NOUS
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L'expérience esthétique : Dialogue avec Bernard Aspe
Jacques Rancière
- NOUS
- 15 Janvier 2025
- 9782370841469
A venir
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Ce que j'ai vu, entendu, appris...
Giorgio Agamben
- NOUS
- Antiphilosophique Collection
- 4 Octobre 2024
- 9782370841414
A venir
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Au bout de la langue est le premier essai philosophique de Martin Rueff aux éditions Nous. L'auteur expose dans ce livre une approche très personnelle de la langue, entendue dans tous les sens du mot, à la fois comme organe et comme capacité d'expression. En jouant avec la polysémie du terme, qui permet une appréhension à la fois physique, symbolique et philosophique de la langue, Martin Rueff propose un essai passionnant, à la fois érudit - riche d'exemples très variés provenant de traditions, d'époques et de langues différentes - et très facile d'accès, se démarquant par une grande clarté d'exposition et une adresse directe aux lecteurs. La transversalité de l'approche (phonologie, linguistique, philosophie, mythologie, poésie, physique) est portée et unifiée par une écriture prenante et un ton très libre, non dénué d'une forme de légèreté, voire d'humour.
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Les fibres du temps s'attaque, à nouveaux frais, à la question du temps. Si ce livre traverse l'histoire de la philosophie, ce n'est qu'avec l'objectif de rapporter cette question au présent, à notre présent, car le temps - c'est la thèse centrale du livre - est avant tout affaire de partage, de vie, de communauté. Le problème qu'il pose, avant d'être théorique ou épistémologique, est donc éminemment politique.
L'architecture de cette réflexion prend une forme inédite, dans laquelle l'argumentation philosophique se tresse avec l'analyse de quelques cas d'expérience sensible du cinéma. Le temps, c'est d'abord ce qui se partage : ce qui s'expérimente comme temps commun. Temps dont les fibres symbolisent le devenir de l'être ensemble, à la fois continu et discontinu, trame tissée qui tient malgré tout. Le temps commun est par nature hétérogène à la logique qui guide le monde du capital et de son "développement".
C'est la raison pour laquelle ce monde voudrait l'éradiquer, ou du moins le réduire aux formes compatibles avec les injonctions qui l'animent. Pour ceux qui refusent ces injonctions, l'existence même du temps commun est non seulement l'enjeu central de la politique, mais aussi, plus largement, celui d'une approche renouvelée de ce qui peut être dit en vérité.
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L' Antiphilosophie de Wittgenstein
Alain Badiou
- NOUS
- Antiphilosophique Collection
- 9 Mars 2017
- 9782370840431
La première partie du livre est une analyse frontale de ce que Badiou considère comme étant le « chef-d'oeuvre unique » de Wittgenstein : le Tractatus logico philosophicus. Il y est question des limites de la pensée et du langage, de l'assimilation de l'éthique et de l'esthétique, ainsi que de la question de l'« acte » anti-philosophique.
La seconde partie est une étude des « langues » de Wittgenstein. C'est aussi et surtout une tentative de réfutation de ce qu'on nomme habituellement le « second » Wittgenstein, qui n'est, pour Badiou, qu'une glose affadie du Tractatus.
« Dans les années quarante, Wittgenstein, requis comme souvent par un disciple potentiel de fixer une orientation doctrinale, déclare : ' Toutes les bonnes doctrines sont inutiles. Vous devez changer votre vie. ' On pourrait avancer que cette importance unilatérale du ' changer la vie ' est le côté Rimbaud de Wittgenstein, cependant que le soin du montage, la disposition sur la page, l'inessentielle massivité syntaxique, est son côté Mallarmé. Le Tractatus, c'est une peu Une saison en enfer écrit dans la forme de Un coup de dés jamais... » « Il n'est pas déraisonnable de soutenir que Wittgenstein a été un héros de notre temps. Mais à la condition d'examiner rigoureusement de quelle cause il a été le héros, comment il la soutint, et comment à ses propres yeux il se perdit dans l'impossibilité, mal masquée par une sorte d'insolence spéculative, de l'acte inouï dont il entretenait la promesse. »
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L'action à distance ; essai sur le jeune Nietzsche politique
Michèle Cohen-Halimi
- NOUS
- 5 Mars 2021
- 9782370840875
Ce livre est une plongée dans la pensée politique du grand philosophe allemand, figure fulgurante et rebelle de la philosophie, qui aura marqué le vingtième siècle de la pensée européene par sa sensibilité et exigence extrêmes. C'est le résultat d'un travail d'immersion complète dans l'oeuvre du jeune Nietzsche, que Michèle Cohen-Halimi mène ici avec la rigueur et la clarté qui caractérisent son approche de la philosophie allemande moderne, dont elle est l'une des plus lumineuses spécialistes.
