencontre un homme étrange qu'intuitivement il sent lié à son passé.
    Dès lors cette sensation ne le quitte plus. tandis que sa vie devient un enfer, son entourage juge ses désordres de plus en plus inquiétants. de surprise en révélation, sa quête effrénée d'une nouvelle rencontre avec le personnage de la taverne l'entraînera jusqu'en france, à pau, oú sa famille a vécu bien des années auparavant. là, les visages et les lieux reconnus retisseront les liens perdus de la mémoire, le piège se refermera et l'intrigue se dénouera autour de la figure obsédante.
    A la fois nouvelle policière et chronique intimiste imprégnée de fantastique, le fou est le récit, maîtrisé à la perfection, d'une mystérieuse aventure qu'un homme simple raconte, avec ses mots à lui et sur le mode épistolaire de la confidence, à un frère très cher qu'un drame a éloigné. on sait avec quelles couleurs, délicates et violentes, delibes peint les paysans de castille. c'est avec la même subtilité qu'il évoque ici toute la richesse du monde intérieur d'un citadin ordinaire.

  • Un émigrant revient au village après une très longue absence, et se rappelle la vie quotidienne en vieille castille au début du siècle.
    Combinant distanciation ironique et sympathie profonde, delibes évoque avec un art dépouillé et sensible ce monde oú règnent l'immobilisme, la routine, la superstition, l'arriération et la pauvreté, mais que sauvent les relations communautaires, le contact sans médiations avec les forces élémentaires, et une fierté jamais déclarée d'appartenir à si riche d'une archaïque beauté.

  • L'heretique

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 20 Janvier 2000

    C'est par valladolid, cité puissante et prospère de vieille castille, que la réforme protestante pénètre en espagne.
    Le destin tragique du premier cercle de luthériens, éradiqué par l'inquisition, fournit la toile de fond du livre de miguel delibes. mais l'art de l'écrivain transcende le roman historique. ses personnages ne sont jamais aussi vrais que quand ils incarnent, à travers leurs idées et leurs sentiments, des figures intemporelles. à commencer par son héros, cipriano salcedo. né l'année même où luther placarde sur la porte de l'église de wittenberg les thèses qui vont provoquer le schisme, élevé par un père froid et sévère qui lui reproche d'avoir coûté la vie à son épouse, il devient un commerçant prospère.
    Insatisfait, il connaîtra un bref moment de félicité dans la fraternité des assemblées clandestines. mais le destin de l'hérétique est scellé d'avance. ce chant tragique, où les corps et les coeurs sont la matière même de cette oeuvre passionnée, est à l'image de la jeune nourrice minervina qui traverse le roman comme un fil d'amour tendu vers l'espoir.

  • En la novela predomina el procedimiento dialogal para presentar a lo largo de una jornada el conflicto psicológico de un niño de cuatro años que se siente destronado por su hermana menor. La obra, además, presenta de forma realista la cotidianeidad de una familia de clase media acomodada en la postguerra española, en la que son todavía muy visibles las secuelas del enfrentamiento fratricida que fue la guerra civil.

  • L'etoffe d'un héros n'est pas un livre sur la guerre civile mais le roman de quelques êtres qui, entre enfance et adolescence, se trouvent aspirés dans l'oeil du tourbillon sanglant qui a transformé pour longtemps l'histoire de l'espagne en tragédie.
    Né dans une famille chaleureuse et étriquée de la petite bourgeoisie traditionaliste, gervasio se croit promis très jeune à un destin héroïque qu'un prodige a révélé : son émotion est si intense quand il entend une musique militaire que tout son corps frissonne et ses cheveux se dressent sur sa tête. un oncle, vétéran des guerres carlistes, s'emploie à cultiver cette disposition merveilleuse contre l'avis du père de l'enfant, un médecin naturiste et libertaire, le mouton noir de la tribu.
    Invité à endosser le rôle d'un futur héros, gervasio s'éloigne des siens pour s'inventer avec ses camarades adolescents un destin guerrier que l'épisode tragique du soulèvement franquiste va mettre à l'épreuve des faits. la dure réalité va ébranler peu à peu les arrogantes certitudes forgées au cours de cette " enfance d'un chef ". il faudra affronter, au-delà des combats, les terribles récits interchangeables de croyants crucifiés par des " rouges " et des rouges martyrisés par des " croisés ".
    Qui est un héros ? la vraie tragédie naît du brouillage de la frontière entre héroïsme et trahison ici exposé de main de maître par un delibes dont on sait qu'il s'est lui-même engagé à dix-huit ans avant de consacrer sa vie à exorciser la tragédie en écrivant contre la bêtise totalitaire, pour la tolérance et les valeurs défendues humblement mais fermement par des êtres qui sont d'une autre étoffe que les prétendus héros.

