Theatrales

  • Hedda Gabler

    Henrik Ibsen

    Hedda gabler est une des cinq dernières pièces d'ibsen.
    Ecrite à munich en 1890, peu de temps avant le retour définitif de l'auteur en norvège, elle fut aussitôt traduite et publiée en plusieurs langues et montée, d'abord à munich au début de 1891, puis à londres et à pari à la fin de l'année. ibsen y a rompu avec les aspects symboliques ou mystiques de pièces comme rosmersholm : " j'ai essayé de décrire des êtres humains aussi exactement que possible, de façon aussi détaillée que possible, rien d'autre [.
    ] ; on trouvera peut-être quelque chose de révolutionnaire dans ce drame mais c'est une chose qui demeure à l'arrière-plan ".
    La pièce a séduit bien des metteurs en scène ; il suffit de citer ici lugné-p?, georges pitoëff et raymond rouleau.
    Altier et énigmatique, le personnage de hedda a aussi tenté bon nombre de comédiennes, comme marguerite jamois, ingrid bergman et delphine seyrig (à la télévision) ; il reste un des grands rôles et une des grandes et sombres destinées du théâtre d'ibsen.

  • Mme Follavoine a décidé qu'on purgeait Toto, mais celui-ci déploie une diplomatie subtile à éviter la purge et il y réussit. De cette pièce jaillit une gaieté intarissable, claire et franche. Peut-être le plus grand succès du théâtre comique.

  • " Il faut peupler le monde ! ". Le cri de Bénédict, célibataire endurci pris au piège de l'amour, énonce aussi la loi du genre comique : croître, multiplier, fonder le nouvel ordre d'une société vieillissante. Mais l'itinéraire est périlleux qui va de la rencontre au mariage. D'ordinaire, ce sont les vieillards qui résistent, contrariant la ferveur et la hâte du jeune sang qui bouillonne. Pas ici. Dans Beaucoup de bruit pour rien, c'est la jeunesse qui se rebiffe : peur du qu'en dira-t-on, de la rumeur, de la tromperie. Peur de l'amour, aussi. Alors on fait la guerre à l'Autre. Au lieu de le courtiser avec sonnets et billets doux, on l'assassine d'un bon mot. Les flèches du bel esprit contre celles de Cupidon. Guerre contre guerre. Pour que le monde tourne et se peuple, les pères en sont réduits à arranger les mariages, quitte à échafauder des fictions amoureuses auxquelles se laisseront prendre les réfractaires du sentiment. Montrer, dans le miroir déformant d'une chimère, la virago en amoureuse ; transformer, par la magie d'une perspective sciemment déformée, le célibataire endurci en chevalier servant, suffira-t-il à faire tomber les réticences des partenaires qu'on leur destine ? Avec Beaucoup de bruit pour rien, l'amour se fait théâtre. Pour notre grand, notre immense plaisir.

  • À la suite d'invraisemblables intrigues où s'accumulent désirs, haines et ambitions se trouvent exilés dans le bois d'Ardennes un duc déchu et sa suite, des seigneurs, des jeunes dames, un chevalier errant, un philosophe amer, un bouffon de cour, mêlés à des bergers, une bergère, une chevrière et un villageois. Placés ainsi sous l'empire de la Nature (la leur propre, comme celle qui les environne), ils vont jouer au jeu éternel des assemblages amoureux, faisant fi des genres et des convenances, comme dans la scène où Rosalinde travestie en homme, et tout en calomniant les femmes, force son amant Orlando à lui faire la cour. Comédie de méprises et de déguisements, "Comme il vous plaira" est une célébration du théâtre et de ses artifices, de la chair et de ses plaisirs. "Le monde entier est un théâtre", dit le personnage de Jacques : Shakespeare offre ainsi aux spectateurs et aux acteurs une variation joyeuse sur les jeux de l'amour, reflétant le théâtre de nos désirs. La traduction que Pascal Collin a établie pour la création de Cendre Chassanne restitue toute l'ambiguïté, la charge érotique et la liberté des situations et du langage, pour réaffirmer que, en 1599 comme aujourd'hui, "la chair n'est pas triste".

