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Les éditions Delga
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Requiem pour la French Theory
Aymeric Monville, Jennifer Ponce De Leon, Gabriel Rockhill
- Les éditions Delga
- 12 Septembre 2024
- 9782376072669
Des deux co^te´s de l'Atlantique, des intellectuels engage´s depuis des anne´es dans des recherches concernant la philosophie franc¸aise et le marxisme en viennent a` la me^me conclusion : la French Theory fut un e´chec. Elle n'a pu appre´hender les forces impe´rialistes qui l'ont conditionne´e et soutenue, ni e´chapper a` l'emprise de la propagande anticommuniste en cultivant un mini- mum d'esprit critique. Loin de faire une re´volution intellectuelle, elle a au contraire participe´ a` une contre-re´volution the´orique - en rejetant notamment les avance´es de la pense´e dialectique - qui n'e´tait que la face acade´mique de sa contre-re´volution politique.
Ce dialogue entre deux marxistes, dont l'un est un ancien e´le`ve de Derrida et Badiou, n'en reste pourtant pas a` la surface, ni au constat d'e´chec. Il s'agit au contraire de poser une interrogation fondamentale quant aux forces e´conomiques, politiques et sociales a` l'oeuvre derrie`re la promotion globale de la French Theory « made in USA ». Il en ressort une re´flexion sur la production et la disse´mination de l'ide´ologie, l'histoire de la lutte des classes internationale (surtout en France et aux E´tats-Unis), l'impe´rialisme intellectuel, le marxisme dit occidental, le fascisme, la politique identitaire, la me´thodologie marxiste, le socialisme re´ellement existant, et le de´veloppement innovant du mate´rialisme historique et dialectique.
Ce requiem pour la French Theory s'interroge e´galement sur les prolongements ide´ologiques contemporains de celle-ci et, loin de sombrer dans le de´faitisme, anticipe une revitalisation de la pense´e re´volutionnaire dans une conjoncture historique ou` cette dernie`re est plus ne´cessaire que jamais. -
Introduction a l'etude de la philosophie
Antonio Gramsci
- Les éditions Delga
- 18 Juin 2019
- 9782376071679
« L'élément populaire sent , mais il ne comprend ou ne sait pas toujours. L'élément intellectuel sait , mais il ne comprend pas toujours, et surtout il ne sent pas toujours. Les deux extrêmes sont par conséquent la pédanterie et le philistinisme d'un côté, la passion aveugle et le sectarisme de l'autre. Non que le pédant ne puisse être passionné, au contraire ; la pédanterie passionnée est tout aussi ridicule et dangereuse que le sectarisme et la démagogie les plus effrénés. L'erreur de l'intellectuel consiste à croire qu'il puisse savoir sans comprendre, et spécialement sans sentir, et sans être passionné (non seulement du savoir en soi, mais de l'objet de ce savoir), autrement dit cette erreur consiste à croire que l'intellectuel puisse être tel (et non un pur pédant) s'il est séparé et détaché du peuple-nation, c'est-à-dire sans sentir les passions élémentaires du peuple, en les comprenant, et donc les expliquant et les justifiant dans la situation historique déterminée, et en les rattachant dialectiquement aux lois de l'histoire, à une conception supérieure du monde élaborée scientifiquement et d'une façon cohérente : le savoir ; on ne fait pas de politique-histoire sans cette passion, c'est-à-dire sans ce lien sentimental entre les intellectuels et le peuple-nation. »
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Misère du nietzschéisme de gauche : De Georges Bataille à Michel Onfray
Aymeric Monville
- Les éditions Delga
- 18 Décembre 2023
- 9782376072584
E´tonnant Nietzsche ! Tour a` tour enro^le´ par les gauchistes, les nazis, les anarchistes, les ne´o-fascistes, les intellectuels de gauche, le voici a` pre´sent pro-europe´en et libe´ral. Parler de « re´cupe´ration » est un peu court. Comment comprendre cette poste´rite´ extravagante du solitaire de Sils-Maria ? Aymeric Monville revisite avec acuite´ la re´ception de Nietzsche en France. Andler, Palante, Blanchot, Camus, Bataille, Deleuze, Foucault, Derrida, furent autant de grands pre^tres d'un culte devenu religion officielle : le « nietzsche´isme de gauche ». Passe´ dans les moeurs modernes, a^nonne´ par les managers, les magazines te´le´vise´s, les hommes politiques autant que par Michel Onfray, ce retour de Nietzsche par la gauche autorise le consensus irrationaliste, individualiste et anticommuniste, de la « gauche morale » a` la re´action. Le but de ce livre n'est pas de lancer un de´bat philosophique de plus mais bien de de´voiler la signification politique de cet engouement pour l'auteur d'Ainsi parlait Zarathoustra. Ce recyclage philosophique a un but : de´truire au sein de la gauche le mate´rialisme des Lumie`res et in fine l'ensemble de la philosophie issue du marxisme et du mouvement ouvrier.