L'Action à distance ambitionne de mettre en perspective le XXe siècle politique allemand à partir du XIXe siècle de Nietzsche - à partir du diagnostic relatif au totalitarisme nazi annoncé par le wagnérisme, profondément anticipé par le philosophe. Il montre la fécondité de la pensée du jeune Nietzsche, qui a poursuivi son déploiement par-delà la rupture avec Wagner, par-delà l'abandon du modèle micropolitique grec, sans jamais céder sur la relation agonistique indissoluble de la culture, de l'État et de la religion.
Comment le jeune philologue Nietzsche est-il devenu philosophe ? Peut-être fallait-il s'attarder sur son imperceptible écart au monde sécularisé et sur son désaveu de ce qu'il advenait de l'unité politique allemande, pour mieux saisir en lui les crises et le malaise par lesquels la philosophie s'est imposée à lui dans la souveraineté d'un geste antagonique.
L'opération nietzschéenne de l'antagonisme montre d'emblée la force de sa relation à ce que l'on ne voit pas encore :
La libération du devenir ordonné à une autre pensée du temps et l'horizon politique qui s'exorbite de la seule instance de l'État. Le levier du livre est la puissance sous-estimée de la négation. C'est la puissance du devenir que Nietzsche en tire : puissance plastique où se prépare l'ouverture d'un autre rapport à l'histoire et à la politique.
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Dans Le corps miroir, la pensée explore à reculons le temps du commencement de l'univers. Cette exploration interroge la possibilité narrative, quand celle-ci est radicalement privée du témoignage d'un sujet. Provoquant une explosion du récit, sorti des gonds du « sujet » narrateur et de l'« objet » narré, Jean-Pierre Faye explore l'hypothèse d'une pensée narrative qui ne calcule ni ne juge, mais se transforme. La pensée narrative pousse le langage en avant des concepts qui la fixent, elle provoque en elle-même une espèce d'ébranlement de l'intelligence, toujours moins figurative, toujours plus dynamique, dont la trace est gardée dans les mots comme le dépôt mobile d'un processus infini de transformation.
« Supprimez le corps de femme et d'homme, il n'y a plus de corps d'univers : il n'y a plus de lever du soleil, ni crépuscule ni aube ne donnent de mesure du temps et l'univers entier cesse de savoir son âge, qui maintenant atteint le chiffre - fictif?? - de treize milliards sept cent mille années. »
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Deux, un, l'amour ; Lévinas, Badiou, Lacan, judaïsme
Jerome Benarroch
- NOUS
- 16 Janvier 2018
- 9782370840486
Deux, un, l'amour est un livre inattendu : au croisement de la pensée la plus traditionnelle et la plus actuelle. Ce livre est une puissante relecture de Lévinas, de Badiou et de Lacan, dans lequel Jérôme Benarroch confronte ces trois pensées contemporaines, hétérogènes, et « actualise » la pensée du judaïsme.
Un livre d'une grande clarté qui propose de l'amour, sujet si saturé, une approche renouvelée.
Ce livre se propose de penser l'amour, d'en produire une pensée contemporaine. À cet effet, il procède selon deux axes a priori divergents. D'un côté, il traverse les trois grandes pensées contemporaines sur l'amour :
Celles d'Emmanuel Lévinas, de Jacques Lacan et d'Alain Badiou. Leur hétérogénéité et leur importance sont telles qu'elles disposent à elles trois les sources et les principes du langage contemporain sur le sujet de l'amour. D'un autre côté, Jérôme Benarroch propose une élaboration propre qui s'appuie sur les très anciens enseignements traditionnels du judaïsme biblique et talmudique. Il ne s'agit pas d'exposer une pensée historiquement reconnue du judaïsme sur le sujet, mais de proposer une théorie formulée dans le langage de la pensée contemporaine, à l'école de ses enjeux et questionnements. La méthode de cette élaboration consiste en un dialogue de la philosophie et de la psychanalyse avec ces divers et parfois paradoxaux enseignements traditionnels.
Malgré leur hétérogénéité indiscutable, les pensées de Lévinas, de Badiou et de Lacan tournent autour d'un même axe - qui apparaît presque comme une constante de la contemporanéité - qui se formule par le rejet de la catégorie de l'Un. La thèse du livre, c'est que, en amour, l'Un n'est pas, mais qu'il doit advenir. Que l'unicité de chacun - de chaque sujet amoureux - advient par l'effort d'une construction éperdue de l'Un de l'amour.
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Nous sommes embarqués est le premier livre de Patrizia Atzei. Ce livre court et incisif est le point d'aboutissement condensé d'un travail de longue haleine, orienté vers les enjeux actuels de la subjectivation politique. Il entend s'inscrire dans le présent des situations, tout en dialoguant avec certains philosophes (Foucault, Rancière...). Il allie la clarté de l'argumentation à une approche résolument non-académique, s'adressant ainsi à un public non-spécialiste.
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