• Musicienne, poétesse, mais aussi photographe et peintre, Patti Smith est une artiste totale qui n'a eu de cesse, tout au long de sa carrière, de saluer ses influences artistiques. Des membres de cette famille choisie, le plus important est certainement Arthur Rimbaud. Entre la jeune prolétaire de Chicago et le poète de Charleville, un lien indéfectible se tisse. Grand frère, amant platonique, mentor, Arthur inspire Patti et la guide, par ses appels à la liberté et à la modernité, dans sa vie comme dans son art : « Il est avec moi à tous mes concerts [...] Je connais Arthur depuis toujours ». Par l'analyse du parcours artistique et personnel de Patti Smith, de sa découverte de l'oeuvre de Rimbaud à ses pèlerinages à Charleville, ce livre se propose de décrypter cette constellation intime.

  • Remèdes musicaux : se soigner par la musique Nouv.

    Michka Assayas, Benoît Duteurtre et Alexandre Fillon vous prescrivent des ordonnances musicales où le rock, le classique, la soul, le blues ou encore la chanson française se révèlent les plus stimulants des traitements.À la façon d'un dictionnaire, cette musicothérapie brillante et amusante - qui permet de revisiter des classiques et de faire d'incroyables découvertes - raconte aussi comment de grands compositeurs et interprètes étaient convaincus de l'effet de leur mélodie, et offre des clés étonnantes pour surmonter les tourments de toute sorte, et se sentir infiniment mieux.Quelle que soit l'épreuve que vous traversez, il existe une musique qui vaut tous les remontants !

  • Brassens par Le Forestier... Un chanteur raconte son maître en chansons. Maxime Le Forestier a appris la guitare sur des partitions de Brassens ; il a côtoyé, débutant puis jeune star de la musique, celui qui a déclenché sa vocation ; il a donné quelque cinq cents concerts consacrés à l'oeuvre du maître, allant jusqu'à enregistrer une intégrale devenue classique du genre. Au moment où l'on célèbre le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition, qui était mieux placer pour retracer la vie du géant de la chanson française ? Dialogues éclairants, anecdotes drôles ou émouvantes, connaissance encyclopédique de son répertoire, compréhension intime du génie du maître : Maxime Le Forestier nous conte "son" Brassens, ses années de guerre, ses débuts austères et bientôt fulgurants, son succès planétaire, sa vision du monde et de la poésie, son mode de vie sans pareil, son itinéraire unique, son talent de compositeur qui égal, contrairement à l'idée reçue, sa maîtrise des mots.

    Une plongée subjective et profonde dans l'univers Brassens, qui a tant influencé la chanson française, suscité tant de vocations, et marqué tout autant l'histoire littéraire et musicale française.

  • Claveciniste et chef d'orchestre, William Christie, américain installé en France depuis 1971, est l'artisan de l'une des plus remarquables aventures musicales de ces quarante dernières années : les Arts Florissants, fondation dédiée à la transmission dans le domaine de la musique baroque et des jardins. Ici, William Christie se dévoile dans une série d'entretiens inédits dont il a confié la réalisation et l'écriture à son jeune premier violon, Emmanuel Resche-Caserta. Loin de constituer un bilan, ce livre est plutôt un portrait touchant, né d'une conversation libre sur la musique, les arts et la vie, entre le chef et son second que deux générations séparent mais qu'une amitié sincère et une confiance mutuelle lient étroitement.

  • Serge Dorny : vivre l'opéra aujourd'hui Nouv.

    En quoi l'opéra est-il essentiel à nos vies ? Serge Dorny, intendant du Bayerische Staatsoper de Munich depuis 2021, après avoir dirigé l'Opera de Lyon depuis 2003, retrace quelques étapes de sa carrière et invite dix personnalités parmi les lesquelles Régis Debray, Alexander Neef, Anna-Sophie Mahler ou encore Krzysztof Warlikowski à questionner l'avenir de cet art séculaire et à partager leur vision de l'opéra d'aujourd'hui et de demain.