  • 8f.-0h. ; décor : un « salon-bibliothèque dans une belle, élégante et charmante demeure provinciale » ; durée : 2 h Le matin de Noël, alors que la maison et le domaine sont couverts de neige, on trouve le père de famille assassiné dans sa chambre... Très vite, on s'aperçoit que le criminel n'a pu ni entrer ni sortir... donc c'est une des huit femmes présentes. Oui, cet homme était entouré de femmes : sa femme, coquette et menteuse, sa belle-soeur, vieille fille aigrie, sa belle-mère, avare et ivrogne, sa fille aînée, peu vertueuse, sa cadette, mal élevée et gavée de romans noirs, la bonne, perverse, la gouvernante, joueuse... enfin sa soeur, ancienne danseuse retirée en province après une vie tumultueuse... Ces huit femmes sont bloquées dans la maison... Elles doivent faire leur police elles-mêmes... Les vérités éclatent... C'est une corrida cocasse et grinçante... Terrifiante aussi car la coupable continue de tuer !...

  • Au début des années 1960, un physicien français au génie précoce et un auteur de science-fiction soviétique à l'imagination féconde travaillent sans le savoir sur le même concept : l'existence d'univers parallèles au nôtre, qui expliquerait la nature même de notre réalité.
    Quelques décennies plus tard, leurs enfants - le leader d'un groupe de rock renommé et une futurologue médiatique - sont chacun hantés par l'héritage paternel et confrontés au même moment à d'étranges événements...
    Frédéric Sonntag poursuit son exploration des mythologies de la culture pop, de l'histoire des idéologies et des mutations du capitalisme. À la fois fable sur le destin de nos existences, analyse de notre perception de la réalité et voyage à la frontière de nos fantasmes et de nos souvenirs, D'autres mondes sonde notre besoin d'imaginer des ailleurs plus habitables et de croire encore à l'existence de nouveaux possibles.
    Ce texte à la construction vertigineuse se dévore comme un roman de SF et offre des enjeux de création infinis.

  • La mort de Danton

    Georg Büchner

    La mort de danton n'est pas seulement un drame historique.
    C'est l'histoire d'hommes et de femmes emportés par une révolution qu'ils ne maîtrisent plus. danton préfère mourir, entraînant ses amis avec lui, plutôt que de continuer à se battre pour une cause désormais placée sous le signe de la terreur: " je préfère être guillotiné que guillotineur. " georg büchner trouve la trame de sa pièce dans l'histoire de la révolution française de thiers qu'il cite abondamment, parfois littéralement.
    Les principaux épisodes des derniers jours de danton par l'historien français donnent chacun lieu à une scène. il a aussi emprunté à d'autres textes des anecdotes, des faits, des bribes de phrases. mais c'est avec shakespeare qu'il rivalise pour la structure générale de son drame. dans les dernières scènes, la pièce se détache de l'appareil des citations historiques pour prendre une dimension cosmique et tragique, faisant voisiner le stoïcisme des uns avec lafolie et la peur de la mort des autres.
    Cette nouvelle édition s'inscrit dans la continuité de celle de woyzeck (éditions théâtrales, 2004) et annonce celle de léonce et léna (éditions théâtrales, 2006). la traduction de jean-louis besson et jean jourdheuil, souvent montée sur les scènes, est publiée ici dans une version revue et corrigée, accompagnée d'une introduction et de notes. les nombreuses sources de büchner sont mises en évidence, permettant au lecteur d'entrer dans l'atelier du poète.