« Ce petit livre pole´mique, souvent excessif, a le me´rite de se demander comment un penseur antirationaliste, apologiste de la domination et de la violence, de l'e´crasement des faibles, de l'aristocratie, antife´ministe et me^me antise´mite a pu devenir une des grandes re´fe´- rences de l'intelligentsia franc¸aise de gauche. » (Le Monde diplomatique) -
Michel Clouscard : Genèse et structure du néo-capitalisme
Loïc Chaigneau
- Les éditions Delga
- 5 Novembre 2025
- 9782376072850
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La lutte des classes : une histoire politique et philosophique
Domenico Losurdo
- Les éditions Delga
- 29 Novembre 2016
- 9782376071051
La crise économique fait rage et l'on parle de plus en plus du retour de la lutte des classes. Celle-ci n'est pas seulement le conflit entre les classes propriétaires et le travail dépendant. C'est également « l'exploitation d'une nation par une autre », comme le dénonçait Marx. C'est aussi l'oppression « du sexe féminin par le masculin » comme l'écrivait Engels. Nous sommes donc en présence de trois formes différentes de lutte des classes, appellées à modifier radicalement la division du travail et les rapports d'exploitation et d'oppression. La lutte des classes s'avère aujourd'hui plus vitale que jamais, à condition qu'elle ne devienne pas un populisme facile qui réduit tout entre humbles et puissants, ignorant tout de la multiplicité des formes du conflit social.
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La destruction de la raison ; de l'après Nietzsche à Heidegger et Hitler
Georges Lukács
- Les éditions Delga
- 10 Juin 2017
- 9782376071174
Troisième et dernier volet d'une série intitulée La Destruction de la raison. Le chemin de l'irrationalisme de Schelling à Hitler, cette fresque, parue en 1954, des attaques contre le rationalisme et des conditions de l'arrivée du fascisme en Allemagne, est le grand livre de combat de Lukacs. Dans ce présent volume, l'auteur s'attaque à la période marquée par l'immédiate influence de Nietzsche, jusqu'à Heidegger. En ligne de mire :
- La philosophie vitaliste, qui consiste à métamorphoser l'agnosticisme en une mystique et l'idéalisme subjectif dans la pseudo-objectivité du mythe.
- La « mise entre parenthèses » phénoménologique, qui n'est une méthode spécifique que dans le sens où en elle, d'emblée, l'arbitraire idéaliste subjectif irrationaliste, qui s'affuble d'un pseudonyme supposé le faire passer pour objectif.
- Heidegger, lequel offre un tableau authentique des réflexes intellectuels que déclenche la réalité du capitalisme impérialiste de l'entre-deux-guerres chez ceux qui ne sont ni capables ni désireux de dépasser les expériences immédiates de leur propre existence dans le sens de l'objectivité, c'est-à-dire dans le sens d'une exploration de leurs causes socio-historiques.
Tous ces courants, et d'autres encore (Georg Simmel, Carl Schmitt, Ernst Jünger etc.), marquent des étapes différentes de l'irrationalisme allemand sur la voie qui a mené l'Allemagne à un désarmement intellectuel et moral face aux hordes hitlériennes.
Préface de Domenico Losurdo. -
Beatriz Sarlo expose certains aspects de la vie et du travail de Walter Benjamin pour les insérer dans la pensée contemporaine.
Elle relate autant le parcours de Walter Benjamin pour fuir le régime nazi et son suicide à la frontière, que sa résistance aux modes et clichés académiques. À partir d'une méthode nouvelle de composition, d'un choix et d'un usage atypiques des matériaux, comme de la relation entre critique d'art et philosophie, Sarlo offre un regard nouveau sur le penseur allemand. -
Ernst Bloch et les XI thèses de Marx sur Feuerbach
Munster Arno
- Les éditions Delga
- 6 Avril 2018
- 9782376071396
Ernst Bloch (1885-1977) est incontestablement le grand penseur néo-marxiste allemand du XXe siècle dont le nom est inscrit dans l'histoire de la philosophie moderne et contemporaine comme celui d'un rénovateur de la pensée critique et du marxisme qui a énormément enrichi la pensée critique contemporaine, notamment avec sa grande trilogie Le Principe Espérance, une oeuvre monumentale qui a le mérite d'avoir établi d'une façon extrêmement originelle un inventaire des pensées et contenus utopiques et d'avoir formulé aussi une philosophie du préapparaître utopique, de l'utopie concrète et de la praxis qui a été esquissée dans l'intention d'opposer au marxisme vulgaire et à un marxisme-léninisme dogmatisé une pensée marxiste critique plus vivante, inspirée certes de Marx et de Hegel, mais non pas seulement de Marx, dans l'horizon précisément d'une « utopisation du monde » et de la transformation du monde en un chantier d'expérimentations pour l'imagination utopico-concrète.
