• Petit navire

    Normand Chaurette

    " plusieurs jours se sont écoulés, mes enfants, depuis que je vous ai écrit.
    C'est que, sur le plus haut sommet de l'himalaya, le monde étalé sous mes yeux s'est dérobé, comme on voit disparaître de grands navires qui convoitent l'horizon. il en est ainsi de mes voyages, qui veulent s'emparer de moi pour toujours. ".

  • Seule, par un soir brumeux d'octobre 1888, une femme lit une nouvelle littéraire inspirée d'un fait divers, le récit de la rencontre entre une comtesse et son tueur. Il est vrai que, depuis peu, la police enquête sur un mystérieux Jack l'Eventreur dont la hantise pousse les Londoniennes à se barricader le soir..." Toute l'entreprise a été imaginée pour que la comédienne de ce spectacle soit à la fois le livre, la lectrice, et le personnage du livre que la lectrice est en train de lire". (N Chaurette).

  • Reines (les)

    Normand Chaurette

    Londres, 20 janvier 1483.
    Un climat d'épouvante règne sur le palais : Gloucester s'apprête à assassiner les enfants d'Elisabeth pendant que le roi Edouard agonise. Dans la tour, six femmes s'agitent et s'affolent, qui toutes convoitent le trône d'Angleterre : la reine Elisabeth, les soeurs Anne et Isabelle Warwick, la reine Marguerite, Anne Dexter et la vieille duchesse d'York âgée de quatre-vingt-dix-neuf ans. Immortalisées par Shakespeare, ces reines, triviales et somptueuses, se réincarnent pour perpétuer toute la déraison et la cruauté de leurs existences tragiques.

  • Deux soeurs vivent ensemble.
    Deux autres soeurs arrivent. Deux sont interprètes ; deux sont musicologues. Toutes les quatre font allusion à leur carrière musicale et au fait qu'elles ont sacrifié leur fils à Mozart. Le fils se terre dans la cave ; on ne sait quel âge il a, qui est véritablement sa mère... C'est en tout cas autour de lui que les quatre femmes s'agitent puisque, ce jour-là, il a décidé de se pendre. L'intrigue se profile alors en une étrange partition où le langage est à la fois quotidien, drôle et énigmatique.

  • Stabat mater ii

    Normand Chaurette

    Manustro est une cité maudite où les jeunes filles se noient dans les écluses.
    Des mères se croisent à la morgue de la ville où elles vont reconnaître leurs dépouilles, certaines prostrées dans leur peine, d'autres illuminées par ce deuil imprévisible. L'eau des écluses, en même temps qu'elle les invite à mourir, ne procure-t-elle pas aussi à ces jeunes femmes une profonde paix ? Car les enfants de la cité disent "que l'eau des écluses dans le calme des nuits est à la base de la joie"...
    Entre la mort et la lumière, la distance n'est peut-être pas celle de toutes les douleurs et de tous les doutes..

  • Mark Wilbraham, dramaturge réputé, est veuf depuis quelque temps. Avant de mourir, sa femme n'avait plus toute sa raison et ses crises de démence laissaient entrevoir un secret d'enfance terrible, dans lequel ses parents seraient impliqués. Tourmenté de soupçons, Mark n'a qu'une idée en tête : récupérer sa fille, dont ses beaux-parents ont obtenu la garde à la suite d'un procès douloureux qui a mis en cause sa vie dissipée d'artiste. Pour parvenir à ses fins, il va se battre sur son propre terrain, celui du théâtre. A l'aide de deux comédiennes, aussi talentueuses que capricieuses, il imagine une pièce dont l'unique représentation, au domicile de ses beaux-parents, mettra en lumière un drame soigneusement occulté.

  • L'ingénieur Toni Van Saikin a laissé une lettre d'adieu dont seulement quelques signes demeurent lisibles sur les feuillets détrempés.
    Ses compagnons d'infortune viennent donner leur vision des événements entourant sa mort, toutes ressemblantes et à la fois divergentes. L'exposé, censé jeter la lumière sur cette tragique histoire, ne fait que brouiller les pistes et repousse toujours plus loin la possible connaissance des faits.

  • Depuis plus de vingt-cinq ans, Normand Chaurette écrit avec et contre Shakespeare. Dans Les Reines, la première pièce québécoise produite à la Comédie-Française, il a revu et corrigé Richard III du point de vue des personnages féminins. Entre un Othello inédit et sa récente traduction du Roi Lear, il a dû inventer une langue capable de rendre celle du dramaturge de Roméo et Juliette et du poète des Sonnets. Comment tuer Shakespeare est le récit de cet étonnant combat. Entre narration et essai, portraits et journal de création, ce livre est le regard singulier d´un homme de théâtre qui a l´audace de défi er la présence à la fois concrète et fantomatique d´un increvable Shakespeare. Dramaturge et traducteur reconnu, Normand Chaurette a écrit plus d´une douzaine de pièces de théâtre, notamment Le Petit Köchel, Stabat Mater II, Le Passage de l´Indiana, Les Reines, Fragments d´une lettre d´adieu lus par les géologues et Provincetown Playhouse, juillet 1919, j´avais 19 ans. Il a traduit pas moins de douze pièces de Shakespeare, qui ont connu un immense succès, et a signé des textes français d´oeuvres d´Ibsen et de Schiller. Il est également l´auteur d´un roman, Scènes d´enfants, et de quelques nouvelles. Ses pièces, créées à Montréal et traduites en plusieurs langues, ont été jouées dans les grandes villes canadiennes comme à New York, Paris, Bruxelles, Hambourg, Florence, Barcelone ou Édimbourg. Normand Chaurette est lauréat de nombreux prix et distinctions au Québec, au Canada et en Europe ; il a reçu l´Ordre du Canada en 2005.

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