  • « La musique est partout, pour qui la cherche, l'écoute, la reconnaît. Elle est cette présence vitale qui remplit l'espace et ne demande qu'à être révélée.
    Au fil de ces pages, je vous parle de la place de la musique dans l'histoire, de son rôle dans notre société et de sa présence dans nos vies. Je vous suggère des clés pour l'écoute et la découverte de nombreux chefs-d'oeuvre, et je vous invite à y puiser vos propres émotions. Mélomane averti, amateur éclairé ou néophyte curieux, je vous propose une balade musicale personnelle et partage avec vous ma passion. Car j'en suis convaincue, la vie est plus belle en musique ! »

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  • Ce livre retrace une aventure, celle d'une activité pas comme les autres, souvent incarnée par des personnages hors normes dont la vie est remplie d'histoires improbables. Elles sont relatées ici, chacune célébrant ce métier qui a changé la vie de beaucoup d'entre nous. En proposant d'inestimables lieux d'échanges et de rencontres à des mélomanes exigeants comme à des apprentis musiciens, certains disquaires ont contribué à la transformation du monde. Ainsi Brian Epstein qui de son magasin NEMS à Liverpool a lancé les Beatles... De Paris à Rennes, de Nancy à Nantes, de Londres à Bordeaux de nombreuses boutiques de disques ont aidé à enfanter les nouvelles tendances musicales et les groupes qui les façonnaient. D'Étienne Daho à Chrissie Hynde (Pretenders), de Lenny Kaye (Patti Smith) à Miossec en passant par Pierre Lescure et Philippe Manoeuvre, l'auteur s'entretient avec les acteurs petits ou grands, vendeurs, clients, collectionneurs attachés à ce négoce à part qui a marqué plusieurs générations. Il fait le récit vivant d'une passion commune ranimée à la faveur du retour inespéré du disque vinyle et de ses incontournables passeurs de sillons, les disquaires.

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 25 Septembre 2019

    « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la musique sans jamais oser poser les questions. ».
    « La musique est l'art des sons. » De cette définition banale, retenue d'une leçon d'enfance, ce livre tire toutes les conséquences. Chemin faisant, il répond aux questions les plus simples et les plus profondes sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Pourquoi nous émeut-elle ? Et qu'est-ce que la beauté ?

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregistrements en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

  • Nikolaus Harnoncourt, chef d'orchestre autrichien, est l'un des artistes essentiels du XXe siècle. L'homme par qui la rhétorique est revenue au coeur des débats esthétiques a passé sa vie à secouer les traditions, porté par un esprit critique toujours en éveil, un élan vital des plus authentiques. Cet ouvrage fait renaître sa parole et son message. Ces entretiens, où il revient sur son parcours de chef d'orchestre, justifie ses choix et explique les raisons de sa quête permanente, sont en partie inédits. Ils ont été retravaillés et annotés pour l'occasion, dans le but de présenter au lecteur un ensemble cohérent et un portrait d'Harnoncourt tel qu'en lui-même, passionné et vibrant.

  • Pour la première fois en trente ans de carrière, IAM n'a pas pris le stylo pour écrire un nouveau titre choc, mais pour signer un livre témoignage.
    Akhenaton, Shurik'n, Kheops, Imhotep et Kephren, les cinq membres du plus célèbre groupe de rap français, prennent le temps de parler de leur univers et des inspirations de leurs textes riches et référencés. Marseille, le rap, le cinéma, le racisme, l'Asie, l'Egypte, ou encore les injustices et l'exclusion : à travers les grands thèmes centraux de sa discographie, le groupe se raconte, se confie, s'explique et s'engage, comme toujours. En quoi sont-ils constitutifs de l'identité d'IAM ? Quel regard portent-ils aujourd'hui sur ces sujets qui traversent leurs morceaux depuis leurs débuts ? En s'appuyant sur les textes des quelques centaines de chansons qu'ils ont signées depuis 1989, les auteurs de L'Ecole du micro d'argent, Demain c'est loin, Je danse le mia ou encore La fin de leur monde se dévoilent comme jamais, quelques mois après la sortie de leur neuvième album, Yasuke.

  • Créée en 1971, Fip avait un but innovant qui consistait en un fond sonore fluide et discret fait de musique classique légère, de jazz, de blues et de musique populaire. Une règle absolue : la programmation est essentiellement musicale. Aujourd'hui, Fip est la radio musicale la plus écoutée sur le web, et elle fête ses 50 ans !
    Vous partez pour un long voyage en voiture, en avion, en moto, vous aimez la bonne musique d'ambiance quand vous recevez des amis, vous travaillez en compagnie de Fip, vous aimez Fip tout simplement, voici le premier livre Fip qui s'écoute.
    Que vous soyez rock, groove, reggae, jazz, amateur de nouvelles sensations, La Discothèque idéale de Fip vous propose ses meilleures sélections pour tous ces grands thèmes de prédilection.
    Archie Shepp, Nancy Sinatra, Serge Gainsbourg, James Brown, Miles Davis, Chinese Man, Mathieu Boogaerts, Portishead, Buena Vista Social Club, Alain Bashung, Agnes Obel, David Bowie, Prince, Jeanne Added, Vaudou Game, Boby Lapointe... Plus de 270 artistes et groupes sont réunis dans cette discothèque idéale pour tous les amateurs de bon son.

