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PU de Montréal
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Un regard sobre - revelation et histoire chez walter benjamin
Dorais Olivier
- PU de Montréal
- Pensee Allemande Et Europeenne
- 15 Juin 2023
- 9782760647411
L'auteur de cet ouvrage propose un cadre inédit d'interprétation de l'oeuvre de Walter Benjamin (1892-1940) dont il montre l'unité à partir de sa problématique philosophique. Il s'appuie sur les tensions et les écarts travaillant ses écrits souvent considérés comme un ensemble discordant, voire contradictoire - et par là même appréhendés de manière partielle ou partiale -, et montre comment ces tensions constituent le fondement de sa pensée.Le livre se présente ainsi comme la traversée des principaux motifs et tendances de l'oeuvre (messianisme, historiographie matérialiste, critique esthétique, philosophie du langage...) et du dialogue qu'elle entretient avec des interlocuteurs privilégiés (Marx, Kafka, Scholem, Adorno...). Le fil conducteur du parcours de Benjamin se trouve dans la forme philosophique singulière qu'il conçoit comme tâche d'élaboration critique d'un regard sobre, immanent à l'histoire, en permanence braqué sur une ligne de crête périlleuse entre sauvetage et catastrophe.
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Le droit et son autre - otto kirchheimer et la critique de l'etat de droit
Simard Augustin
- PU de Montréal
- Pensee Allemande Et Europeenne
- 15 Juin 2023
- 9782760647596
La primauté du droit domine aujourd'hui notre imagination politique. Mais d'où vient l'attraction exercée par cet idéal évanescent ? Que révèle-t-il de nos démocraties, de leurs inquiétudes et de leurs contradictions ?Le présent ouvrage répond à ces questions en revisitant l'oeuvre d'Otto Kirchheimer (1905-1965), juriste hétérodoxe proche du marxisme de l'École de Francfort. Il dessine la trajectoire d'une pensée au contact de l'état d'exception, de la crise de la légalité, de la montée du nazisme et, surtout, de l'énigme du non-droit (Unrecht). Il retrace aussi les conversations du juriste avec ses collègues Franz Neumann et Ernst Fraenkel, son mentor Carl Schmitt, avec Max Horkheimer ainsi qu'avec les socialistes weimariens et les pluralistes américains. Relecture historique et critique, enfin, cet ouvrage cherche à réhabiliter le scepticisme de Kirchheimer et son approche déflationniste du droit à contre-courant des discours lénifiants aujourd'hui en vogue.
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Qu'appelle-t-on destruction ? - heidegger, derrida
Anidjar Gil
- PU de Montréal
- 4 Janvier 2018
- 9782760637993
Entre justification et explication, entre dire et faire, la destruction.
Est-ce une chose ou un événement ? Un geste, une oeuvre ou une opération ? Un thème ou un titre ? Est-ce même bien un mot ? Qu'appelle-t-on, ce sera là ma question, destruction ?
Avec Heidegger, Derrida en appelle à la destruction. Oui, à la destruction. L'a-t-on entendu ? Comme Heidegger (et c'est aussi ce « comme » qu'il s'agira d'examiner ici), Derrida nomme et renomme la destruction. Il lui donne le temps et le nom, une renommée. Il la surnomme - déconstruction, par exemple, ou, plus tard, « mal d'archive ». Comme Heidegger, Derrida travaille, traduit et retraduit la destruction, faisant parfois comme si tous ses mots, tous les mots et les phrases qu'il propose et déploie sur et à propos de la destruction, entretenaient des rapports sans rapport, rapports déjà trop clairs, ou encore bien obscurs.
Qu'appelle-t-on destruction ? Après Heidegger, Derrida s'y est attardé, lui qui parlait, encore et encore, de destination et de destruction, lui qui nous a rappelé si souvent à la destruction qui arrive, partout où elle arrive. Posons que c'était l'un de ses combats, l'une de ses longues guerres (avec luimême, d'abord, et avec la destruction). Sera-ce finalement la nôtre ? Est-il aujourd'hui temps de penser - après Heidegger, avec Derrida -, temps de combattre aussi peut-être, au moins d'écouter, la destruction qui vient ? Est-il encore temps de témoigner de la destruction qui croît ?