  • Elle et Lui racontent, tour à tour, petits souvenirs et grands moments d'une histoire d'amour unique, comme il en existe tant. Elle est autrice, travaille depuis leur maison à la campagne ; il est sans arrêt sur les routes, il crée la lumière pour des spectacles. Elle est malade, et ensemble ils traversent la nuit cancéreuse, l'adeno nuitome.
    Se dessine en pointillés la puissance simple d'un amour qui se construit au présent : les cafés partagés au petit matin, pieds nus dans la cuisine, les désaccords et les tensions, le manque, l'attente, les rêves remis à plus tard par le quotidien, la maladie inquiétante et les angoisses qu'on essaie de déjouer.
    Lola Molina explore avec délicatesse et poésie la fable intime et le couple, dans une partition orale aux multiples images cinématographiques et références musicales.

  • Nos fenêtres invisibles.
    Dans un futur indéterminé, Kévina et Otis, 16 ans, attendent à l'hôpital d'être Reformatés car, aux yeux de la Milice des Gardiens de la Réalité, ils ont bugué. Sont-ils atteints d'un dysfonctionnement cognitif passager ou bien dotés d'un imaginaire plus riche que la moyenne des gens ? Dans un élan vital qui les dépasse, ils vont donner naissance à un mouvement de résistance.

    Je suis le contrepoids du monde.
    Dans une usine abandonnée, la jeune Jessica tombe sur Samir, assis sur une chaise au milieu d'une pièce vide. Elle découvre que c'est un endroit spécial : tout instant de beauté créé ici fait contrepoids à la violence du monde. Jessica est-elle prête à rejoindre la confrérie planétaire des Veilleurs sensibles ? Cette histoire d'amour est aussi celle d'un engagement poético-politique.

  • Pour un temps soit peu ; transe Nouv.

    Pour un temps soit peu. Une femme s'adresse au public et raconte sa transition. La prise de conscience d'avoir été assignée au mauvais genre, les démarches médicales et la prise d'hormones, le changement d'état civil, les relations amicales et amoureuses, les rencontres, sont autant d'étapes sur le parcours de cette femme. Sans détour, elle aborde également la violence subie dans son corps et celle que la société hétéronormée lui renvoie sans cesse.
    DISTRIBUTION : une femme / GENRE : monologue, théâtre de l'intime.

    Transe. Trois personnages discutent. Émile, homme cisgenre, Max, personne non-binaire et Laurène, femme trans. Ils et elles semblent se connaître. Alors qu'iels évoquent leur passé, le lecteur s'aperçoit qu'iels sont la même personne, trois étapes d'une vie, un parcours de transition.
    DISTRIBUTION : un homme, une personne non-binaire, une femme / GENRE : théâtre de l'intime.

  • Deux jeunes femmes de 25 ans : Jade, qui n'a pas sa langue dans sa poche et passe une bonne partie de son temps à promener sa chienne ; et Tania, un peu paumée et très silencieuse. C'est l'histoire de leur rencontre, anonyme d'abord, amoureuse ensuite. Il leur faudra dépasser bien des obstacles : le mutisme de Jade et surtout les masculinistes de tous poils qu'elles doivent se colleter. Elles croiseront heureusement des bienveillantes qui, sans s'en mêler, favoriseront l'éclosion fragile d'un amour tout simple.
    Cette partition pour deux actrices entourées de voix est une véritable plongée sensuelle dans les profondeurs de l'âme : attention aux paliers de décompression ! Adrien Cornaggia invente ici un texte dramatique façonné de dialogues, de soliloques et de flash-backs, pour un entrelacs très doux, parfaitement maîtrisé.

  • «?des bouts, ça fait pas l'plus gros et l'plus gros ça fait pas l'tout et tous tes bouts ensemble ça fait pas qu'ta version elle est vraie ni mainnant ni après.?».
    Une mère, un père, trois soeurs, un frère. Une des filles veut parler et ne s'arrêtera pas avant que les autres ne s'y mettent.
    Avec une dextérité verbale stupéfiante, mauvaise de debbie tucker green offre une plongée en apnée dans les abysses des relations familiales.
    Un drame sans concessions, récompensé au Royaume-Uni par le Laurence Olivier Award 2004 de la révélation théâtrale.