  • Écoutez !

    Dans ce nouveau livre, Peter Brook, dramaturge et metteur en scène de renommée mondiale, livre un ensemble de réflexions très personnelles sur le son et la musique - de l'influence surprenante qu'ont eue les spectacles de Broadway sur son célèbre Songe d'une nuit d'été à l'attrait des applaudissements, jusqu'à cet espace ultime de vide qu'est le silence.

    Le livre est parsemé d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de souvenirs de ses réalisations à l'opéra, au théâtre et au cinéma. Peter Brook parle de ses productions les plus remarquables et de ses rapports avec des personnalités comme Truman Capote, Laurence Olivier et Vivien Leigh, avec lesquelles il a travaillé. Il évoque aussi des styles musicaux et des cultures du monde entier.

    À l'écoute déploie tout le talent et l'acuité de Brook, avec l'esprit et la finesse d'analyse qu'on lui connaît. On y retrouve la veine de ses écrits précédents, sur Shakespeare, et aussi sur le langage et le sens dans Du bout des lèvres.

    Peter Brook est l'un des plus grands dramaturges contemporains. De la Royal Shakespeare Company au théâtre des Bouffes du Nord, ses productions, comme Timon d'Athènes, Mesure pour mesure, La Conférence des oiseaux, ont marqué l'histoire du théâtre. Il a également mis en scène des opéras et réalisé des films, dont Moderato cantabile, Le Roi Lear et Le Mahabharata en collaboration avec Jean-Claude Carrière. Aux éditions Odile Jacob, il a publié Du bout des lèvres.

  • «Et l'on pourrait ici s'extasier à bon droit sur les vertus thérapeutiques de la musique ou sur sa docilité aux mains des guérisseurs. Mais l'on peut aussi en venir à penser­­­­, qu'à l'image des remèdes les plus efficaces, elle doit être ce que l'on nomme une arme à double tranchant. Témoins, les singuliers malheurs de ce magicien hindou, condamné par un empereur cruel à éprouver sur lui-même les terribles vertus du chant de la flamme, et que ne sauva nullement la ruse qu'il avait imaginée de ne chanter qu'immergé jusqu'au cou dans l'eau d'un fleuve. Dès que la voix s'éleva, l'eau se prit à bouillir, puis la flamme monta qui, aux dernières notes, achevait de dévorer le chanteur.» La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout, la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un spectacle reçu passivement, le temps de se divertir. Au contraire, elle déborde toujours du cadre de l'écoute pour créer chez l'auditeur des passions nouvelles, capables de modifier le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, à l'occasion d'un concert du surréaliste André Souris et d'une exposition de tableaux de René Magritte, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme. À la hauteur des manifestes du mouvement, La Conférence de Charleroi est à la fois une théorie artistique, une philo­sophie générale et un pamphlet politique à même de remettre en cause le classicisme comme les avant-gardes.
    L'originalité, la sincérité et le rejet des normes, voilà les moteurs de Nougé, dont les idées foisonnantes influencèrent Guy Debord et les lettristes. Avec un esprit d'une indépendance rare, l'écrivain tourne le regard vers les espaces qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : «Il est certain­­­­­ que la musique est dangereuse.»

  • Qu'est-ce que la musique ? Elle était autrefois un événement social inscrit dans le continuum de nos vies : on allait l'écouter ou on la pratiquait collectivement. Avec l'enregistrement, elle est aussi devenue un produit - un objet qui peut être vendu, acheté, privatisé et rejoué indéfiniment dans n'importe quel contexte. Les communautés humaines ne cessent, partout dans le monde, d'adapter leurs manières de créer, conserver, distribuer et recevoir la musique. Retracer ces métamorphoses, c'est comprendre ce qu'est la musique pour nous aujourd'hui et, peut-être, pourquoi nous l'aimons autant.
    Dans ce livre-somme, l'auteur dévoile la fabrique de la musique, tout ce qui la fait vivre et nous fait vibrer : le processus de création, l'architecture des lieux d'écoute, ses effets sur nos émotions, l'influence des technologies et jusqu'aux logiques économiques qui régissent l'industrie musicale. En filigrane de cette exploration se dessinent la figure et le parcours du compositeur et musicien David Byrne, depuis les premiers concerts de Talking Heads au milieu des années 1970. Témoin et acteur d'une scène expérimentale naissante, l'artiste revisite son apprentissage en amateur, ses pratiques collaboratives et la découverte d'autres univers musicaux à Bali, au Japon, en Afrique de l'Ouest ou au Brésil.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