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POURQUOI est-on passé, en quarante ans, de la perspective triomphaliste du marxisme comme horizon indépassable (Sartre, 1960) au marxisme revendiqué comme lieu inhabitable (Badiou, 2002) ?
Comment a-t-on glissé de ce triomphalisme à un marxisme qualifié par Derrida de « spectral » ?
Pourquoi a-t-on troqué l'engagement sartrien, en situation, pour ce que l'auteur qualifie de « désarticulation de toute ontologie » dans le marxisme actuel et dans la politique en général ?
Comment une tradition de pensée a-t-elle réagi à l'horizon bouché par le postmodernisme et ladite « fin de l'histoire » ?
À travers l'étude des penseurs les plus influents du marxisme contemporain, Elias José Palti interroge une « crise », qu'il met d'ailleurs entre guillemets pour mieux nous permettre de la penser entre parenthèses, crise qui est peut-être aussi celle du Politique lui-même dans nos sociétés contemporaines. -
Après Habermas. La théorie critique n'a pas dit son dernier mot
Neumann Alexander
- Les éditions Delga
- 28 Janvier 2015
- 9782915854749
Dans son livre Après Marx, Jürgen Habermas a voulu reconstruire le matérialisme historique, afin de fonder une théorie sociale au xxe siècle. Il a cherché à transformer l'École de Francfort en une science de son temps. Au lieu d'une telle vision évolutive, consensuelle et universaliste, l'histoire a réservé des surprises. La crise capitaliste mondiale, le retour des mouvements, révolutions, espaces publics oppositionnels, ainsi que la résurgence des obsessions identitaires, sont des phénomènes qu'Habermas n'a pas prévus. Son modèle d'explication, qui devait assurer la base post- nationale d'une mondialisation démocratique, est en miettes. Après Haber- mas expérimente la même approche que celle qu'Habermas a appliquée au marxisme, en la poussant au bout. Le résultat est une renaissance de la Théorie critique initiale, née au milieu de l'entre-deux-guerres, dans une Europe en plein doute. Dans un triple saut, Après Habermas rend pensable une issue : comprendre les rai- sons des premières critiques du bureaucratico-capitalisme, retisser un dia- logue entre le travail, le faire et l'action, et enfin conceptualiser les espaces publics oppositionnels. Dans cette lancée, Alexander Neumann pointe les apports des auteurs historiques, vivants (Oskar Negt, Nancy Fraser, Axel Honneth) et saisit les correspondances franco-allemandes méconnues des penseurs français les plus connus (Bourdieu, Castoriadis, Foucault).
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Critique du néokantisme et raison dialectique chez Michel Clouscard
Simon Verdun
- Les éditions Delga
- 17 Mars 2021
- 9782376072058
L'oeuvre de Clouscard se destinait à jouer une place de choix dans les grandes disputes philosophiques de notre modernité. Récemment redécouvert, on attribue, à juste titre, à cet encore obscur penseur, le mérite d'avoir été le premier à forger, dès 1972 dans Néofascisme et idéologie du désir, le concept de « libéralisme libertaire », et à théoriser sur des bases marxistes la contre-révolution libérale qui se mettait en place à partir de la Libération (plan Marshall, révoltes estudiantines petites-bourgeoises de Mai-68, jusqu'à la fascisation à la faveur des déçus de la crise).
La critique du néokantisme, concept clef chez Michel Clouscard, fait partie intégrante de la critique de la « nouvelle société » libérale. À la philosophie de la Révolution française, que Clouscard attribue à Rousseau et à Kant, succède alors une colossale entreprise de récupération et de déviation de ces acquis philosophiques. Cette philosophie est le néokantisme.
La philosophie kantienne, selon Clouscard, avait permis d'atteindre l'unification d'une conscience devenue conscience logique, capable d'une auto-codification de ses lois, et ouverte sur la maîtrise de la praxis. La principale caractéristique de la philosophie néokantienne, « philosophie de notre modernité réactionnaire » sera en raison inverse de cette réconciliation : « le néokantisme va créer une distance infinie entre le savoir et l'action ».
Postface de Dominique Pagani -
Le Vacillement des choses : Sur Hegel et Marx
Juan José Sebreli
- Les éditions Delga
- 5 Février 2018
- 9782376071327
Après L'Oubli de la raison et Les Trahisons de l'avant-garde déjà publiés par nos soins, Juan José Sebreli poursuit sa défense et illustration d'un marxisme qui, à rebours d'un certain avant-gardisme romantique, viendrait se revivifier à sa source première : les Lumières, le rationalisme, la pensée de Hegel.