  • D'une prison haïtienne, une voix s'élève. Elle scande, dans une seule longue phrase, les malheurs du pays?: pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
    C'est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche pas l'esthétisation de la misère et de la violence politique car le poète les vit, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d'autant plus qu'on l'a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtral par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un choeur puissant.
    Jean D'Amérique pousse ce cri en écho à d'autres confrères et consoeurs poètes emprisonnés d'hier et d'aujourd'hui : Federico García Lorca, Asli Erdogan, Nâzim Hikmet... et la force de son verbe rejoint la subversion de Jean Genet et l'allant d'Aimé Césaire. À lire à haute voix pour faire voler en éclats tous les murs dressés.

  • Fondre

    Guillaume Poix

    Un groupe d'adolescent.e.s tente une traversée vers un territoire qui leur est interdit d'accès. Ils dérivent, chacun.e sur son morceau de banquise, vers une terre promise, un Eldorado fantasmé. Évoquant tour à tour Le Radeau de la Méduse, la pièce de Georg Kaiser mettant en scène des enfants à la dérive, l'épisode de Jonas et de la baleine, mais surtout la situation actuelle des migrants, ce texte allégorique touche par son humanité. L'absence de distribution préétablie fait de ce texte une partition, un texte à lire et jouer de multiples façons.

  • A love suprême

    Xavier Durringer

    Bianca a passé sa vie à danser au Love Suprême, un peep-show de Pigalle. Mais elle n'a plus vingt ans, et on la remercie « gentiment » : il est temps pour elle de quitter les lieux. La danseuse revient sur ses années passées à danser nue de l'autre côté d'une vitre sans tain, sur ses rêves envolés et ses désirs inassouvis ; sur ses joies et ses peines.
    Au-delà de son histoire intime, c'est le portrait de sa génération qu'elle dépeint, ses désillusions et ses échecs. La vie de la nuit se révèle comme le négatif de la vie sociale et politique, avec ses faux-semblants, ses mensonges et ses hypocrisies.

  • C'est à Sochaux, cité industrielle, que se nouent tragiquement les destins des six personnages de Chambres.
    Chacun à son tour essaie désespérément de retrouver le détail fatal qui l'a fait basculer, perdre pied. Ces détails apparemment anodins révèlent des personnages émouvants d'intensité et de vérité. Inventaires dans une vie bien remplie de trois femmes. Peut-être une sorte de jeu où il faudrait raconter sa vie ; dans ce jeu radiophonique ou télévisé, il faut tout dire, tout avouer, donner des détails. Jacqueline, Angèle et Barbara ont accepté la règle et s'exposent en public, un peu obscènes peut-être, mais si sincères qu'elles sont bouleversantes.
    Anne-Laure raconte. La ferme de granit en Haute-Loire, les champs, les prés, et puis le souvenir de ce "dos", le dos d'André qui l'a bouleversée un matin. Jusqu'à ce qu'il se mette à changer, grossir, maigrir, loucher. Plus le même homme, ce Dédé... Ces trois textes de Philippe Minyana sont devenus aujourd'hui des classiques contemporains joués de très nombreuses fois. L'auteur saisit ici la parole brute de marginaux mis à l'écart de la société.
    Son écriture de l'intime s'intercale alors dans ces fragments disloqués et restitue le langage des acteurs de ce théâtre de la vie.

  • Dans ces deux partitions drolatiques et ludiques, le théâtre de Claire Rengade se profère, se projette et se partage.

    Dans C'est comme Flash Gordon au début, le tout premier texte de Claire Rengade, on devient insecte sous une loupe d'entomologiste, on est inspecté de ses vêtements à ses entrailles. L'autrice analyse désirs et stratégies humaines pour cacher sous une enveloppe avenante un intérieur tout biologique. On est tour à tour poisson ou acrobate, jusqu'à l'accident qui nous renvoie à notre condition d'être de chair et d'os. À moins qu'on ne soit une sorte de super-héros...