  • Atonal, chiffrage, cluster, consonance, degré, langage, modulation, rosalie, soprano, tierce picarde et triton sont quelques-unes des 90 entrées d'un Vocabulaire de l'harmonie qui couvre, bien sûr, le répertoire dit « harmonique » (de Corelli à Debussy), mais qui n'oublie pas de voguer de l'Antiquité à la musique la plus récente.
    Peu de vocables sont autant chargés de sens et d'histoire que celui d'harmonie, qui parle d'agencements, de correspondances, de concordances, de proportions et d'ajustements. Il n'est donc pas surprenant qu'il renvoie en musique à des domaines aussi différents que les langages, les styles, les conceptions du temps, les formes, l'expression, la rhétorique, la théorie et la pédagogie.
    Son utilisation musicale remonte à la Grèce antique, mais aucun ne s'est plus facilement adapté aux périodes historiques successives. Qu'il s'agisse de relations entre notes dans l'Antiquité, d'harmonie d'intervalles et de conception polyphonique aux époques romane, gothique et renaissante, de basse continue et d'harmonie d'accords à l'époque baroque, d'harmonie tonale classique et romantique, d'harmonie modale et atonale, de timbre, de couleurs ou de textures aux époques moderne et contemporaine, il est toujours question de composer, ce mot qui exprime si bien la nécessaire confrontation de l'inventeur de musique avec la réalité des sons : composer, c'est harmoniser, harmoniser, c'est composer.

  • Sur le modèle de ses Entretiens avec Francis Bacon ( Folio essai n° 289, ventes nettes à ce jour : 41114 exemplaires) , Michel Archimbaud s'entretient avec l'un des plus grands et des plus prestigieux musiciens de notre temps. Mais aussi l'un des plus « abstraits » dit-on :
    Il est bien difficile de trouver dans sa musique, comme il l'avoue lui-même, des éléments un tant soit peu personnels, « l'arrière-histoire » , aurait dit René Char, de l'une des démarches créatrices les plus radicales du siècle.
    Ces conversations à bâtons rompus sur la musique, et plus largement la culture, permettent au lecteur de découvrir derrière l'austère théoricien, le polémiste véhément, le chef admiré et mondialement connu, un homme passionné et chaleureux que l'amour de la musique et de la vie sous toutes ses formes constamment anime.
    Point n'est besoin de grandes connaissances musicales : ceux qui sont déjà familiers de l'oeuvre y retrouveront le rythme de la phrase de Boulez, le martelé de sa voix, l'ardeur de son propos.
    Les autres, grâce aux qualités didactiques bien connues du musicien et à l'enthousiasme communicatif de sa conversation, suivront le parcours d'un créateur solaire et trouveront des repères pour la musique d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

  • Trente-cinq ans après la disparition de Daniel Balavoine, l'intégrale de ses chansons, pour la première fois réunies dans un livre, raconte l'homme comme le monde, le poète de son temps comme l'artiste engagé pour les autres.

  • Au coeur de l'orchestre

    Christian Merlin

    • Pluriel
    • 30 Septembre 2015

    L'orchestre, comment ça marche ? Quels sont les rouages de cette étrange communauté humaine et musicale ? On la perçoit comme une masse indifférenciée mais on oublie trop souvent qu'il s'agit d'une réunion d'individualités. Qui sont ces musiciens d'orchestre, ces anonymes, dont on oublie qu'ils sont de grands musiciens ? Paradoxe vivant - artistes mais aussi salariés, interprètes mais aussi exécutants, aristocrates mais aussi prolétaires -, est-ce par vocation ou par défaut qu'ils font ce métier ? Comment s'organise cette communauté fortement structurée et hiérarchisée, avec en point culminant le rapport au chef d'orchestre ?

    L'orchestre peut être le paradis ou l'enfer ; ses membres sont des êtres humains, avec leurs forces, leurs travers, leurs diversités, mais lorsqu'ils communient pour le même objectif, on se trouve devant la plus magique des inventions.

