À propos

Ce texte sur les alignements de Carnac a été écrit par Flaubert à la suite son voyage de 1847 en compagnie de Maxime Du Camp de la Touraine à la Bretagne et la Normandie. Il sera publié dans la revue L'Artiste en 1858, puis repris dans Par les champs et par les grèves, écrit à avec Du Camp, une publication posthume en 1881.
Flaubert a alors 26 ans, mais on trouve déjà dans son écriture sa vision réaliste et son ironie pour le romantisme. Il passe en revue avec un humour mordant toutes les théories qui ont été imaginées sur l'origine mystérieuse des alignements depuis saint Cornille poursuivit par des soldats qui les aurait changés en pierre, jusqu'à l'origine égyptienne du site en raison de homophonie du nom Carnac avec Karnac [...« les Égyptiens (peuple qui ne voyageait pas) sont venus sur ces côtes (dont ils ignoraient l'existence), y auront fondé une colonie (car ils n'en fondaient nulle part) et ils auront laissé ces statues brutes (eux qui en faisaient de si belles)... »], en passant par la très sérieuse hypothèse du polytechnicien La Sauvagère qui affirma que ces pierres servaient d'appui aux tentes d'un camp de César pour qu'elles ne soient pas emportées par le vent ! Et Flaubert de conclure par sa propre opinion, littérale : les pierres de Carnac sont de grosses pierres !


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  • Auteur(s)

    Gustave Flaubert

  • Éditeur

    Scala

  • Distributeur

    Harmonia Mundi

  • Date de parution

    23/03/2017

  • Collection

    Pittoresques

  • EAN

    9782359881806

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    64 Pages

  • Longueur

    17.5 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    0.6 cm

  • Poids

    104 g

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert (1821-1880) est l'un des grands maîtres de la littérature française. Ses romans réalistes "Madame Bovary" (1857) et "L'Éducation sentimentale" (1869) sont encensés, malgré un procès pour « outrage à la morale publique religieuse et aux bonnes moeurs » dont il sort acquitté. Il composait ses phrases comme des partitions de musique classique, dont il testait la solidité à l'oral dans son célèbre « gueuloir ». Tandis que l'immense "Bouvard et Pécuchet" (1881), inachevé, ne verra le jour qu'à titre posthume, « Un coeur simple », écrit dans la maturité de l'auteur, est l'un des "Trois contes" (1877), dernier livre publié de son vivant.

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