  • Espagnol Cinco Horas Con Mario

    Miguel Delibes

    • Austral
    • 10 Avril 2018

    Una mujer acaba de perder a su marido y vela el cadáver durante la noche. Sobre la mesilla hay un libro ?la Biblia? que la esposa hojea, leyendo los párrafos subrayados por el hombre que se ha ido para siempre. Una oleada de recuerdos le viene a la mente y empieza un lento desordenado monólogo en el que la vida pugna para hacerse real otra vez. La pobre vida llena de errores y torpezas, de pequeños goces e incomprensiones. ¿Ha conocido Carmen alguna vez a Mario? Escuchemos el irritante discurrir de la pequeña y estrecha mentalidad de la esposa. Otro hombre irá poco a poco descubriéndose, para todos menos para ella, con toda su desesperanza y su fe en la vida. Cinco horas con Mario es una novela de gran penetración psicológica que, a través de un alma femenina puesta al descubierto, llega hasta el fondo de la sociedad española del siglo XX. Sólo un escritor de la categoría de Miguel Delibes podía enfrentarse con este difícil tema y resolverlo tan brillantemente.

  • Le linceul

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 1 Novembre 1998

    Ce recueil rassemble quatre nouvelles paysannes qui mettent en scène, dans l'univers rural de la castille cher à delibes, des personnages contraints de s'affronter à des situations imprévues auxquelles ils ne peuvent se soustraire, et dont l'un des enjeux majeurs est le respect de leur propre dignité.

    Dans le linceul, certainement le plus émouvant des récits, un enfant découvre le mystère de la mort et bascule dans le monde adulte, le temps d'une nuit.
    Les noyers évoque la relation d'un vieux paysan - meilleur gauleur de noix de la région - avec son fils, et le drame de l'impossible transmission d'un savoir.
    Violence et délicatesse alternent dans les récits tandis que l'action menée par une force sourde déploie un lyrisme qui n'exclut jamais la lucidité de la vision.

  • En El disputado voto del señor Cayo, Delibes aborda un tema que es una de las grandes tragedias de nuestro tiempo: el abandono del campo. A uno de los muchos pueblos prácticamente vacíos y en ruinas del norte de Castilla llega un grupo de jóvenes militantes de un partido político a hacer propaganda electoral. Los recibe el señor Cayo, uno de los dos vecinos que quedan en el pueblo.

  • Lorenzo, a quien ya conocimos gracias aáDiario de un cazador, reemprende su diario tras haberse casado con la Anita. Ahora, unos tíos de ella, residentes en Santiago de Chile, los animan a probar fortuna en América, ofreciéndoles hogar y trabajo. A través de las cómicas anotaciones de Lorenzo, Miguel Delibes nos describe ?con desenfadada llaneza y una buena dosis de malicia? los cotidianos incidentes de la pareja, llena de sueños e ilusiones, alternando el relato de las peripecias en Chile con un fino y sagaz análisis psicológico de sus sentimientos de recién casados, de sus piques y enfados, celos y reconciliaciones así como de su gradual desengaño ante la imposibilidad de hacer fortuna.á Diario de un emigranteáconsagra, si aún quedaban dudas, a Lorenzo como uno de los personajes más compactos y entrañables de nuestra literatura contemporánea.

  • Pedro, el protagonista, es huérfano desde su niñez. A instancias de su tío y tutor viene a parar para su educación al hogar sombrío de don Mateo Lesmes, en la austera y recoleta ciudad de Ávila. Preceptor esforzado pero pésimo pedagogo, don Mateo educará al muchacho en la creencia de que para ser feliz, o al menos para no ser desgraciado, hay que evitar toda relación con el mundo, toda emoción o todo afecto. Sólo la vitalidad y juventud del protagonista podrán, años después, ayudarle a superar el pesimismo inculcado. Sin embargo, los acontecimientos parecen obligarle a recordar lo aprendido... Delibes, con un impecable estilo que asombra aún más por cuanto se trata de su primera novela, consigue una espléndida obra donde la muerte, que rodea y golpea constantemente al protagonista, es vencida, finalmente, por la esperanza.

  • Lorenzo trabaja de bedel en una escuela, mantiene a su madre, tiene las ideas muy claras sobre muchas cosas y en los ratos libres, y todos los domingos durante la temporada, va de caza. Contempla el mundo con su lúcida inteligencia de muchacho de pueblo y se cuenta a sí mismo las cosas que pasan sin pensar en la posteridad. Su existencia, aunque estrecha y humilde, está tamizada por un optimismo beligerante y una clara conciencia de su dignidad. Frente a los sinsabores cotidianos está siempre la caza, que le llena el alma de gozo ?desde la elección de los cartuchos al regreso con las piezas? incluso en los días de fiasco.á Delibes consigue con Diario de un cazador ?Premio Nacional de Literatura 1955? una obra extraordinaria, divertida ?a menudo hilarante? y conmovedora, y convierte a Lorenzo en uno de los personajes más intensos y más de carne y hueso de la literatura española.

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