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  • À une époque où les «smartphones» permettent d'emporter avec soi des mélodies enregistrées aux quatre coins du globe, il est difficile de se représenter un temps où l'expérience de la musique dépendait absolument de la présence matérielle des interprètes et de leurs instruments. Le Traité des effets de la musique sur le corps humain (1758) de Joseph-Louis Roger, synthétisé par Ménuret de Chambaud pour l'Encyclopédie de Diderot et de D'Alembert et traduit du latin au français par le médecin réformateur Étienne Sainte-Marie, nous restitue la sensibilité d'un siècle pendant lequel on guérissait la mélancolie avec les arias de l'opéra italien et où toute la science du médecin se réduit à savoir accorder et toucher la lyre du corps humain. Dans un style imaginatif et limpide ponctué d'anecdotes, les textes de cette édition mettent au jour les connaissances dont disposaient les Lumières sur ce qu'on appelle aujourd'hui «musicothérapie».

    Édition et présentation de Philippe Sarrasin Robichaud. Candidat au doctorat, il s'intéresse aux discours traitant des effets de la musique sur le corps à l'âge classique. En 2018, il a fait paraître L'Homme-clavecin, une analogie diderotienne, une étude sur le rapprochement entre le corps humain et le clavecin dans l'oeuvre de Diderot et de ses contemporains.

  • Dans ce nouveau recueil de textes et d'entretiens, le grand chef d'orchestre autrichien revient sur certains de ses thèmes de prédilection : l'importance de la rhétorique dans la musique, l'interprétation sur instruments anciens, la question du progrès en art, de la transcendance, et bien d'autres. Pour la première fois, il évoque également Mozart et Schubert, en passant par Beethoven. Et la musique romantique, Schumann, Brahms, Bruckner, Bizet ou Verdi. Toujours avec une intelligence lumineuse et une manière très stimulante pour bouleverser les idées reçues.

  • Nul besoin d'apprendre à en tirer des sons, il suffit d'en effleurer les touches pour qu'il se mette à chanter. Juste. En cela, le piano se distingue des autres instruments. Mais aussi en ce que ses quatre-vingt-huit touches, offertes en un regard, suggèrent toutes les combinaisons possibles, innombrables, passées et à venir, de la musique occidentale. Complet, imposant, solitaire, le piano est l'instrument du virtuose et l'outil du chef d'orchestre, capable de condenser toute la complexité d'un opéra, d'une symphonie. Aussi le piano fascine-t-il, et pas seulement les musiciens : Flaubert, Fontane, Feydeau, comme Tolstoï, Zola, Sand ou Verlaine ont composé, non pas pour, mais sur et avec lui. Interprètes et compositeurs eux-mêmes ont cédé au plaisir d'en parler.
    Mozart d'abord, puis Berlioz, Schumann, Liszt et bien d'autres encore. Tout le XIX e siècle a résonné de ce nouvel instrument, massif, lascif, magique. Le XX e siècle est resté sous son charme, Vian, Sagan, Colette ou Duras en témoignent. Quant aux écrivains du XXI e siècle, tels Echenoz ou Barnes, ils continuent à en porter l'écho.

  • Pendant plus de trente ans, Adorno a nourri le projet d'une monographie consacrée à Beethoven, que sa disparition brutale en 1969 ne lui a pas permis d'achever. Collectés dans ses carnets et complétés par des extraits d'oeuvres publiées, les fragments réunis dans ce volume permettent de cerner l'armature de cette « philosophie de la musique » inédite. Passant avec virtuosité des analyses musicales les plus fines à l'interprétation philosophique la plus audacieuse, Adorno déchiffre dans la musique de Beethoven le destin contrasté des Lumières au moment où le capitalisme prend son essor. Il donne également à la contemporanéité de Beethoven et de Hegel (tous deux nés en 1770) un sens philosophique décisif, qui éclaire l'affinité élective qui dans toute son oeuvre unit musique et philosophie. Quant aux analyses consacrées au « style tardif » de Beethoven, elles sont devenues, en un temps où le sentiment de l'après n'a peut-être jamais été aussi vif, une référence incontournable. Si Adorno a souvent été présenté comme le porte-parole de Schoenberg, ces textes et fragments montrent à quel point toute sa philosophie de la musique, si ce n'est l'ensemble de sa pensée, gravite autour de ce foyer qui porte le nom de Beethoven.

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