Cet exercice de décantage salutaire n'est ni indolore ni anodin. Mais qu'on soit avant tout critique envers les expériences révolutionnaires comme l'auteur de ce livre - à l'instar des penseurs de l'école de Francfort -, ou au contraire animé envers elles par une certaine bienveillance heuristique comme bon nombre des ouvrages figurant à notre catalogue, l'essentiel est qu'un débat puisse avoir lieu sur ce que pourra être une société future débarrassée de l'aliénation et de l'exploitation.
Qu'on décide donc d'assumer l'épopée révolutionnaire moderne comme un « processus d'apprentissage nécessaire » (comme le dit Domenico Losurdo, autre hégéliano-marxiste) ou qu'on cherche, comme Juan José Sebreli, d'autres alternatives possibles, force est de constater que ce sont ces auteurs enterrés toujours trop vite, Marx et Hegel, qui détiennent encore, pour une bonne part, les clefs de l'avenir et du « vacillement des choses » (Hegel). C'est pourquoi l'auteur s'attache ici à en montrer toutes les potentialités critiques : émergence du travailleur collectif, validité de la logique dialectique en regard des découvertes contemporaines, progrès de la recherche hégélienne, diversité des interprétations possibles de Marx (révolutionnaire ou évolutionnaire), montée d'une nouvelle « classe » technocratique au sein desdites démocraties occidentales (dont le « macronisme » nous montre aujourd'hui la part inquiétante). -
Sartre et la praxis : Ontologie de la liberté et praxis dans la pensée de Jean-Paul Sartre
Arno Münster
- Les éditions Delga
- 26 Janvier 2017
- 9782376071099
Ce livre, sans doute la présentation la plus complète de l'ensemble de la philosophie de Sartre, s'efforce d'analyser les concepts sartriens de « liberté » et de « praxis », dans toutes leurs dimensions philosophiques, sociales et politiques.
Son objectif premier est de mettre en évidence que le passage de l'approche phénoménologique de L'Être et le Néant à l'existentialo-marxisme sartrien de la Critique de la Raison dialectique a comme corollaire le passage d'un concept de praxis définie comme projection du Pour-soi vers « ce qui n'est pas », vers le concept d'une praxis définie, d'un côté, comme projet organisateur s'inscrivant par le travail dans la matière ouvrée (c'est-à-dire comme remaniement du champ pratique en vue d'une fin), et, de l'autre, comme praxis-processus déterminant la pratique d'un ensemble social organisé (d'un groupe ou d'une classe) dans l'histoire.
Il s'agit de montrer comment cet effort destiné à jeter les fondements d'une nouvelle théorie des ensembles pratiques, conduira Sartre de l'analyse de la praxis individuelle comme totalisation d'un projet dans le champ pratique à une analyse de plus en plus profonde des implications de la praxis dans le processus d'une dialectique qui préconise que « toute dialectique historique repose sur la praxis individuelle en tant que celle-ci est déjà dialectique ». Finalement, ce livre s'efforce aussi de mettre en évidence que cette théorie sartrienne de la praxis débouchera nécessairement sur une nouvelle théorie de la lutte (des classes) et des conflits et sur l'analyse de l'intelligibilité de la praxis dans l'histoire. -
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Epistémologie et philosophie politique. Pour une théorie de la liberté
Goldmann Lucien
- Les éditions Delga
- 30 Janvier 2016
- 9782915854916
« Nous vivons actuellement un phénomène d'acculturation fondamentale, résultat du développement de la société capitaliste et qui, si on l'imagine développé jusqu'à ses limites, pourrait conduire à un automatisme social tel, que la vie culturelle deviendrait tout à fait superflue. »
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Fin(s) de l'histoire. Approche marxiste des valeurs
Gastaud Georges
- Les éditions Delga
- 5 Septembre 2018
- 9782376071495
Fin(s) de l'histoire est le tome V de Lumières communes, traité de philosophie générale à la lumière du matérialisme dialectique (Delga, 2016). Ce tome final traite de l'approche matérialiste du sens et plus généralement, de la praxis (théorie politique, éthique), de la démarche marxiste en esthétique et de ce que l'auteur nomme « sagesse de la révolution ». Considéré dans son ensemble, Lumières communes invite à reconstituer l'hégémonie culturelle progressiste sur la base d'une conception rationnelle renouvelée de la nature, de l'histoire et de la subjectivité.
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Lumières communes (4 tomes vendus seulement ensemble)
Gastaud Georges
- Les éditions Delga
- 14 Novembre 2016
- 9782376071044