    La figure du coq irrigue Je me fais peur rien que de parler de moi. Dans cette farce, le mal peut prendre n'importe quelle forme pour jouer avec les humains. Il est là sans l'être, pas besoin d'ailleurs pour ficher la trouille à l'humanité qui s'en réclame ou le rejette, mais toujours le côtoie. Un peu comme le théâtre, métaphore de la vie, qui nous pousse à endosser des rôles. C'est le jeu et ce n'est pas si grave...

  • Théâtre choisi t.1

    Levin/Yaari

    Quatrième de couverture Les pièces rassemblées dans ce volume appartiennent à l'une des formes théâtrales de prédilection de Levin : la comédie. Elles décrivent le combat quotidien de petites gens. L'action se situe dans l'espace restreint de la maison ou du quartier, microcosme de la société toute entière. L'intrigue et le parcours des personnages reproduisent le cycle de la vie entre la naissance et la mort.
    Yaacobi et Leidental, à l'humour ravageur, propose un spectacle de cabaret métaphysique, avec musique et chanson.

    Kroum l'Ectoplasme rentre au pays. Il n'a rien vu, rien appris, rien vécu, mais revient avec la conviction que les humains sont définitivement classables en deux catégories : ceux qui savent profiter de la vie et ceux qui en sont incapables.

    Une Laborieuse Entreprise : après trente ans de vie commune, Yona Popokh décide de quitter sa femme. Il prend cependant soin de dresser un constat d'échec lucide et d'un humour cinglant.

    Prématurément disparu en août 1999, Hanokh Levin laisse derrière lui plus de 50 pièces dont 28 ont été représentées dans les plus importants théâtres en Israël. Son oeuvre est traduite dans le monde entier. Qu'il soit ancré dans la réalité quotidienne, qu'il s'inspire de la mythologie ou qu'il revête la forme du drame épique, son théâtre s'interroge sur la finalité d'une existence fondamentalement vouée à l'échec.

  • Gros

    Sylvain Levey

    À partir de ses dix ans, on l'a surnommé «?le petit bouboule?». Avant, il ressemblait plutôt à un moustique.
    Dans ce monologue autobiographique, Sylvain Levey se raconte, de sa naissance à sa découverte de l'écriture. Avec pudeur et délicatesse, il explore ses premières années de crevette anorexique, puis sa transformation en petit gros amoureux du gras et du salé qui apprend à faire rire pour être accepté. Heureusement, le théâtre viendra le sauver.
    Au fil de ce récit tendre et drôle, se dessinent ses relations au corps, aux autres, aux mots, à l'amour et à l'engagement.
    Le prisme de l'intime permet d'entrevoir sans le réduire le mystère d'une existence et la naissance d'une vocation d'écrivain dramatique.
    Pour compléter ce monologue, Sylvain Levey évoque les seize premières années de sa carrière à travers des objets photographiés par Philippe Malone.

  • Tableau d'une exécution pose la question de l'attitude de l'artiste face au pouvoir politique. La république de Venise commande à Galactia, femme peintre de grande renommée, un tableau commémorant la bataille de Lépante. Au lieu de la gloire de la Sérénissime, elle choisit de peindre la guerre telle qu'elle est : un massacre. Le doge fait emprisonner Galactia mais le tableau, remarquable, divise l'aristocratie et le clan des amateurs d'art l'emporte : le chef - d'oeuvre sera exposé à la vue de tous.

    Les Possibilités : 10 saynètes mettent en scène un univers cataclysmique où toute notion de bien et de mal a disparu. Barker interroge le monde de l'après - Auschwitz et l'«authentique angoisse morale» qui en résulte. Le spectateur, placé face à lui - même, ne se voit dicter aucune réponse.

    Howard Barker, auteur d'une oeuvre impressionnante (plus de soixante - dix pièces), également poète et peintre, est l'une des voix les plus originales du théâtre anglais contemporain. Son «théâtre de la catastrophe» invente un espace qui interroge notre façon de voir et d'entendre. Les éditions Théâtrales et la Maison Antoine Vitez ont entrepris depuis 2001 de publier ses oeuvres choisies. Voici, à nouveau disponibles, les deux premières pièces qui l'ont fait connaître en France.

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